Agirc-Arrco : les partenaires sociaux prolongent l'accord d'un an

Publié le par Coach Retraite

Agirc-Arrco : les partenaires sociaux prolongent l'accord d'un an

Mardi 24 Mars 2009 - L'avenir des retraites

 

Faute d'arriver à un accord véritable sur l'âge de la retraite ou la hausse des cotisations, les partenaires sociaux ont décidé hier de prolonger les règles de l'Agirc-Arrco jusqu'en 2010. 

Ouvertes le 27 janvier dernier, les négociations Agirc Arrco entre patronat et syndicats semblaient mal engagées puisque lors de la dernière séance de négociations, jeudi 12 mars, les partenaires sociaux s'étaient quittés sur un désaccord total.

 L'AGFF maintenue

En effet, le Medef avait alors proposé de reculer l'âge légal de la retraite à 61 ans, au grand désespoir des syndicats, tous hostiles à cette mesure. Les syndicats pour leur part souhaitaient augmenter les cotisations, ce que le Medef acceptait à la condition que les syndicats valident le recul de l'âge légal.

Chacun craignait donc le pire quant à l'issue de la négociation, dont la dernière séance était programmée hier, lundi 23 mars. En effet, le dispositif de l'AGFF (qui permet aux assurés entre 60 et 65 ans ayant touchés leur retraite de base à taux plein de percevoir leur retraite complémentaire sans abattement) aurait fait les frais de ce non-accord, laissant ainsi la perspective aux futurs retraités de 60 à 65 ans, d'une retraite amputée de près de 22% de son montant.

Face à cette impasse, les partenaires sociaux ont finalement décidé... de ne rien décider ! Ils ont simplement voté une reconduction jusqu'à la fin 2010 des règles de l'Agirc et de l'Arrco. Les partenaires sociaux ont également convenu d'un « rendez-vous que les pouvoirs publics devront fixer en 2010 » qui « permettra le réexamen de l'ensemble des paramètres : l'âge de la retraite, la durée et le montant des cotisations, et le niveau des pensions ».

Accord peu glorieux"

A la sortie de cette séance, la CFTC a déclaré que les partenaires sociaux  avaient « limité les dégâts, car il y avait danger extrême ». La CGT, plus pessimiste retient surtout la poursuite de la baisse du rendement tandis que FO a qualifié cet accord de «  peu glorieux ».

Du côté du patronat, Jean-René Buisson porte parole du MEDEF, estime que « le débat a beaucoup mûri » et envisage sereinement une éventuelle « réforme structurelle » l'année prochaine.

Commenter cet article