Retraite à 67 ans et fin de notre SMIC

Publié le par lepost

Sarkozy et Merkel veulent nous imposer la retraite à 67 ans et la fin de notre SMIC

 

L'Europe, en catimini, est en train de nous préparer rien moins que l'avènement total du libéralisme le plus échevelé.

Au programme quatre mesures : interdiction des déficits, harmonisation fiscale, fin de l'indexation des salaires sur les prix et retraite à 67 ans. Dit comme ça c'est déjà énorme, dans le détail, c'est pire.

Interdiction des déficits. A priori, cela semble frappé au coin du bon sens, comment dépenser durablement davantage que l'on ne gagne ? Sauf que les Etats ont des dépenses contraintes. Ne serait-ce que payer leurs fonctionnaires et les pensionnés de la fonction publique.

Cela implique donc de réduire non seulement les fonctionnaires, mais aussi le champ d'action de l'Etat. Et qui va prendre la relève ? Le privé, bien sûr !

Harmonisation fiscale. Le but affiché est d'empêcher le dumping fiscal, comme l'avait pratiqué l'Irlande pour attirer les entreprises. D'ailleurs cette hamonisation concerne essentiellement les sociétés. Elle devrait tendre leur imposition vers le bas. Mais comme le déficit sera interdit, il faudra bien trouver des recettes, donc dans les poches des particuliers.

Non indexation des salaires. Cela signifie que l'inflation peut grignoter gentiment les salaires. Et en France, c'est la fin du SMIC tel que nous le connaissons. Déjà que Sarko se vante de ne plus lui accorder de coup de pouce, là ce sera pire.

Retraite à 65 voire à 67 ans. C'est la dernière marotte de nos libéraux. Elle ne vise qu'à deux choses. La première éviter de payer trop de retraites ce qui va dans le sens du non-déficit. La seconde, entretenir des tensions sur le marché du travail. Ce qui permet de conserver un volume de chômage conséquent et donc de maintenir les salariés sous la coupe.

Ce n'est déjà pas mal, me direz-vous. Pourtant ce n'est pas tout. Ces mesures libérales doivent être inscrites dans le marbre, donc dans les Constitutions de chacun des Etats-membres. En tous cas, au moins une, celle de ne pas avoir recours au déficit.

Comme on imagine mal des gouvernants présenter ça joyeusement au référendum, on se doute que tout débat sera escamoté et confié aux bons soins de parlements dociles.

Ce qui aura pour effet d'imposer dans toute l'Europe un seul et unique modèle, celui de l'économie ultra-libérale, au mépris des aspirations des peuples, à qui on ne demandera pas leur avis.

C'est chouette non l'Europe libérale ?

Au fait à qui doit-on ce projet ? A Angela Merkel et à Nicolas Sarkozy. Parfois, on aimerait être Tunisien...

Et vous, que pensez-vous de ces mesures ?

Lepost  04/02/2011

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