Compte rendu du CCE Extraordinaire du 24 octobre 2012

Publié le par CCE

 

PROCES-VERBAL DE LA REUNION EXTRAORDINAIRE DU CCE D’ASF

DU 24 OCTOBRE 2012

 

Cette réunion se tient sous la présidence de Madame Josiane COSTANTINO, Directrice des

Ressources Humaines.

 

Ont assisté à la réunion :

 

Membres titulaires :

Eric BOUSCHARAIN, Secrétaire

Alain BARKATS Directions Support

Pascal BOISSIER Provence Camargue

Henri BONNES Aquitaine Midi-Pyrénées

Patrice CARTIER Aquitaine Midi-Pyrénées

Jean-Louis DEPOUES, Secrétaire adjoint Languedoc-Roussillon

Xavier DUPUY Ouest Atlantique

Didier LAMBERT Rhône Alpes Auvergne

Jean-François LASAGA Sud Aquitaine Pyrénées

Philippe MORENO Languedoc-Roussillon

Franck REBUZZI Centre Auvergne

Daniel THEBAULT Ouest Atlantique

 

Membres suppléants :

Alain BODET Sud Aquitaine Pyrénées

Christian CAMPILONGO, Trésorier adjoint Provence Camargue

Michel DIEU Ouest-Atlantique

Sylvie GENEST Languedoc-Roussillon

Christophe HIGADERE Centre Auvergne

Katia MAURIN Ouest Atlantique

Patrick MOUTON Languedoc-Roussillon

Stéphane RAVAILLER, Trésorier Provence Camargue

 

Représentants Syndicaux :

Brigitte BAJAC RS UNSA

Sandrine CASTENDET RS FO

Patrick GELATS RS CFE/CGC

Patrice HERITIER DSCP FO

Alban LE GUILLOU RS CFE/CGC

Christian MIMAULT DSCP CGT

Floréal PINOS DSCP CFDT

Patrick GADBIN RS CGT

Pascal ROBY RS CFDT

Olivier THIBAUT DSCP UNSA

 

Direction :

Josiane COSTANTINO Directrice des Ressources Humaines

Frédéric GUEGUEN Directeur des Relations sociales

Paul MAREEK Directeur d’Exploitation Atlantique

Olivier ALAMO Directeur Clientèle Services et Moyens Paiement

 

Ordre du jour

1. Information / consultation concernant le projet évolution péage...................................... 3

2. Information / consultation sur l’organisation et la réinternalisation liées au projet de

plateforme 3605 .................................................................................................................. 20

La séance est ouverte à 13 heures.

1. Information / consultation concernant le projet évolution péage

Eric BOUSCHARAIN: Je rappelle que les Elus ont transmis à la Direction une série de

questions auxquelles cette dernière a répondu. Cependant, des éléments d’interrogations

subsistant à ce jour, je propose que nous reprenions la trame de ce questionnaire pour

qu’elle soit complétée en séance, et que nous commencions par les réponses apportées aux

questions posées par la CFDT.

Pascal ROBY : Tout d’abord, le fait que la Société présente à l’instance les évolutions

qu’elle envisage pour la filière Péage nous paraît un élément important. Il nous paraît également important que nous puissions être en mesure de décliner la manière dont ces évolutions seront concrètement mises en oeuvre dans la filière. De ce point de vue, il est certain que la connaissance du calendrier précis de mise en oeuvre de ce projet est essentielle pour le salarié de la filière Péage, qui pourra se projeter dans l’évolution du contenu de son métier et des différents délais au fur et à mesure desquels son métier actuel sera impacté. Or au regard des réponses de la Direction, nous constatons que l’emploi du conditionnel domine (« ASF se donnerait 18 mois pour mettre en place les nouvelles missions ») et que de façon générale, en termes de calendrier, les indicateurs demeurent relativement flous.

Josiane COSTANTINO: De manière générale, je rappelle que le présent projet étant soumis

à la consultation du CCE, il est normal qu’il soit rédigé au conditionnel ; a contrario, je suppose que s’il avait été écrit au présent de l’indicatif, les membres de l’instance auraient certainement fait observer que le conditionnel y aurait été plus conforme au processus de

consultation. Cependant, je puis vous assurer qu’après avoir recueilli l’avis de l’instance,

tous les éléments que nous avons indiqués dans ce projet seront appliqués tels que nous les

avons décrits. Concrètement, pour ce qui est du calendrier global de 18 mois que nous projetons, je précise que les trois phases qui le constituent – le renforcement des missions terrain, la lutte contre la fraude et le recouvrement de la recette – ne sont pas des phases successives, mais des phases qui seront menées en parallèle les unes des autres ; elles seront mises en place au fur et à mesure de la déclinaison de l’évolution Péage dans les Directions Régionales.

Paul MAREEK: En effet. J’ajoute que l’évolution Péage ne naît pas ex nihilo, et qu’un certain

nombre des missions décrites dans le présent projet sont des évolutions ou des renforcements de missions existant déjà à ce jour, à l’exception de quelques missions spécifiques liées aux nouvelles formes de la réglementation routière. De ce fait, la mise en place de ces nouvelles dispositions ou évolutions s’effectuera selon un rythme différent en fonction des DRE et de leurs propres degrés de maturité sur les thèmes en question ; ainsi, à ce jour, il existe déjà des DRE pourvues de cellules fraudes qui, forcément de manière plus rapide, sauront appliquer un certain nombre de procédures, tandis que dans d’autres DRE, où les cellules fraudes n’existent pas à ce jour, la mise en place des nouvelles directives sera nécessairement plus longue.

Pascal ROBY: Nous entendons ces explications. Néanmoins, les réponses que vous apportez nous semblent manquer de précision puisque dans la réponse 3 par exemple, vous ne faites que reprendre, sans les expliciter, les mêmes phrases (« renforcement des missions terrain », « lutte contre la fraude », etc.).

Paul MAREEK: Je peux en effet préciser certains aspects. S’agissant des infractions routières, nous avons récemment obtenu la validation du Conseil d’Etat et l’autorisation de la

CNIL. En conséquence, nous devrions pouvoir mettre en oeuvre la constitution de la cellule

recouvrements durant le 1er semestre 2013. Pour ce qui est des cellules Qualifications, dans

la mesure où elles existent déjà dans certaines DRE, elles seront, dans ces régions, rapidement actives ; les autres devront être crées. Néanmoins, si nous fixons un calendrier de 18 mois, c’est que nous estimons ce délai suffisant pour aboutir à une configuration homogène entre les DRE.

Josiane COSTANTINO : J’ajoute que la présentation donnée ce jour en CCE dessine

l’évolution globale de la filière Péages. Il reviendra ensuite aux Directions Régionales de

présenter plus précisément, en CE, la manière dont elles déclineront concrètement ce projet

; il est évident que les présentations différeront entre les DRE déjà dotées d’une cellule

Fraudes, et celles qui devront les créer. Globalement, il me semble important d’insister sur le

fait que les principes d’évolution de la filière que nous vous présentons ce jour n’impacteront

pas forcément les projets d’organisation 2013, qui vous seront présentés par les Directions

Régionales.

Pascal ROBY: Cela induit donc que vous confirmiez que certaines DRE disposent déjà

d’organisations de travail et d’un planning d’avancement, lié à ce sur quoi les Elus du CCE

sont consultés ce jour ?

Josiane COSTANTINO: Non puisque tant que ce projet d’évolution n’est pas validé par

l’instance, il n’est pas possible, pour les DRE, de s’orienter dans telle ou telle organisation.

En revanche, dès que le CCE aura rendu son avis, les DRE présenteront la déclinaison régionale du projet et en détermineront les différents phasages en fonction de leur configuration existante.

Pascal ROBY: Par ailleurs, dans ce projet, il est également indiqué que les gammes de

maintenance doivent être réajustées. Ce réajustement concernera-t-il les gammes existantes

? Ou bien affectera-t-il plutôt les périmètres d’intervention ? Y aura-t-il plus d’actions à

mener ?

Paul MAREEK : Notre volonté est plutôt d’améliorer progressivement la gamme en sorte

d’aboutir à une gamme optimale. En ce sens, nous nous appuyons sur la gamme existante

et analysons l’ensemble des aspects devant être aménagés ; il y a par exemple le sujet de la

fréquence, lequel sujet fait à ce jour débat parmi les experts : les uns approuvent l’idée d’une

gamme homogène sur le réseau, les autres préférant laisser à chaque site le soin de décliner ses propres fréquences, selon la densité du trafic, etc. Personnellement, je pencherais pour la seconde option. En outre, nous avons également constaté que nos actions de maintenance étaient excellentes au point que dans certaines situations, leur déploiement peut avoir une dimension invasive (cf. les DMAI). Il ne s’agit donc pas de mettre en oeuvre une refonte totale de nos gammes de maintenance, mais de les rééquilibrer grâce à un processus d’amélioration continue.

Christian MIMAULT: Nous pouvons comprendre que vous cherchiez à réajuster la fréquence de la maintenance préventive. En revanche, pour ce qui est de l’évolution du contenu de la gamme de maintenance elle-même, nous voulons vous rappeler la C 80 et vous exprimer notre refus de voir se profiler une destruction du péage, ainsi que celle de la maintenance effectuée par le service GME.

Josiane COSTANTINO: Vous évoquez la C 80. Je tiens justement à rappeler que l’évolution

de la maintenance de premier niveau, telle que l’a décrite Paul Mareek, existe précisément

depuis la signature de la C 80 ; je rappelle que nous n’avons jamais défini de façon précise,

en effet, le contenu de la maintenance de premier niveau dans la C 80.

Christian MIMAULT: Il me semble au contraire que l’esprit dans lequel avait été négociée la

C 80 – et précisément ce qui concerne la maintenance de premier niveau -, était de souli5

gner que ce type de maintenance devait englober les actions curatives et les opérations relativement « faciles », avant que les techniciens véritablement experts de la maintenance interviennent.

Or malheureusement, les prétendues évolutions de la filière péage sont en train

de se substituer aux principes de la C80 pour en faire une polyvalence accrue. Arrêtons car

aujourd’hui, des métiers tels que le métier de TMO sont en train de mourir « à petits feux ».

Josiane COSTANTINO: Sur ce point, permettez-moi de souligner que les actions de maintenance premier niveau, telles qu’elles sont prévues dans l’évolution de la filière Péage, ne viennent en aucun cas impacter le travail de la filière GME, laquelle a d’autres missions.

Paul MAREEK : Je confirme totalement ce point. Les GME n’avaient pas le temps ou ne

pouvaient pas assurer un certain nombre de maintenance premier niveau sur les voies de

péage. Aussi, la maintenance premier niveau telle que nous la créons maintenant au Péage

représente un « plus » en termes de maintenance préventive. Du point de vue du volume

d’heures, les actions préventives au péage devraient représenter entre 50% et 60% de

l’ensemble des maintenances préventives des GME. De manière générale, cela représente

une amélioration sensible de la maintenance premier niveau puisque nous avons enregistré

– 15% de pannes par rapport à 2011.

Jean-Louis DEPOUES: Je souhaiterais rejoindre Christian Mimault dans sa lecture de la C

80, dont l’esprit était effectivement d’insister sur les actions curatives, et non les actions préventives.

Et lorsque Josiane Costantino affirme que l’évolution de la filière Péage ne viendra

pas impacter le travail des GME, il me semble au contraire que cela impactera le recrutement potentiel de TMO, tel que nous l’avions acté dans l’accord sur la filière technique.

Josiane COSTANTINO: C’est votre vision. Seulement, Paul Mareek vient d’indiquer qu’il ne

s’agissait pas d’un travail que nous enlevions aux GME, mais d’un travail qui n’était pas effectué.

Jean-Louis DEPOUES: Ce propos n’engage que vous !

Christian MIMAULT: En effet, le travail que vous évoquez était effectué par les TS. Madame

Costantino et Monsieur Mareek, je vous invite à rencontrer les TS afin de leur expliquer que

jusqu’à ce jour, ils n’ont pas fait leur travail.

Josiane COSTANTINO: Ce n’est absolument pas ce que nous avons affirmé.

Christian MIMAULT: Permettez-moi de continuer. Pourquoi n’avoir jamais dit aux salariés

des services Péages qu’il existait la possibilité d’une passerelle vers les TS ? Pourquoi

n’avez-vous pas choisi cette voie ? Non, vous avez préféré l’option de la polyvalence pour

des salariés qui ne sont pas spécifiquement formés à ces domaines.

Paul MAREEK: Je le redis, mais si nous enregistrons à ce jour une diminution de 15% de

pannes comparé à 2011, c’est grâce à la maintenance premier niveau. Je redis également

que l’ensemble des actions de maintenance premier niveau au Péage n’étaient pas toutes

assurées par les GME. De fait, je me souviens qu’auparavant, les TS se plaignaient de ce

que nous négligions les actions préventives. Aujourd’hui, nous réalisons davantage d’actions

préventives, et de manière structurée ; il y a moins de pannes et nos clients attendent moins

longtemps.

Josiane COSTANTINO: Quant aux passerelles évoquées par Christian Mimault, je rappelle

qu’il existe un certain nombre de salariés du Péage ayant intégré la filière GME ; cela n’a aucun lien avec la maintenance premier niveau. Par ailleurs, je refuse que vous puissiez affirmer que la Direction estime que la filière GME ne fait pas son travail ; ce n’est absolument pas le sens de nos propos.

Christian MIMAULT: Vous avez pourtant affirmé qu’auparavant, les TS n’avaient pas le

temps de faire leur travail. Dès lors, en constatant cela, vous disposiez de deux choix : ou

bien élargir les activités d’un métier n’ayant aucun lien avec les GME, ou bien créer des passerelles vers les TMO, et cela en créant peut-être un nouveau métier au sein des GME ; la seconde solution aurait permis à des salariés de pouvoir devenir des spécialistes de la maintenance directe du matériel Péage.

Josiane COSTANTINO: Dans le choix que vous décrivez, nous n’avons pas choisi l’une ou

l’autre option ; nous avons choisi d’appliquer les deux options conformément à nos engagements tels qu’ils ont été actés dans la C 80 ; c’est à dire que nous avons mis en place une maintenance premier niveau aux péages et nous avons créé des passerelles permettant à des salariés d’intégrer la filière GME.

Franck REBUZZI : Je souhaiterais faire part d’un certain nombre de remarques. Premièrement, il me semble que l’évolution de la filière Péages impacte plus de filières qu’on ne l’avait d’abord pensé. Deuxièmement, pour ce qui est des TS, je ne pense pas que ces salariés n’effectuaient pas leur travail, mais qu’aujourd’hui, vous disposez désormais de chiffres traçant leur activité, ce qui n’était pas le cas auparavant. Troisièmement, les -15% de pannes que vous évoquez me semblent se référer à des interventions, et non des pannes.

Paul MAREEK: Par le terme de « pannes », nous faisons référence à des demandes

d’intervention dont la traçabilité a été mise en place ; demandes pour lesquelles il existe des

délais d’intervention de la filière GME. Mais il me semble que notre échange se concentre

sur la filière GME alors que ce n’est pas le sujet principal de notre ordre du jour. Cela étant,

je me tiens à votre disposition si vous souhaitez organiser prochainement une séance exclusivement dédiée à l’évolution de la filière GME.

Eric BOUSCHARAIN: J’invite Pascal Roby à formuler ses observations sur la seconde

question posée à la Direction, relative à la définition des missions AVA.

Pascal ROBY: La Direction a indiqué que les missions AVA n’étaient pas modifiées. Néanmoins, nous avons pu apprendre des salariés d’une DRE en particulier qu’il était sérieusement envisagé de confier des missions de télé-opération aux AVA. S’il ne s’agit pas d’une nouvelle mission, il s’agit néanmoins d’une mission complémentaire.

Josiane COSTANTINO: Je rappelle que dans la C 80, nous avions écrit qu’un technicien de

péage pouvaient effectuer les missions AVA, de télé opérations et de maintenance premier

niveau. Aussi, notre réponse signifie qu’aujourd’hui, les missions confiées aux AVA sont

identiques à celles qui existaient au moment de la signature de la C 80.

Pascal ROBY: Mais à ma connaissance, jusqu’à ce jour, le poste d’AVA n’intégrait pas de la

télé opération. Or le projet dont nous avons entendu parler consiste plutôt à faire effectuer de

la télé opération par un AVA, depuis son site ou un autre site. C’est une nouveauté puisque

le champ de missions des AVA sera étendu.

Josiane COSTANTINO: Le salarié peut être amené à effectuer simultanément, sur son poste, de l’AVA et de la télé opération, mais – j’y insiste – les missions des AVA sont identiques à celles que nous avions actées dans la C 80.

Christian MIMAULT: Autant est-il logique qu’un salarié effectue en même temps de l’AVA et

de la maintenance premier niveau, autant il est illogique qu’un salarié effectuant des missions d’AVA assure des actions de télé opération ; cela induit notamment le risque qu’à un certain moment, ces salariés ne puissent plus effectuer leurs missions d’AVA.

Paul MAREEK : Dans le projet que nous vous présentons ce jour, nous évoquons les PC de

télé opérations – soit une entité pourvue d’un type de mission spécifique (la téléassistance,

la télé opération et la qualification). Je précise que dans notre projet, les appels de téléassistance ont vocation à être traités par les PC de télé opérations. Dans ce cadre, nous distinguons les missions distantes, dont font partie les actions de télé opération, des activités terrain, qui incluent l’AVA. En termes d’organisation, le schéma qui se déploiera au fur et à mesure est celui que nous avons décrit dans le projet.

Pascal ROBY: Je veux cependant préciser que nos remarques ne visent pas à juger le projet présenté ce jour, mais à obtenir des clarifications. Or si lors de la dernière Commissions Nouvelles Technologies Ouest-Atlantique, il nous a été dit que les missions d’AVA évolueraient, ce jour, la Direction affirme au contraire que ces missions n’évolueront pas. Reste que les salariés effectuant à ce jour de l’AVA appellent de leurs voeux la possibilité de réaliser de la téléassistance directe, sans que cela transite par une salle de télé opérations.

Paul MAREEK : Aujourd’hui, il existe différentes configurations : il y a des gares dans lesquelles la téléassistance n’est pas effectuée à distance et il existe aussi des gares dans lesquelles cela transite par de PC de télé opérations structuré. En ce sens, le schéma

d’organisation que nous présentons ne s’appuie pas forcément sur un existant homogène

puisque, à ce jour, en termes de modèles, toutes les situations existent. Concrètement, si un

hyperviseur a pu récemment être installé en voies, ce n’est pas nécessairement dans le but

de se substituer à la télé opération, mais pour avoir une connaissance plus fine du degré de

traitement de la demande du client par le PC de télé opérations ; ce genre d’outil est déployé

en vue d’améliorer la communication entre l’AVA et le PC de télé opérations, ce qui n’induit

pas une altération des missions confiées à l’AVA, lequel demeure une mission d’assistance

sur voies et sur le site.

Christian MIMAULT: Vous insistez sur le fait que toutes les configurations existent à ce jour,

mais il serait souhaitable que ce ne soit plus le cas. Le projet que vous présentez devrait

pouvoir permettre de cadrer les DRE. Or vos propos indiquent que les situations varieront en

fonction de chaque établissement.

Josiane COSTANTINO: Non. Au contraire, nous souhaitons mettre en place ce qui est décrit à la slide 4 du document ; nous avons également indiqué dans nos réponses à vos questions que les plateformes de télé opération seront implantées d’une manière différente

d’aujourd’hui. Nous implanterons les PC de télé opération en fonction des types de besoins

et des ressources présentes dans chaque DRE ; et il reviendra à chaque DRE de présenter

son schéma d’organisation au Comité d’Etablissement.

Christian MIMAULT : Il faut donc en déduire que si, aujourd’hui, vous ne pouvez nous fournir la photographie globale des futurs PC de télé opération, c’est du fait que cela sera discuté à l’échelle des CE, et non à un niveau central. En d’autres termes, au niveau central, nous demeurons dans l’expectative.

Josiane COSTANTINO: Monsieur Mimault, il faut être pragmatique et concret. Chaque fois

que nous avons négocié une convention d’entreprise relative à une évolution de filière ou autre, je vous mets au défi de prouver que cela n’a pas fait l’objet d’un déploiement spécifique dans les DRE. ASF est un réseau de 2 700 km, composé de 7 établissements ; le rôle du CCE et des DS, dans ce contexte, est de définir des principes ; le rôle des établissements est de décliner ces principes, en respectant le cadre qui a été défini à un niveau central.

Jean-Louis DEPOUES: Lors de votre réflexion, avez-vous identifié les besoins réels de

chaque DRE, en termes de gestion des équipements ?

Paul MAREEK: Oui. Nous avons pu identifier les besoins de ce type grâce au nombre

d’appels à l’interphonie.

Jean-Louis DEPOUES: Pourriez-vous nous communiquer ces données ?

Josiane COSTANTINO: Nous les avons déjà précisées en indiquant qu’en fonction des volumes d’appels, la plateforme sera constituée d’entre 1 à 5 salariés.

Jean-Louis DEPOUES: Néanmoins, au regard de ce que nous constatons dans les différentes DRE, nous voyons que les configurations réelles sont sans lien avec votre projet. Cela traduit probablement un problème de dimensionnement.

Josiane COSTANTINO: Non. Notre analyse des besoins a abouti au dimensionnement que

je vous ai décrit ; dans certaines DRE, il y aura besoin d’1 salarié, dans d’autres, il y aura

besoin de 5 salariés.

Olivier THIBAUT: Je souhaiterais faire part à la Direction de deux observations. Précédemment, Josiane Costantino a indiqué que nous avions acté la télé opération dans la Convention 80. Ce n’est pas exact ; nous avons seulement acté la télésurveillance. Par ailleurs, est il logique de demander à un AVA travaillant sur une gare de péage d’intervenir dans le cadre de la télé opération dans une autre gare ? Au regard des exigences de service aux clients, cela me semble très peu cohérent.

Paul MAREEK: Je le répète, le projet que nous présentons aujourd’hui consiste à mettre en

place des PC de télé opérations, lesquels ont pour fonction de traiter les appels ; il s’agit

donc d’une mission distante, qu’il convient de distinguer de ce que nous nommons les missions terrain. Il existe déjà des zones de notre réseau qui sont structurées de la sorte, par

exemple à Orange. C’est ce modèle qui a vocation à structurer l’évolution du péage. Quant

aux équipes terrain, elles ont vocation à s’occuper de la gare de péage. J’ajoute que dans la

perspective du projet, le dialogue entre le salarié de terrain effectuant des missions d’AVA et

le téléopérateur prendra de l’importance, ce qui induit une problématique d’outils et une

transmission efficace entre les deux entités. De manière globale, il ne faut pas confondre les

prises d’appels assurées par le PC de télé opération et l’AVA qui assiste le client, parfois

dans la continuité d’un appel qui a été traité par la télé opération.

Olivier THIBAUT : Mais qu’en est-il plus précisément des AVA devant effectuer de la télé

opération, comme en Ouest-Atlantique ? Je le redis, mais je ne comprends pas la logique de

cela, en termes de services au client.

Paul MAREEK: Je ne vois pas à quoi vous vous référez précisément. La situation de la DRE

Ouest-Atlantique est un cas particulier, qui nous éloigne de notre sujet.

Olivier THIBAUT: Je pense au contraire que cet aspect, soulevé par le cas de la DRE

Ouest-Atlantique, constitue le coeur du sujet dont nous débattons ce jour.

Josiane COSTANTINO: La réponse à cette question figure à la page 6 du document.

L’objectif de ce projet est que des salariés soient présents sur le terrain pour s’occuper physiquement des clients, et que d’autres salariés soient présents dans les PC de télé opération pour s’occuper à distance des clients.

Jean-Louis DEPOUES: Vous dites que vous appliquez la C 80. Or, si je connais le statut de

TP et de SP, j’ignore ce qu’est une équipe terrain. Pourriez-vous nous préciser cette dénomination ?

Josiane COSTANTINO: Je pense important de ne pas confondre les notions de statut et de

missions.

Jean-Louis DEPOUES: Certes, mais je rappelle que la C 80 définit également les missions

de chaque salarié.

Eric BOUSCHARAIN: J’invite maintenant Pascal Roby à faire part de ses observations relatives à la question 6, portant sur les missions d’entretien gare.

Pascal ROBY : Je souhaiterais obtenir un éclaircissement sur la phrase suivante : « Les

équipes de terrain, ainsi que le prévoit la convention d’entreprise 80, sont notamment chargées de la perception du péage, de l’assistance en voies automatiques, des locaux de surveillance ainsi que des activités pouvant contribuer à l’image de la Société ». Que signifie

exactement l’expression la mission de « locaux de surveillance »’ ?

Paul MAREEK: Dans notre projet, les équipes terrain ont vocation à s’occuper de la gare de

péage dans sa globalité (cf. la notion de « gestion polyvalente de la gare » mentionnée dans

le projet) ; pour ce qui est de l’entretien, les salariés doivent veiller à ce que les gares soient

tenues dans un aspect acceptable aux yeux des clients.

Jean-Louis DEPOUES: Est-ce que cela implique que ces salariés auront à effectuer le ménage des locaux ?

Paul MAREEK : Nous parlons du nettoyage et de l’entretien des voies et du chenal :

l’important est de soigner les champs de perception du client. En d’autres termes, l’état intérieur du bâtiment n’est pas inclus dans ce périmètre.

Henri BONNES: Je rappelle qu’un technicien péage ne doit intervenir que sur les voies ; il

n’a aucune vocation à sortir de ces voies sans quoi il serait en infraction avec la charte sécurité péage.

Christian MIMAULT: Lorsque Paul Mareek évoque l’entretien des voies, cela signifie donc

bien qu’aucune opération d’entretien de surface ne pourra être demandée aux salariés du

péage ?

Paul MAREEK: Non. Ici, nous évoquons exclusivement les zones d’interface avec la clientèle.

Le projet consiste à responsabiliser l’équipe terrain sur l’état de fonctionnement de cet outil

de production qu’est la gare de péage.

Pascal ROBY: Nous partageons ce point de vue selon lequel l’environnement de la gare de

péage doit être soigné aux yeux des clients. En ce sens, il est important que les équipes terrain se soucient de l’aspect général des gares de péage. J’insiste d’ailleurs sur le fait que la propreté de ces espaces n’est pas seulement importante pour les clients, mais aussi pour les salariés eux-mêmes dont les gares de péage sont l’environnement quotidien de travail.

Néanmoins, que ces salariés soient sensibilisés à cette problématique, c’est une chose,

qu’ils les entretiennent eux-mêmes, c’est autre chose. De fait, ces actions de nettoyage des

voies de péage ont toujours existé au sein d’ASF, mais elles étaient effectuées par des ouvriers d’entretien. Nous souhaitons que cela continue ainsi.

Eric BOUSCHARAIN : Henri Bonnes souhaiterait faire une observation au sujet de la question 7, relative à la définition de la télé-exploitation.

Henri BONNES: J’estime regrettable que les missions de gestion de la surveillance des

voies ne soient plus confiées aux équipes terrain, qui disposent pourtant d’une visibilité immédiate du site, contrairement à la télé opération, souvent très éloignée du terrain.

Patrice CARTIER: Et s’agissant des transferts de mission vers la télé opération (gestion des

voies, etc.), je rappelle qu’aujourd’hui, ces missions sont effectuées par des salariés présents sur site, dans les gares. Mais qu’en sera-t-il d’un salarié refusant d’être transféré ?

Continuera-t-il d’effectuer ces missions ?

Josiane COSTANTINO: Non. Je le redis, les principes du projet d’évolution péage seront

déclinés selon les besoins, dans chaque Direction Régionale. Lorsque les PC de télé opération seront créés, le projet précis en sera présenté dans chaque DRE, qui publiera des offres de mobilité vers le PC de télé opération. Les salariés pourront y candidater ; et pour ceux ne le souhaitant pas, ni leur contrat de travail ni leur affectation ne seront changés.

Stéphane RAVAILLER: D’un point de vue organisationnel, votre réponse suscite une série

importante de questions. Imaginons que deux ou trois salariés ne souhaitent pas être transférés, allez-vous vraiment maintenir leur organisation de travail, alors même que vous mettez en place une tout autre structure de travail ?

Josiane COSTANTINO: Nous avons toujours mis en oeuvre de nouvelles organisations avec des salariés volontaires, sans jamais rien imposer. Je réaffirme que le salarié souhaitant demeurer dans sa gare de péage pourra y rester, en conservant les mêmes missions qui lui sont confiées aujourd’hui.

Pascal ROBY: Par ailleurs, je souhaiterais savoir s’il existe une différence réelle entre la salle de télé opération et la plateforme de télé opération ?

Paul MAREEK: Aujourd’hui, les missions de la télé opération se résument à la téléassistance

et forçage classe. Demain, la télé opération étendue, telle que nous la définissons, a vocation à prendre en charge des missions nouvelles ou des transferts de missions.

Pascal ROBY: En d’autres termes, les plateformes de télé opération pourraient assumer des

missions complémentaires, qui ne seraient pas confiées aux salles de télé opération ?

Paul MAREEK: Oui, il s’agirait de missions nouvelles qui ne sont aujourd’hui pas confiées

aux salles de télé opération existantes

Pascal ROBY: Prenons un exemple concret, celui d’un fort épisode neigeux dans la totalité

de la DRE de Niort. Dans ce cas, si la salle de télé opération est saturée d’appels, l’excédent

de son activité sera traité par les PC de télé opération. Est-ce bien le sens de cette organisation ?

Paul MAREEK : C’est exactement l’esprit du projet. Il ne faut absolument pas laisser des

appels de clients en déshérence. En outre, nous disposons d’outils puissants permettant de

traiter des appels là où il existe des ressources de personnels.

Eric BOUSCHARAIN : Les Elus du CCE souhaiteraient-ils obtenir des précisions sur la

question 10, relative aux missions dévolues aux personnels physiquement présents dans les

gares ?

Christian MIMAULT: Que signifie exactement la mission d’entretien des infrastructures ?

J’insiste sur le fait que les salariés ont besoin de savoir quelles seront concrètement les missions qui leur seront confiées demain. J’ajoute que nous évoquons, ici, la filière Péage, laquelle ne peut être confondue ni avec la viabilité, ni dans un service de propreté. Je rappelle également que la C 80 a eu précisément pour but de limiter l’étendue des missions qui pouvaient être confiées aux TP ou aux SP.

Paul MAREEK: Précédemment, nous avons déjà répondu à ce point. Néanmoins, je précise

à nouveau que le terme d’infrastructure désigne le site de la gare.

Philippe MORENO: Mais « le site de la gare » est une expression très floue. Au contraire,

précédemment, vous aviez indiqué qu’il s’agissait seulement d’entretenir le chenal et les cabines.

Paul MAREEK: Par « entretien de l’infrastructure », ou « gestion polyvalente de la gare »,

nous attendons que l’équipe terrain soit sensibilisée et responsabilisée sur la bonne qualité

de service de la gare de péage ; c’est à dire que chaque élément passible de renvoyer une

image positive ou négative aux clients est du ressort de l’équipe terrain. Aussi, lorsque

j’évoque le « site de la gare », je n’entends pas strictement la seule voie, mais aussi son approche et l’image de son fonctionnement global ; le « site de la gare » correspond à tous les éléments constituant le parcours clients. Tout doit être pensé sous cet angle car le coeur de notre métier réside dans la satisfaction que nous devons offrir aux clients.

Philippe MORENO: Mais cette définition est très large car un client transitant par une gare

de péage peut également apercevoir les locaux de surveillance, les locaux du district ou

ceux de la DRE.

Paul MAREEK: Non. Il faut au contraire se concentrer sur les différentes phases constituant

le parcours clients (le péage, la barrière, etc.) ; c’est à l’aspect général de chacune de ces

phases que l’équipe terrain doit veiller.

Michel DIEU: Monsieur Mareek, vous évoquez une responsabilisation des équipes terrain.

Mais comment les responsabiliser en leur demandant de faire le ménage ?

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