la GEPC: un accord pour accompagner l'évolution de l'entreprise

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La GPEC : un accord pour accompagner l’évolution de l’entreprise
 
(24/04/2007- DRH) Lors du CCE du 12 avril, le chantier GPEC (Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences) a été lancé.
C’est un chantier d’ampleur que la Direction Générale entend conduire en toute transparence et dans un état d’esprit constructif.
 
 
Retour avec Erik Leleu, DRH, sur les objectifs de ce chantier et l’état d’esprit de la Direction Générale à l’aube du démarrage de cette négociation.
 
 
Pourquoi une négociation sur la GPEC ?
 
Erik Leleu : Il convient de replacer cette négociation dans le contexte d’évolution de l’entreprise pour bien en comprendre l’esprit.
Dans un environnement de plus en plus concurrentiel, à forte évolution technologique, et marqué par une exigence accrue de nos clients, l’entreprise ne peut rester sans rien faire. Il est sain que la Direction Générale anticipe l’avenir pour continuer de faire d’ASF la référence et le leader de la concession autoroutière.
 
C’est ce qui explique la réflexion sur nos métiers et notre organisation de travail ?
 
EL : Oui, d’ailleurs cette négociation était demandée par les partenaires sociaux depuis plusieurs années. En se posant aujourd’hui les bonnes questions sur quels sont nos métiers aujourd’hui, que seront ils demain, cela doit donner une visibilité à l’ensemble des salariés et les rassurer sur leur avenir dans l’entreprise en leur donnant des perspectives. C’est un comportement particulièrement normal pour une entreprise que de réfléchir à son futur, à son organisation, à ses métiers et aux compétences qu’ils requièrent.
 
Vous parlez d’évolution des métiers, desquels s’agit-il ?
 
EL : Tous les métiers de l’entreprise sont concernés, du péage à la viabilité en passant par les directions supports. Les mêmes réflexions doivent être menées, pas forcément sous un angle technologique, mais aussi sous celui des organisations de travail. Cela nous amènera à faire l’état des lieux des métiers, à clarifier les filières et à définir les actions de formation adéquates à déployer.
 
 
Evolution technologique et concurrence sont des événements importants qui conduisent à faire évoluer l’entreprise, mais on ne peut passer sous silence le fait qu’être aujourd’hui une filiale de VINCI a aussi un impact ?
 
EL : Absolument, ASF est aujourd’hui « VINCI ». Cela signifie clairement qu’elle en épouse les modes de management : l’homme plutôt que le chef, la responsabilité individuelle plutôt que la responsabilité collective, l’esprit entrepreneur, l’esprit de bon gestionnaire.
 
En ce sens l’ensemble de la chaine hiérarchique bénéficiera d’un accompagnement fort en termes de formation au management. Une chaine hiérarchique clarifiée, simplifiée, afin d’accompagner ces évolutions dans l’esprit VINCI et ce de la maîtrise aux cadres dirigeants.
 
C’est en prenant ce sujet par ces deux angles, que la Direction Générale compte non seulement redonner de la perspective à l’ensemble des salariés, mais aussi corrélativement atteindre deux objectifs : la satisfaction des clients et des gains de productivité.
 
Le client, c’est l’objectif d’ASF ?
 
EL : C’était déjà le cas auparavant mais cela doit l’être encore plus aujourd’hui. C’est le gage de l’acceptabilité du péage.
 
On l’aura compris, par ce chantier sur les métiers, privatisation ne doit pas signifier dégradation du niveau de service, comme le laisseraient entendre certains médias automobiles. Des compétences enrichies, des organisations adaptées, des salariés contents de venir travailler dans un contexte clarifié, c’est l’objectif à atteindre pour améliorer la satisfaction de tous nos clients : l’Etat bien sûr, ainsi que tous les PL et VL utilisant notre réseau. C’est ainsi que, préservant et améliorant la qualité de service nous aborderons l’échéance 2032 en étant incontournable.
 
Le métier, l’Homme, le client, la performance économique, c’est bien dans ce sens que la direction a la volonté d’engager ce chantier. 

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