107.SUD "octobre 2008"

Publié le par sud autoroutes

                                                                                        

 

 SOMMAIRE   octobre 2008

 

Sicavas Eiffage : une chute abyssale / Emplois fantômes chez APRR >> Page 2

 

Bons à rien, mauvais en tout : le CE Rhin perd la tête  >> Page 3

 

La sécurité dans nos péages / Viabilité malmenée /  Remise en cause des accords >> Page 4

 

 


AMBIANCE DE CRISE
 
Cet automne 2008 fait planer une drôle d’atmosphère : en France, le chômage s’emballe à nouveau avec 40.000 demandeurs d’emplois de plus pour le seul mois d’août (et un record depuis 15 ans malgré la multiplication des contrats précaires, il faut savoir qu’aujourd’hui en France 57% des contrats signés par les salariés sont des CDD de moins d’un mois), la planète financière est au plus mal avec des faillites bancaires à la pelle (parmi lesquels des géants de la finance, tant aux USA qu’en Europe, avec des dizaines de milliers de suppressions d’emplois à la clé), les Etats injectent des centaines de milliards afin d’éviter le naufrage complet du système capitaliste, allant même jusqu’à renationaliser ! Certains réclament à ce que les responsables de cette faillite soient sanctionnés ! Mais le fait d’avoir par exemple privatisé à la hâte plusieurs entreprises en les offrant à de grands groupes de la finance laisse assez vite supposer où se trouvent les responsables !

 

APRR en est un bel exemple : offerte au monde du BTP français et de la finance anglo-saxonne, nous assistons médusés au lent démantèlement de notre structure ; dans un contexte de hausse continue du prix du pétrole et donc de baisse sévère du trafic automobile, il va falloir coûte que coûte que les résultats financiers d’APRR restent au beau fixe. En pareil cas on connaît la méthode, JF Roverato ne s’en cache d’ailleurs pas : la restructuration de notre groupe doit se poursuivre, et sans le moindre fléchissement.

 

Sur le terrain l’ambiance s’en ressent avec des tensions accrues et des inquiétudes grandissantes, face à une Direction qui ne dit mot au sujet de l’avenir professionnel de nos districts et services.

 

Le recours aux licenciements est pourtant avéré devant les tribunaux où SUD a déjà fait valoir les droits de 60 de vos ex-collègues (certains cumulant 12 ans d’ancienneté), APRR étant condamné à verser à chacun entre 13.000 et 52.000 € d’indemnité pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse ».

 

L’abandon social actuellement en vigueur chez APRR est aussi le fruit du soutien implicite apporté à cette politique par plusieurs organisations syndicales qui auront docilement signé l’ensemble des accords et des remises en cause d’accords qui auront laisser le champ libre à la Direction.

 

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Cette Direction fait fondre l’effectif par des pressions multiples, évitant tout plan de sauvegarde de l’emploi alors que cette gestion crée délibérément des situations de sureffectif qui conduisent des salariés à quitter la société ou a fortement envisager de le faire. Il est alors temps qu’une prise de conscience collective voit le jour car il est faux de croire qu’avec les départs de certains, les « restants » seront moins inquiétés, simplement parce que les objectifs financiers d’Eiffage – Macquarie sont démesurés, le contexte financier mondial mais aussi la baisse de trafic nécessiteront une pression accrue en terme de réorganisation. La mobilité géographique et la disparition de son emploi ne concernent pas « que les autres ». Et l’immobilisme dans un tel contexte ne laisse tranquille que la Direction.

SICAVAS EIFFAGE : quand 107 euros n’en valent plus que 35…

 

Entre le placement obligatoire de la Participation et le cours plancher de 35 €uros atteint le 30 septembre 2008 par le titre Eiffage, chaque salarié a vu sa participation fondre de 65%, difficile en pareil cas de clamer que l’arrivée d’Eiffage aura au moins permis au personnel d’engranger des primes conséquentes, car entre le chiffre inscrit sur le relevé de participation et la réalité au bout de quelques mois de placement, on constate que les deux tiers de la somme versée peuvent rapidement finir par se volatiliser.

 

Ainsi, un agent qui avait cru recevoir 1500 € de participation aux bénéfices  n’en possède finalement que 525 ! Pourtant les bénéfices de l’entreprise APRR (et les récompenses octroyées à quelques uns) ne fondent pas d’un centime ! c’est la magie de l’épargne salariale au sein d’Eiffage !

 

Et ce n’est sans doute pas terminé, avec cette fois-ci un contexte financier international en pleine crise, une crise partie pour durer « au moins 18 mois » selon les spécialistes. Quant à l’action EIFFAGE, de plus en plus la voient tomber sous les 30 € au cours des prochaines semaines…

 

Au printemps dernier, SUD qualifiait la Sicavas Eiffage de « placement à fuir », la Direction disait évidemment le contraire, les faits parlent d’eux-mêmes… Nous sommes bien loin des déclarations de Mr Nourry pour qui « 85 euros » semblait être la valeur réelle du titre Eiffage. Souvenons-nous aussi que fin 2006 était proposé le plan Eiffage 2011, Eiffage soldait ses actions à 48,50 euros (et une décote de 20% sur la valeur réelle !), ces derniers jours le titre se situe 10 euros plus bas que cette fameuse décote tant vantée à l’époque par notre PDG.

 

Selon Mr Roverato, « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ». Par contre, si leurs racines plongent dans les bas fonds, elles finiront bien par croiser la Sicavas Eiffage !…

 

FRAUDE, R.A.U., négociation Péages : les emplois fantômes chez APRR

 

Si les 600 créations d’emplois promises par Eiffage au lendemain de la privatisation d’APRR ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir, il apparaît que cette notion « d’emplois fantômes » à la vie dure au sein de notre Groupe. Ainsi, dans la négociation sur l’évolution des péages, la Direction refuse de prendre à bras le corps l’épineux dossier des effectifs de receveurs durablement touchés par l’automatisation. SUD considère pourtant qu’un tel dossier mérite plus que quelques retouches.

 

La négociation Péage s’enlise autour de discussions autour du seul contrat CDIA, on nous annonce que dans cette filière, des agents se « spécialiseront » autour d’un thème (fraude, perception, vente TIS,…) mais en observant la réalité du terrain, SUD constate que les tours de service ne font que colmater des brèches multiples, les postes mis en place ne garantissent pas l’avenir des salariés, on « fait faire des heures » afin de dissimuler l’extrême gravité de la situation, alors que la Direction ne voudra plus d’aucun péager d’ici 3 ou 4 ans. Les autres secteurs (TIS, Fraude…) ne sont pas créateurs d’emplois, la question étant déjà de garantir l’emploi aux salariés actuels de ces activités.

 

Ailleurs, comme chez SANEF, les contrats « week end » pullulent (il s’agit de CDI uniquement pour des postes de jour du vendredi après midi au dimanche), est-ce de tels contrats précaires qui peuvent assurer la sérénité d’un salarié ?

 

La perspective de « postes Fraude » est tout aussi fumeuse : en région les rares postes ne sont que des glissements d’individus, nullement de création d’emplois nouveaux ; en district aucun poste Fraude ne sera jamais créé, l’activité lié au contrôle existe depuis des mois et elle ne concerne que quelques postes éparpillés à la va-vite au gré des heures devant être accomplie par des receveurs privés de perception du fait de l’automatisation grandissante.

 

Quant au réseau RAU, séparé de la gendarmerie, la Direction a raconté aux médias qu’une charge équivalente à 50 emplois serait nécessaire, mais elle n’a jamais promis la « création de 50 emplois » ; la surcharge de travail est simplement distribuée sur un effectif existant.

Vos Contacts SUD :

Monsieur GUERIDON Gérald  (Région PARIS)  : 06 67 43 11 65    Monsieur Philippe MARTIN (Région PARIS) :   06 67 43 12 98

Monsieur GARIOUD Thierry (Région Rhône ) :    06 67 43 12 68    Monsieur HARDY Olivier (Région Rhône) :       06 67 43 12 22

Monsieur EUBRIET Eric (Région RHIN) :             06 27 58 10 36    Monsieur SPIES Alain (Région RHIN) :              06 24 90 67 86

Monsieur LE GUILLY J-François (Directions) :                06 13 57 09 84    Monsieur CAMPANATO Jean-Pierre (DSC) :     06 14 63 65 72

 

 

 

 

 

 

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Loft Story au CE RHIN :

   tous les participants s’éliminent entre eux !

 

En débarquant à la tête du CE RHIN aux lendemains des élections en novembre 2007, les élus du trio CFDT / CGT / CGC  se faisaient les yeux doux, en se félicitant du fait que les élus SUD avaient tous été écartés de la tête du CE, la Direction savourait sans nul doute le même plaisir.

Le secrétaire (CFDT) et la secrétaire adjointe (CFDT) viennent de démissionner. Le 30 septembre dernier, la délégation CFDT n’étaient même pas présente à une réunion extraordinaire de ce C.E. pourtant ils étaient présents dans les locaux APRR, se fichant bien du personnel…

 

SUD écrivait en décembre 2007 dans son 107.SUD : « SUD a toujours eu pour règle, dans la gestion des CE, d’accepter autour de la table toutes les « bonnes volontés », au-delà de toute considération syndicale. C’est ainsi que fonctionnent les CE de longue date ; la même vision des choses est apparue dans des CE comme Paris ou Rhône cette année, par contre en région Rhin, une alliance constituée de CFDT, CGT et CGC a tout raflé et tout laminé avec un seul objectif à cœur : évincer SUD !

 

Pour ce faire les protagonistes ont mis du cœur à l’ouvrage au point de limiter les commissions à 5 membres seulement… alors que le CE Rhin frôle les 900 agents depuis l’addition d’AFC avec Champagne Lorraine et avec les districts de Til Châtel et Dijon ! Quand un CE double de taille, notre trio syndical choisi de réduire les moyens, et quand ce même trio signe il y a quelques mois un accord électoral réducteur, ils attendent l’après élection pour geindre que le nombre d’heures de délégation pour les élus sera finalement insuffisant !

 

Sous la houlette de quelques délégués syndicaux aussi revanchards que mal aspirés, voici le navire Rhin embarqué pour une croisière de 3 longues années durant laquelle la gestion du CE sera des plus périlleuses : la croisière durera t-elle d’ailleurs 3 ans ? Les élus, placés souvent dans la précipitation à des fonctions diverses, au sein d’un CE de 900 agents, ont-ils déjà compris dans quelle galère quelques délégués syndicaux viennent de les conduire ?

 

Plus grave : est-il normal que près de 900 salariés soient embarqués de force dans une guéguerre post-électorale aussi grotesque qu’inutile ? Un CE possède avant tout une vocation sociale : on y parle de Parascolaires, d’aides, de Locaux Vacances, etc, etc… A chacun de prendre ses responsabilités, SUD est présent autour de la table avec ses élus « dont on n’a pas voulu », ils avaient tous la compétence et l’expérience requises pour assurer leur rôle à des postes divers pour lesquels ils étaient candidats : désormais, ils seront des observateurs attentifs de ce qui se fera dans le CE Rhin, nous supposons dès à présent que le travail accompli durant 3 ans sera irréprochable et sans fausse note, nous attendons de voir ce CE fonctionner au service des salariés avec vigueur, efficacité, rapidité…

 

Ce sont d’ailleurs les salariés qui seront les premiers juges de l’étrange stratégie mise en place par CFDT, CGT et CGC. Au passage ce même trio aura inauguré son entrée en matière par un acte symboliquement fort pour un CE : le licenciement de la secrétaire administrative… Et quand un CE se met à licencier, c’est un peu le début de la fin, d’autant que les autres CE conserveront leur propre secrétaire… Mais en choisissant de licencier,  le « trio » syndical du CE RHIN souhaitait sans doute partager un point commun de plus avec la Direction… »

 

Ces lignes ont donc été publiées en décembre 2007, SUD tenait à avertir les salariés et aujourd’hui le CE RHIN végète avec la démission des élus CFDT (secrétaire et Secrétaire-Adjointe) à la tête du CE depuis moins d’un an !

 

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Le trésorier du CE RHIN distribuait en août dernier un document parlant de « magouilles », et autres gestions hasardeuses autour de chèques pouvant parfois atteindre 40.000€, SUD exige que toute la lumière soit faite sur la gestion du CE, mis en déroute par une poignées d’élus et représentants syndicaux qui se fichent éperdument des agents, en quittant le navire sans ménagement et en abandonnant le personnel à son sort, à quelques semaines des commandes de Noël, avec un voyage en Grèce lancé à grands frais et toute une série de commissions (Parascolaire, chèques vacances…) qui viennent de voir leur gestion bien ralentie en même temps que cet étrange CE que CFDT, CGT et CGC auront mis moins d’un an à faire voler en éclat…

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A Montluel, la BCMM n’a même pas tenté de résister…

 

En septembre dernier, en région Rhône, APRR s’est fait voler une partie de l’argent contenu dans une BCMM. Première du genre ou première d’une longue série ?

 

Il est évident que l’automatisation des péages – qui soulève avant tout des aversions au point de vue social – interroge aussi en terme de sécurité, de nombreux automates sont éparpillés en pleine nature, et SUD souhaite que la Société agisse afin de garantir la sécurité des personnels qui interviennent au fil de la semaine de façon programmée ou inopinée sur les BCMM (AMQ, patrouilleurs,…), à ce titre nous avons demandé à ce que chaque CHSCT se penche au plus vite sur la question d’autant que SUD estime que nul personnel n’a réellement été formé aux réactions à adopter en pareil cas depuis l’extension des automates sur notre réseau. Nous exigeons donc que la société propose rapidement des formations appropriées. Ce vol démontre aussi l’extrême vulnérabilité de nos moyens d’encaissements depuis la disparition progressive des receveurs, ce qui s’ajoute à la longue liste des effets pervers de l’automatisation.

 

La Viabilité conviée à préparer son propre démantèlement 

 

Une note invitait il y a peu le personnel volontaire de la Viabilité de Dagneux (Rhône) afin d’imaginer leur filière au cours des années à venir, sur le thème « ce qu’on peut ou sait faire » et « ce qu’on peut faire faire », en résumé il s’agit de plancher sur le recours à la sous-traitance tous azimuts et d’ailleurs un document parle sans détour de « l’optimisation de nos coûts de fonctionnement » (tout un programme !)

 

La Viabilité actuelle sous la menace de la calculette

Ceci démontre une fois encore ce que SUD martèle depuis des mois, à savoir que la restructuration d’APRR ne se limite pas aux seules annonces de regroupement de nos régions ou districts, ce n’était là qu’une mesure et la suite arrive, bien plus brutale encore ; on constate que la filière Viabilité interroge beaucoup les tenants de la calculette : sous-traitance d’une part mais aussi, depuis peu, le grand retour dans le débat des logements de fonctions, et désormais la Direction ne cache plus sa volonté de mettre en bas ce qu’elle ne considère être qu’un coût, sans tenir compte des règles élémentaires de sécurité et de qualité de service sur notre réseau.

 

REMISE EN CAUSE DES ACCORDS = RECUL SOCIAL

 

Aucun accord ne devait être remis en cause aux APRR, c’est loupé…

L’épisode des Classifications a ouvert le bal, puisque mis en place de façon unilatérale par la Direction, votre nouvelle Classification ne respecte pas ou plus un grand nombre d’accord d’entreprise APRR et l’accord Inter-entreprises de 1979, nouvelle méthode ultra-libérale en corrélation avec le nouveau modèle de gestion de notre entreprise lié aux seules exigences spéculatives et boursières.

Le dernier accord signé (2008-3) par CGC et CFTC marque le top départ de la stratégie de la Direction d’un recul social par la remise en cause de pan entier d’accords d’entreprise… Cette méthode devient et deviendra monnaie courante si on y prend garde. A savoir qu’un accord d’entreprise signé majoritairement qui remet en cause des accords d’entreprise antérieures plus favorables est valide… Tout le monde aura compris l’enjeu des futures négociations…

 

Regroupements des districts , des DR et Services…

 

On regroupe, on rationalise. La Direction a regroupé les DR (donc les CE), à nouveau seul SUD s’était opposé à cette décision à très haut risque pour l’intérêt du personnel. Un an après SUD constate que sa position était la bonne, on regroupe les districts (donc les circuits de patrouilles), on déplace un nombre inconsidéré de salariés (déménagement de bureau), on brasse au maximum. On malmène de plus en plus de salariés, on pressure, on compresse, on déstabilise. Le déclin social pour toujours le même objectif inexorable la rentabilité maximale dans un seul but flatter les administrateurs d’APRR et d’Eiffage afin d’annoncer des montants « mirifrics » de dividendes aux actionnaires. Mais jusqu’où ne pas aller dans cette course folle à un EBITDA records…

 

Et ce n’est pas fini…

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D’autres projets sont en ligne de mire : Remise en cause du fonctionnement Viabilité/ patrouilleur, Remise en cause des logements, Remise en cause du parc des véhicules, Remise en cause de l’Emploi de Conseillère Clientèle avec l’arrivée de Bornes Automatiques  Libres Service (Distributeur 24/24 et 7/7 jours du TIS Liber T), Remise en cause de la couleur des véhicules de sécurité on passerait du Jaune au Blanc,  des modifications des contrats de travail toujours aussi nombreux (Attention avant de signer !), etc…, etc…

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