SUD AREA : automatisation à trés grande vitesse des péages

Publié le par SUD AREA

LE JOURNAL D’INFO DU SYNDICAT SUD AREA

Numéro 13, spécial péage, juin 2009

 

 

HORIZON

Automatisation à très grande vitesse des péages

 

Le Directeur Général avait dit de la négociation « péage » — une négociation essentielle — lors de la première réunion du 6 novembre 2008, qu’elle devait être menée de manière positive et constructive, c’est-à-dire dans un esprit gagnant – gagnant. Au bout de six réunions, il y a de quoi être sceptique sur cette expression. Que l’entreprise soit gagnante, cela ne fait aucun doute, mais que les salariés de la filière péage le soient aussi… On a du mal à voir en quoi au vu de ce qui a été proposé et qui peut se résumer à deux concepts : mobilité et polyvalence, deux couleuvres que la Direction tente de nous faire avaler en les saupoudrant de primes ridicules. Car dans la logique pragmatique, tout se paye au coup par coup sans aucune considération globale des conditions de travail.

Dans une entreprise privée,

les salariés sont privés de tout

Une chose est sûre. Depuis la privatisation, l’automatisation progresse plus vite que jamais. Jean-François Roverato, devenu Président du groupe APRR, l’avait comparé à un paquebot qu’il n’allait pas faire virer de bord. Il semble, par contre, qu’il ait installé le turbot.

Quel horizon pour les péagers ?

Ces six réunions, dont nous vous présentons la synthèse en pages intérieures, nous auront montré, s’il était encore nécessaire de le faire, qu’il ne suffit pas de prêcher la confiance pour convaincre, car ce que nous a dévoilé la Direction n’a rien de bénéfique pour l’avenir des salariés du péage. On cherche les garanties et les améliorations des conditions de travail, on ne trouve qu’un asservissement de l’humain à la machine et à la productivité. Ça s’appelle le progrès… Mais il est drôlement bancal. Il lui manque un pied social.

Cela étant, ne voyons pas tout en noir. Les hiérarchies locales ont beau se tenir prêtes à lancer la machine infernale, rien n’est encore signé. Si l’on s’en réfère à ce qui s’est passé sur APRR (un accord péage enterré après 15 mois de « négociations »), le Directeur Général n’obtiendra peut-être pas son accord majoritaire. Car si la Direction nous a dit travailler pour ses salariés, on en attend toujours la preuve.  

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