CHOMAGE OU PRECARITE

Publié le par SUD DRE AGEN

L’ALTERNATIVE PATRONALE :
 
CHÔMAGE OU PRECARITE
 
Les mesures gouvernementales « pour l’emploi » sont le prolongement de la stratégie de démolition sociale menée depuis une trentaine d’année par le MEDEF.
A la logique de partage du travail et des richesses que SUD préconise, le patronat organise l’explosion du chômage.
D’un côté on licencie, pour créer chez les salariés qui ont encore un emploi la peur du chômage. De l’autre, on profite de cette peur pour s’attaquer aux conditions de travail, dans le but d’augmenter la productivité.
Ainsi on arrive à un niveau inégalé de production de richesses, qui en contre partie s’accompagne d’un accroissement de la misère. Le capital s’approprie toujours plus sur le produit du travail : dans les années 70, 60% pour les salaires et 40% pour le capital, aujourd’hui 60% pour le capital et 40% pour les salaires, et la tendance s’accélère tous les jours, remettant en cause 150 ans de luttes ouvrières.
Tous les contrats aidés ont le même principe : l’exonération des charges patronales, ce qui permets d’organiser artificiellement le « trou » de l’UNEDIC, de la sécu, des retraites….et donc d’introduire des logiques de contrôle, offrant une manne supplémentaire aux intérêts du capital. En organisant la faillite du système social on peut à bon compte prétendre le système dépassé et lui opposer des solutions privées, individualisées……et des perspectives de profit pour un secteur assurantiel en pleine expansion : on privatise les bénéfices, et on socialise les pertes……Ce qui entraîne une ponction plus lourde sur les salaires.
Le contrat nouvelle embauche (CNE) en est un exemple supplémentaire. Sous couvert de lutte contre le chômage, on liquide de fait les CDI, et on attaque le code du travail et les garanties collectives.
Le gouvernement élargit le spectre des « bénéficiaires » de ce contrat des PME de moins de 10 personnes aux PME de moins de 20 personnes. Sera ce la limite de la volonté gouvernementale et patronale ?......Nous en doutons sincèrement.
Il est temps de mettre à bas le mensonge patronal : 30 ans de politique de contrats aidés n’ont jamais eu pour conséquence d’éradiquer le chômage, mais au contraire de généraliser la précarité comme norme sociale, et de liquider les mécanismes de solidarité liés aux salaires.
Le syndicalisme à toujours, et de plus en plus, besoin d’exister……c’est le dernier rempart contre les vœux du patronat…..et des énarques qui nous gouvernent.
La base du salariat : à travail égal salaire égal, ne sera bientôt qu’un souvenir……
 
Claude MARRIGUES
Le 03 avril 2006                                                         

Publié dans SUD ASF DRE Agen

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