Les péages automatiques se généralisent sur l'autoroute

Publié le par NICE MATIN

Nice Matin

Cagnes-sur-Mer

déplacements

Les péages automatiques se généralisent sur l'autoroute

Paru le jeudi 2 octobre 2008

À la différence de l'ancienne machine, la nouvelle calcule le bon tarif suivant le véhicule et offre un plus large choix de paiement, puisque le télépéage est aussi accepté.

Mais où est passé le receveur ? Au péage d'Antibes, la nuit, le salarié d'Escota qui salue, rend la monnaie et souhaite une bonne route a disparu. Remplacé par un automate ! La nouvelle machine a été installée à l'emplacement même de la cabine de receveur. Son nom : « VTP », pour Voie Tout Paiement. La première fois, c'est surprenant. Et certains automobilistes ou motards sont décontenancés. « Je me suis engagé dans la voie, pensant tomber sur un employé pour payer le tarif moto. Mais il y avait cette machine. Je commençais à pester, quand elle m'a affiché le bon tarif » confie un motard cannois. Car à la différence des anciennes machines (avec le panier pour la monnaie) « VTP » est un automate intelligent.

De nouvelles machines d'ici fin 2008

« À l'aide de capteurs, il détermine tout seul le gabarit du véhicule pour facturer le bon passage et accepte la monnaie, les billets de 10 et 20 euros, ainsi que les cartes bancaires et les télépéages » explique Christian Tabuteau, responsable du département clientèle et administration d'Escota.

Pour l'instant, dans les Alpes-Maritimes, les péages d'Antibes, de Saint-Isidore et de La Turbie sont équipés d'une cabine « VTP » (par sens de circulation). Et d'ici la fin de l'année, le but d'Escota est d'en ajouter une à La Turbie et Saint-Isidore, ainsi que deux à Antibes, par sens de circulation. À chaque fois, les machines vont remplacer les receveurs, même en journée.

L'un des objectifs d'Escota est de développer le télépéage. Les employés remplacés par une machine seront affectés à d'autres services, ou alors vont quitter l'entreprise dans le cadre d'un plan de départ en retraite. « Il n'y aura pas de licenciement et nous voulons limiter le travail de nuit » assure-t-on chez Escota. Délégué CGT, Gilbert Ghini reconnaît la pénibilité du travail de nuit, mais il regrette « les suppressions de postes et le manque de présence humaine aux péages ». Si « VTP » ne propose pas encore le café, il préfigure l'avenir des péages autoroutiers où le tout automatique et le télépéage gagnent du terrain.Frédéric Delmonte

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