Chez Vinci, la vie est belle pour les actionnaires.

Publié le par OS

Chez Vinci, la vie est belle pour les actionnaires

 

Vinci, des résultats extraordinaires pour les actionnaires.

 

Après l’annonce des résultats 2010 du groupe Vinci, celui-ci devrait modifier son

slogan « Les vraies réussites sont celles que partagent les actionnaires » plus en

adéquation avec la réalité que l’actuel « Les vraies réussites sont celles que l’on partage ».

 

La hausse des profits en 2010 est de plus de 10%.

Alors que les négociations annuelles ont vu les Directions d’Etablissements proposer

des augmentations de la masse salariale ne dépassant pas les 2 %, Vinci annonce

une augmentation de 3% des dividendes des actionnaires.

Déjà début février, le PDG du groupe Xavier Huillard a empoché plus de 635 000 €

en achetant des stock-options et en cédant immédiatement les actions ainsi acquises.

 

M. Huillard a exercé l’option dont il disposait et qui l’autorisait à acheter 35 000

actions Vinci au prix unitaire de 24,195 € revendues aussitôt à 42,36 €. La différence

entre le prix d’exercice de l’option et le prix de vente, soit 635.753 € représente la

plus-value encaissée par le PDG.

 

Chacun des 195 000 salariés du groupe a généré près de 10 000 € de profit.

C’est ainsi qu’en 2010, le travail de chaque salarié de VINCI a permis de payer 5000

€ de dividendes aux actionnaires.

Les chiffres sont astronomiques et cruels pour les salariés. Cet argent est le savoir faire, la peine et la sueur des salariés, des intérimaires et des sous-traitants.            Ils démontrent que « la dimension sociale » du groupe n’existe que dans la vitrine.

Le groupe Vinci va pouvoir fêter son dixième anniversaire avec des dividendes

multipliés par près de 2,5 en 10 ans. Le prix de l’action a été multiplié par 3 sur cette

période.

 

C’est la fête chez les actionnaires, la morosité chez les salariés.

 

Ces résultats ont été obtenus au détriment des salaires mais aussi grâce à la

précarité de l’emploi et à l’arnaque de tous. En effet le pôle concession qui comprend

notamment les parkings et les autoroutes contribue largement aux résultats. Sur 10 €

versés par les usagers plus de 2,5 € va directement chez les actionnaires. Si la crise

a touché les salariés dans leur emploi et leur pouvoir d’achat elle a laissé intact les

dividendes des actionnaires. Ces résultats montrent l’urgence d’une autre répartition

des richesses et la nécessité pour les salariés de se mobiliser pour cela.

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