P.O : Un élu refuse de donner son ADN

Publié le par L'indépendant

La liste "A Gauche maintenant" lance aujourd'hui une pétition en soutien à Philippe Galano, conseiller régional sommé de livrer ses empreintes génétiques à la gendarmerie.

Philippe Galano, conseiller régional communiste et ancien syndicaliste CGT aux Autoroutes du Sud de la France (ASF), se dit victime du "fichage généralisé de la population militante". Le samedi 13 février au matin, la gendarmerie a frappé à la porte de l'élu, domicilié à Cabestany, pour effectuer un prélèvement ADN dans le cadre d'une affaire qui l'opposait à son ancien employeur et dans laquelle il avait été condamné en 2009. En refusant le prélèvement, M. Galano s'expose aujourd'hui à 12 mois d'emprisonnement. Autoroute bloquée L'affaire remonte à 2003. Philippe Galano participe alors à un blocage de l'A9 au niveau de la sortie Perpignan Nord, pour protester contre la loi Fillon sur les retraites. Licencié à la suite de cette action, il envahit avec d'autres collègues les locaux de la direction régionale d'ASF pour demander sa réintégration. La discussion est houleuse, les forces de l'ordre interviennent pour évacuer les manifestants. Son ancien employeur lance alors une procédure judiciaire pour "séquestration, vol et recel de documents", qui aboutit en 2009 à une condamnation de 3 mois avec sursis et de 20 000 euros d'amende. Pour le soutenir dans son refus de donner ses empreintes génétiques, la liste "A Gauche maintenant" (Front de Gauche et NPA) lance aujourd'hui une pétition (Phillippe Galano figure en 3 e place sur la liste de Jean Boucher dans les P.-O.) appelant à dénoncer la "criminalisation de l'action syndicale". Le candidat, qui écorne au passage la gestion par ASF de l'averse de neige de lundi, fustigeant le manque de moyens humains et matériels liés à la privatisation, pense recueillir une centaine de signatures dans les 3 jours. Il se défend de profiter de l'incident à des fins électorales : " C'est une occasion de dénoncer ces pratiques, mais si j'avais pu me passer de cet incident je l'aurais fait ! Ce sont les militants qui nous ont incité à lancer cet appel maintenant. Cela dit, cette question de la défense de la liberté syndicale est au coeur de notre programme, et sur ce point nous montrons une cohésion des forces de gauche".

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