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                           Stress au travail : 10 propositions et un classement

 

 

Le rapport « Bien-être et efficacité au travail » a été rendu public mercredi 17 février. Elaboré par des « praticiens » -Henri Lachmann, (Schneider Electric), Christian Larose (CGT) et Muriel Pénicaud (DRH de Danone)- il formule dix propositions pour réduire le stress en entreprises, dont certaines très novatrices. Le gouvernement a également publié un classement de 1500 entreprises selon leurs engagements pour réduire le stress.

Les auteurs du rapport « Bien-être et efficacité au travail », trois personnalités d’horizons divers, ont consulté pendant 10 mois patrons, syndicats, et experts pour remettre au premier ministre un rapport proposant des mesures « concrètes, crédibles et applicables. » Au centre de leurs travaux, la question de santé psychologique au travail fait l’objet de 10 propositions, qui pour certaines sont une première. Partant du constat que « social, santé, organisation et management sont indissociables », les auteurs ont abordé le sujet sans se limiter à la seule question du stress, mais en prenant en compte le « bien-être des salariés et leur valorisation comme principale ressource de l’entreprise ». En France, les consultations pour risque psychosocial sont devenues en 2007 la première cause de consultation pour pathologie professionnelle, rappellent-ils. Selon le ministère du travail, les maladies professionnelles sont en augmentation constante : 43 000 cas étaient recensés en 2007 , 45 000 en 2008. Le stress professionnel  a par ailleurs coûté entre 2 et 3 milliards d'euros en 2007, selon une étude de l'Inres. Les causes ont désormais bien connues : réorganisations, restructurations, peur du chômage et incertitude sur l’avenir, accélération et augmentation des exigences des clients… « L’utilisation à mauvais escient des nouvelles technologies, qui « cannibalise » les relations humaines, et l’émergence de nouvelles formes de taylorisme induites par la performance financière comme seule échelle de valeur dans les comportements », achèvent le constat.

 

« La santé des salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne s’externalise pas »

 

«Le problème de santé n’est pas un problème de la médecine du travail, c’est un problème de management», a souligné l’un des auteurs du rapport, Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider electric. L’originalité de ce travail réside en effet dans la mise en cause très directe des directions d’entreprise et du management dans les risques psychosociaux. « L’implication de la direction générale et de son conseil d’administration est indispensable. L’évaluation de la performance doit intégrer le facteur humain, et donc la santé des salariés », expliquent les auteurs, qui proposent  de prendre en compte ce critère dans la  rémunération variable des dirigeants et managers. « La performance économique ne peut être le seul critère d’attribution de la rémunération variable. La performance sociale doit aussi être prise en compte, incluant notamment des indicateurs de santé, de sécurité et de conditions de travail – par exemple le turn over, les accidents du travail, la satisfaction des salariés, la promotion interne ». D’autre part, pour impliquer les directions générales et les conseils d’administration, les auteurs proposent aux entreprises deux pistes : soit de rendre compte annuellement de la responsabilité sociale de l’entreprise – incluant la santé des salariés –, soit la création d’un comité de responsabilité sociale examinant aussi les questions de santé et de sécurité au travail. Reste une question : quelle suite sera donnée à ces propositions ? Christian Larose, co-auteur du rapport et le vice-président du Conseil économique, social et environnemental a jugé «consternant» l’accueil que leur ont réservé les organisations patronales.  «On ne veut pas bouger sur ces sujets, et on trouve toutes les raisons du monde pour dire que la question de la santé au travail n’est qu’une mode», a-t-il déploré.

 

Classement des entreprises

 

Au lendemain de la publication du rapport, le ministère du Travail a publié une liste  sur  son site www.travailler-mieux.gouv.fr., qui classe 1500 entreprises de plus de 1000 salariés en « vert, orange et rouge, » suivant le degré d'avancement de leur politique anti-stress. Sur le principe américain du « Name and Shame », le ministère a envoyé un questionnaire à 1500 entreprises. 600 n’ont pas répondu et sont donc classées en rouge, à l’instar des 12% d’entreprises « ayant répondu négativement au questionnaire du ministère ou n’ayant apporté aucun élément permettant de constater un engagement de négociation ou d’action sur le stress. » La catégorie des plus avancées (vert), réunit 33% des 900 ayant répondu et déclaré avoir signé un accord de fond ou de méthode ainsi que celles qui ont engagé un plan d’action concerté, impliquant les organisations syndicales et / ou les représentants du personnel.  Parmi ces « bons élèves » figurent EDF, Alsthom, L'Oréal, Danone, Carrefour, Sodexo, PSA, Sanofi-Aventis ainsi que plusieurs banques et la FNAC. Réagissant au bon classement de cette dernière, un délégué syndical FO a néanmoins rappelé sur France Info qu "'une expertise sur le sujet avait été menée cet été au sein de la FNAC, avec des résultats accablants pour l'entreprise... qui n'en a tiré aucune conclusion depuis."

 

Effet d'annonce ?

La catégorie « orange » rassemble la majorité des entreprises qui ont répondu, soit plus d’une entreprise sur deux (55%). On y retrouve Total, ACCOR, BNP, AXA, Dassault, DEXIA, Veolia, Virgin, France Télécom, SFR, Décathlon, Sony France, Mars Chocolat, Maaf et MMA… Si elles ont déclaré avoir procédé à « une ou plusieurs réunions de négociation d’un accord de fond ou de méthode », elles n’ont pas engagé de « dialogue ou de plan d’action avec les représentants du personnel ». Ces entreprises ont cependant vocation à passer dans le vert « dans les prochains mois au fur et à mesure de l’aboutissement de leur travail de négociation », explique le ministère.

Enfin, aucun groupe du CAC 40 ne figure dans la liste "rouge" , qui fait apparaître davantage de filiales de groupes étrangers ou des organismes comme l'Institut Curie, le Centre Pompidou, le Secours catholique ou l'Agence France-Presse. Côté entreprises, y figurent notamment DHL, Cofiroute, Cora, Keolis ou encore Jean-Louis David.

Au-delà de l’effet d’annonce, cette initiative pose question. Le ministère peut-il avoir une quelconque influence sur les engagements réels des entreprises ? Classer les entreprises sur le seul critère des négociations et accords est-il vraiment pertinent pour mesurer l’amélioration des conditions de travail ?

 

 

 

2009 Novethic

La présentation des vœux 2010

Ou comment Pierre Coppey interprète un extrait revu et corrigé de Cyrano de Bergerac

 

Devant un parterre de qualité, parmi lequel, il comptait de nombreux amis entièrement acquis à sa cause, Pierre COPPEY a fourni une prestation de haute volée et nous a montré ses grands talents d'acteur.

Généreux : avec ce qui ne coûte rien, il ne s'est pas montré avare en remerciements et en félicitations comme par exemple pour les AR auxquels il a rendu hommage pour leur excellent travail lors de l'épisode neigeux que nous venons de connaître.

Inquiet : abordant les sujets économiques il a signalé une chute du trafic PL et la grande souffrance que connaît notre secteur économique.

Rassurant : malgré tout il précise que les résultats de 2009 seront comparables aux bons résultats de 2008.

Rigoureux : il convient de maintenir une politique de rigueur (incluant la rigueur salariale) pour garder des marges de sécurité. Aussi, ce n'est pas par plaisir qu'il n'y aura pas d'augmentation générale pour 2010 !

Compatissant : il comprend très bien notre déception.

Doctoral : il nous rappelle que sa base de référence pour l'inflation 2009 est de – 0,2%, ce qui justifie sa décision.

Prodigue et méprisant : il consent des augmentations individuelles mais ridicules.

Astrologue chinois autodidacte : il n'hésite pas à faire référence à l'astrologie chinoise nous rappelant à l'occasion que 2009 était l'année du buffle, que 2010 serait l'année du tigre et que nous devrions faire nôtres les qualités de ces animaux.

Pour information Pierre COPPEY est du signe du lapin, mais pour nous, la teneur de son discours ne laisse aucun doute

Il appartient au signe du RAT !!!

(Pas au sens du signe astrologique chinois mais bien au sens du langage français imagé : rapiat, radin...)

 

 

 

             FIN DE LA REPRESENTATION

                 Ce qui aurait pu se passer ensuite....


Une salve d'applaudissements nourrie a salué la performance de Pierre COPPEY.

Les spectateurs, sous le coup de son charme dévastateur, n'ont pu s'empêcher d'effectuer de nombreux rappels.

 

Interrogé, un des spectateurs, Monsieur Xavier HUILLARD PDG du groupe VINCI et du pôle VINCI CONCESSION visiblement très ému, a eu ces mots : « Bravo Pierre, chapeau l'Artiste.»

C'est toujours au bord des larmes que Xavier HUILLARD, fier de son disciple, allant même jusqu'à parler de lui comme de son fils spirituel, a applaudi sa maîtrise dans l'art de l'enfumage et de la langue de bois et son habileté à dissimuler le peu de considération voire même le mépris que lui inspire les salariés de Cofiroute.

 

Pour nous, il ne fait aucun doute que Pierre COPPEY, déjà nominé pour le festival du CAC 40 2010 remportera la palme d'or qui couronne le meilleur patron de l'année selon les critères définis par ses pairs. Nul doute que les actionnaires de Vinci suivront les recommandations du conseil de rémunération et récompenseront généreusement le futur Oscarisé du CAC 40, rappelant ainsi que les règles de rigueur préconisées s'appliquent seulement aux figurants.

 

 

      REPRESENTATION DU 21 JANVIER 2010

 

N’ayant pas assisté à la Générale, les représentants du personnel se sont rendus à une nouvelle représentation.

 

                                            A l’affiche :

Pierre COPPEY, fidèle à lui-même dans son interprétation du premier rôle

Arnaud GRISON et Stéphane GERARD dans les seconds rôles.

 

                                             Au final :

                        0%

       PAS UN COPPEY-K€

Malgré les félicitations qu’il a adressées à l’ensemble du personnel

Dans notre premier tract, nous vous avions informés qu’en cas d’échec nous engagerions les actions qui s’imposent.

Nous allons faire ce que nous avions écrit.

Vous comprendrez que nous souhaitons garder l’effet de surprise, mais vous l’apprendrez par les médias et par nos communications internes.

 

    En ce qui concerne les salariés de l'entreprise,

          L'année 2010 ne sera pas celle du tigre,

                  mais celle de la vache maigre.

 
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