Crise ouverte à la direction du groupe BTP

Publié le par presse

Vinci : le conseil d'administration attendu fébrilement ce soir
 
01/06/2006 - 16h28
 
 
 
Vinci recule de nouveau à 71,50 Euros, en baisse de 0,3% ce
jeudi, après sa correction des dernières séances sur fond de crise ouverte à
la direction du groupe BTP.
 
Le bras de fer entre le président Antoine Zacharias et le directeur général
Xavier Huillard est désormais sur la place publique, les deux dirigeants s
accusant mutuellement des pire maux... M. Zacharias qui souhaitait faire
nommer Alain Dinin, le patron actuel de Nexity, au poste de DG a vu ses
plans contrarier par la décision de M. Dinin de décliner cette offre, ce
dernier considérant que les conditions ne sont pas réunies pour prendre en
charge la direction générale de Vinci, dans l'immédiat du moins : "En tant
qu'administrateur, je souhaite que le groupe Vinci sorte au plus tôt des
troubles organisés par certains et appelle chacun à exercer ses
responsabilités dans la sérénité, par devoir à l'endroit des collaborateurs,
des actionnaires et des intérêts de cette société" a expliqué hier le
dirigeant de Nexity dans un communiqué.
 
C'est dans ces conditions délicates que le conseil d'administration du
groupe Vinci va tenter de mettre fin à cette situation potentiellement
dangereuse pour la bonne marche de affaires du groupe, Xavier Huillard
accusant Antoine Zacharias de s'être "enrichi sur le dos du groupe".
 
Sur la base du rapport annuel, le président de Vinci a perçu en salaires 4
29 Millions d'Euros. M. Zacharias détient également 2,322 Millions de titres
Vinci soit 166 Millions d'Euros selon le cours actuel de la valeur. Dans son
portefeuille figure aussi 3,58 Millions d'options dont 894.000 attribuées en
2005 à 49,40 Euros. Si l'on retient uniquement les options accordées l'an
dernier, la plus value sur les cours actuels est d'ores et déjà de 20
Millions d'Euros.
 
Par ailleurs, trois dirigeants de Vinci bénéficient d'un régime de retraite
complémentaire qui leur assure une pension comprise entre 40 et 50% de la
dernière année de rémunération ou de la moyenne des trois dernières années
de rémunération. Antoine Zacharias en bénéficie tout comme les deux
directeurs généraux Bernard Huvelin et Roger Martin. Au 31 décembre 2005,
dans les comptes de Vinci, les provisions relatives aux engagements de
retraite de ces trois dirigeants représentent 45,2 Millions d'Euros.

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