un agent deux fois agressé........

Publié le par SUD APRR

 
Autoroutes Paris Rhin Rhône : un agent deux fois agressé…
 

Un salarié qui occupait depuis des années les fonctions de receveur péage à la gare de Dijon Sud au sein de la société Autoroutes Paris Rhine Rhône (Groupe Eiffage) vient de recevoir sa lettre de licenciement pour impossibilité de reclassement (dans une société, groupe EIFFAGE, de 55000 salariés). C’est la seule solution que la direction d’APRR région Bourgogne a trouvé pour clore un dossier qu’elle jugeait sans doute trop encombrant.

En effet, cet agent, le 31 décembre 2003 a été victime d’une agression à main armée dans un local technique en travaux (voir sale temps pour les victimes). APRR n’ayant pas estimé nécessaire de sécuriser les lieux, APRR s’est vu condamné pour faute inexcusable de l’employeur par le tribunal des affaires de la sécurité sociale de Dijon le 10 octobre 2006. Suite à cette agression, le salarié a été reconnu le 25 octobre 2005 inapte à ce poste de travail et de ce fait, APRR devait rechercher un autre emploi pour cet agent.
En parallèle à cela, ce même salarié a saisi le tribunal des prud’hommes de Dijon, qui a estimé dans son rendu de jugement du 09 novembre 2006 qu’APRR avait manqué à son obligation de reclassement de M. Maître et a condamné la société à s’en acquitter sous astreinte de 100 € par jour. APRR a toutefois fait appel de ces deux jugements et a mis a profit l’effet suspensif pour licencier cet agent sans le moindre ménagement, façon brutale de clore le dossier d’un salarié doublement agressé…
Autoroutes Paris Rhine Rhône (qui fait régulièrement la Une de la presse ces dernières semaines dans de multiples dossiers de recours abusifs d’agents en CDD) se distingue une nouvelle fois, en procédant cette fois-ci au licenciement d’un salarié dont le seul tort fut sans doute de se trouver sur un péage d’APRR au mauvais moment, lors d’une agression armée.
eek Autoroutes se déclare totalement indigné face à de tels procédés au sein d’une société qui se plait à afficher des résultats financiers flamboyants. Si la société APRR aime à présenter une image lisse aux yeux du public, il est bon que chacun comprenne que derrière un décor de façade, c’est une gestion sociale d’une extrême brutalité qui domine, ce n’est plus seulement SUD qui le dit, ce sont les tribunaux qui en attestent et c’est un cas comme celui de ce salarié qui le démontre, sans contestation possible.

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