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SYNDICAT SUD ASF
Le Syndicat SUD ASF des régions, Agen, Biarritz, Brive, Narbonne, Niort, Orange, Valence et
Vedène vous souhaite la bienvenue.
Délégué Syndical Central : Bonnes Henri - bonnes.henri@wanadoo.fr
SUD DRE Agen : DSR Not Patrick - patrick.not@free.fr
SUD DRE Narbonne : DSR Gonzalez Vincent - gonzaleznadine2@gmail.com
SUD DRE Biarritz : DSR Darritchon Nadine - ndarritcho@modulonet.fr
SUD DRE Niort : DSR Mense Jacky - SUDASFNIORT@aol.com
SUD DRE Orange : Berjonneau Patrick - sud.asf@orange.fr
SUD DRE Brive : DSR Gaziello Rodolphe - sudasf.dreca@gmail.com
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Retraites : contre le projet de loi inacceptable, mobilisation générale !
Préparé par une intense propagande médiatique alternant mensonges et peur de l’avenir, distillé depuis des semaines par différents responsables du gouvernement et de la majorité, accompagné d’une parodie de concertation, le projet de loi sur les retraites aggrave encore la situation des futurs retraités et prolonge la situation difficile des salariés qui devaient partir en retraite dans les prochaines années.
Recul de l’âge de départ en retraite
* Le projet de loi interdit de partir à 60 ans, oblige à attendre 62 ans pour obtenir sa retraite (application progressive sur 6 ans, à raison de 4 mois de plus par an). Il maintient ainsi dans la précarité la majorité des
salariés qui sont mis « hors emploi » avant 59 ans. Il interdit à 6 salariés sur 10 qui n’ont plus d’emploi de prendre leur retraite à 60 ans et prolonge ainsi de 2 ans leur
chômage.
Certes, en ne payant pas les pensions pendant 2 ans, entre 60 et 62 ans, il allège les caisses de retraites, mais alourdit celles du chômage, qu’il déclarera ensuite en déficit pour justifier de
nouvelles attaques contre les chômeurs.
*Aujourd’hui, 2 salariés sur 3 prennent leur retraite à 60 ans, malgré les faibles pensions, parce qu’ils sont usés par le travail, ne
supportent plus l’aggravation des conditions de travail… et veulent profiter de leur retraite pendant les quelques années où ils vont rester en bonne santé, sans handicap majeur. Le
projet de loi repousse cet espoir de se reposer et de profiter d’une autre vie.
*Le projet de loi prétend vouloir prendre en compte les carrières longues alors même que son projet revient à faire cotiser 44 ans les
salariés ayant commencé à travailler entre 14 et 16 ans. Il endosse la conception patronale de la pénibilité qui reposerait sur un constat médicalisé individuel a posteriori et
non pas sur une définition a priori des métiers et catégories professionnelles. La notion même de pénibilité au travail est, de fait, vidée de tout contenu.
Recul de l’âge annulant la décote
Le projet de loi recule à 67 ans (à raison de 4 mois de plus par an à partir de du 1/7/2016) l’âge de départ sans subir la double peine de la décote. Aujourd’hui, presque 2 salariés sur 10 doivent attendre cet âge de 65 ans pour partir sans décote, c’est-à-dire avec une pension moins faible. Ne demander l’ouverture de ses droits qu’à 67 ans (ce qui est différent de quitter le travail…) pénalise les salarié- es ayant commencé à travailler tôt et accroît le nombre de salariés, en particulier, les femmes, qui devront attendre en situation précaire dans la zone grise du « hors emploi » le moment de liquider leurs retraites.
Remettre en cause le sens même de la retraite. Le développement de la retraite par répartition, combinée avec l’accroissement de l’espérance de vie, avait permis que la retraite ne soit plus l’antichambre de la mort, mais une nouvelle période d’activité choisie en relative bonne santé et avec des revenus maintenus par rapport à la vie active. En baissant le montant les pensions et en voulant faire travailler les salariés toujours plus longtemps, c’est cet acquis de civilisation qui est remis en cause.
Maintenir, voire aggraver, le partage très inégal de la richesse produite entre les salaires et les profits. Il s’agit de faire en sorte qu’une petite minorité
de possédants et de rentiers s’accapare toujours plus la richesse créée par les salariés. En refusant toute augmentation des cotisations patronales, et une baisse correspondante des dividendes
versés aux actionnaires, le gouvernement choisit clairement le capital contre le travail.
C’est déjà inacceptable, aller au-delà est intolérable !
Non à ce projet de loi
Mobilisation générale pour le retrait du projet de loi
Ce projet de loi doit être retiré et des négociations doivent s’engager pour une véritable réforme des retraites qui ne peut baisser le niveau des pensions, ni allonger le temps passé au
travail.
Seule une mobilisation sociale d’ampleur pourra faire reculer le gouvernement. La journée unitaire de grèves et de manifestations du 7 septembre s’inscrit dans cette
perspective : il faut ce jour là descendre dans la rue massivement, montrer que ce projet de loi est très largement rejeté !
Face à un gouvernement déterminé, les salariés doivent être encore plus déterminés.
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