VINCI-ASF
Est il imaginable que des emplois disparaissent ?
Le fait que le groupe VINCI-ASF puisse un jour prochain réduire son effectif laisse souvent dubitatif le plus grand nombre. Il faut avouer que dans notre inconscient nous en sommes tous restés à l’époque d’ASF, société d’économie mixte, au sein de laquelle il n’y avait guère à craindre pour nos emplois. Un tel réflexe peut se comprendre. Nous avons si vite été privatisés, et ce malgré les garanties données à l’intersyndicale par le ministère de tutelle, et si peu informés sur notre avenir, que nous conservons tous de « vieux réflexes ».
Mais désormais, il faut que chacun prenne conscience qu’un changement profond c’est produit, et réagisse en conséquence. Le coup dur, au niveau de l’emploi n’arrive pas qu’aux autres……..ailleurs…….dans les autres entreprises……..surtout que nos dirigeants ont constatés un « ventre mou » dans les organisations syndicales de l’entreprise, dont ils savent habilement tirer profit.
N’oublions surtout pas que l’association française des société d’autoroutes (AFSA), dont ASF (et donc Vinci) est parti prenante, se vante de faire le forcing afin de pouvoir développer sur le territoire français le péage automatique, sans présence physique ni barrière, tel que cela se pratique régulièrement dans d’autres pays, et notamment par le groupe MACQUARIE (pensions Australiennes) qui fait désormais, depuis les privatisations, parti intégrante du paysage autoroutier français (associé à EIFFAGE).
La filière péage, en particulier, n’en a vraisemblablement pas fini avec l’automatisation : GALILEO, FREE FLOW……des appellations pas inconnues chez VINCI-ASF, qui augurent de lendemains qui déchantent……….
Claude MARRIGUES
Le 16 mars 2006
SALAIRES
Une revendication qui reprends le devant de la scène
Entre 1985 et 2002, le salaire moyen,à temps complet, a baissé de 12,4% par rapport au niveau de vie moyen.
Depuis des années patrons et gouvernements opposent salaires et emploi, et font de toute revendication salariale des propositions « indécentes ».
Ils opposent l’emploi aux salaires, alors que c’est en terme de profit et de salaire qu’il faut raisonner. Depuis des années la part des salaires n’a cessé de baisser dans la richesse nationale. Il faut inverser le processus : il s’agit ici de justice sociale et d’efficacité économique.
Augmenter le pouvoir d’achat, c’est aussi revaloriser les montants des retraites, des minima sociaux………
Tout(e) salarié(e), toute personne active ou non doit bénéficier de moyens financiers indispensables à une existence décente, et au maintien d’un système de solidarité et de protection sociale.
Nos revendications aujourd’hui :
Le rattrapage des pertes cumulées du pouvoir d’achat.
Une réduction de l’éventail des revenus.
L’augmentation prioritaire et forte des salaires les plus faibles.
Le refus de toute rémunération basée sur le mérite, le rendement, la compétition……
La reconnaissance de la qualification dans les grilles de salaire.
Claude MARRIGUES
Le 16 mars 2006
Commentaires