Vague de froid sur ASF/VINCI

Publié le par SUD ASF

Vague de froid sur ASF/VINCI

Une mobilisation historique qui en dit long sur le climat social actuel

La grève du 18 décembre 2009 a connu une incontestable réussite. En dépit des conditions météorologiques épouvantables, qui ont provoqué dans plusieurs régions des réquisitions massives à la Viabilité, chez les Patrouilleurs et les Télécoms, la mobilisation a été exceptionnelle : deux fois supérieure à la grève intersyndicale du 29 janvier 2009. Et comment ne pas s’étonner du niveau de réquisitions au péage, sans commune mesure avec les précédents mouvements de grèves, sans faire le lien avec une probable anticipation par la direction de l’ampleur du mouvement ? Une écrasante majorité d’Entre eux, toutes filières confondues, s’est déclarée gréviste. Mieux encore, le taux de mobilisation est identique, et même supérieur sur plusieurs régions, à la grande grève contre la privatisation du 4 octobre 2005 ! Plus d’un salarié sur deux a su se mobiliser, cela ne s’était pas vu depuis très longtemps !

La couverture médiatique a été sans précédent : télés, radios et presse écrite ont relayé cette forte mobilisation des salariés d’ASF. Et ce n’est pas la communication pour le moins maladroite, provocatrice et malheureusement coutumière du directeur régional Provence Camargue sur le soi-disant niveau correct de rémunération de tous les salariés d’ASF, ou la soi-disant absence de licenciements lors de réorganisations qui entamera notre détermination, bien au contraire !

ASF et VINCI ne peuvent désormais rester sourds à ce message fort qui leur a été envoyé vendredi dernier par la majorité du personnel, toutes filières et statuts confondus. Ils doivent enfin entendre le mécontentement de leurs salariés, qui n’accepteront plus très longtemps de s’investir au quotidien, dans un contexte professionnel très tendu, avec comme seule réponse un gel des salaires. Et ce n’est pourtant pas faute d’avoir alerté la direction à plusieurs reprises.

L’entreprise ne doit plus tourner le dos à cette grogne et minimiser nos mises en garde. Elle doit tout mettre en œuvre pour inverser cette crise de confiance. Des erreurs ont été commises, ASF et VINCI doivent désormais envoyer des signes clairs. Les organisations syndicales persistent à dire que le dialogue social reste la meilleure chance de faire évoluer cette situation, et deux clés sont connues de tous : la poursuite de négociations salariales et la consolidation des effectifs, notamment par un rééquilibrage de la pyramide des âges permettant d’éradiquer les tensions insupportables dans les équipes et la dégradation des conditions de travail génératrices de stress et de mal-être.

Publié dans SUD ASF Central

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