Déclaration de SUD-ASF Dre Agen
Pour le Comité d’Entreprise du 18/12/2007
Messieurs les Directeurs,
Monsieur le Directeur des Ressources Humaines,
Le syndicat SUD demande de modifier l’ordre du jour du Comité d’Entreprise.
La réunion du 4 décembre 2007 à Vedène n’a permis aucune avancée majeure. La Direction Générale, semblant découvrir les problèmes, n’a eu de cesse de
renvoyer les discussions sur les DRE, au risque de favoriser des interprétations locales.
Nous constatons que bon nombre de tours de services n’appliquent pas l’esprit de la Convention 80. Comme vous le savez, beaucoup d’agents n’ont pas eu
connaissance de leur tour de service à 3 mois, le 15 décembre 2007. Sur les tours de service que le syndicat SUD a pu étudier, il apparaît 3 points posant problème.
Premièrement, la notion de journée de travail n’a pas été comprise. L’article 2 du chapitre II, dernier paragraphe, est pourtant clair. Une journée de
travail et un poste sont des termes qui signifient la même chose. Il peut, donc, y avoir 2 journées de travail sur une seule journée calendaire ( exemple : 9/13 le matin, 16/20
l’après-midi). Cette incompréhension amène à des semaines ou des semaines glissantes de 6 journées de travail ou 6 postes, voire 7, et également des postes inférieurs à 4 heures, ce qui est
contraire à l’esprit de l’accord.
Deuxièmement, la programmation des postes dits de disponibilité est très étonnante. Il arrive régulièrement qu’un technicien péage travaille le jour où
commence sa disponibilité. Pour nous, l’esprit de l’accord n’est pas respecté car la personne ne peut être disponible de 21h à 21 heures. Une personne finissant à 20 heures, ne pourra en fait
commencer sa disponibilité qu’à 7 heures le lendemain matin. Qui appellera-t-on entre 21h et 7heures ?
Troisièmement, l’augmentation exponentielle des postes courts est en totale contradiction avec l’esprit de l’accord.Ce point est le plus grave car il ne peut laisser indifférent les organisations syndicales signataires. L’article 2, chapitre III, subdivision Horaires de travail, dernier
paragraphe, il est écrit : « Des postes courts peuvent être programmés. L’esprit du présent accord n’est pas d’inciter à la planification de postes courts. Le double curseur annuel
d’heures et de jours de travail, ainsi que le développement de la polyvalence, doit permettre de limiter ce type de postes. » Il apparaît à la lecture de beaucoup de tours de service
que l’esprit n’a pas été assimilé. Prenons le matricule 05783L, sa moyenne de poste passe de 8h 18’ à 6h31’. Sur 26 postes en cabine programmés 19 postes courts (1 de 3h, 10 de 4h, 1 de 5h, 4 de
6h, 3 de 6h30’) et 7 postes longs. Cette conception des tours de service amène à effectuer 223 postes dans l’année pour arriver à 1450 heures !!!. La promesse faîte par la Direction Générale
de majorer de 125% les heures effectuées au delà de 1450 se transforme en leurre. De plus, la multiplication des postes courtsestun frein à la modification des tours. Lorsqu’un changement devra intervenir, il nécessitera des modifications en
cascade. Prenons le cas du 05783L, sur 3 mois, il n’existe qu’une seule possibilité : le 30 janvier 2008 ,qui permettrait d’éviter de modifier le tour des autres techniciens
péages.
Le syndicat SUD demande à la Direction Régionale de réunir dès demain matin, mercredi 19 décembre 2007, à 9 heures, la commission de conciliation prévue par
la Convention 63 afin d’apporter les modifications nécessaires au respect de l’accord. Suite à notre demande, nous savons que vous avez 30 jours pour la réunir, mais la situation d’urgence
où nous nous trouvons amène une décision très rapide.
Nous sommes conscient que les chefs de gare ont, durant les 2 dernières semaines, travaillé 10 heures par jour et même 7 jours sur 7. Nous ne remettons pas
en cause leur travail. Au contraire, nous tenons, dans cette déclaration, à louer leur comportement et leur dévouement.
Nous espérons que notre demande sera acceptée car nous ne voudrions pas nous retrouver avec des tours de service ne pouvant fonctionner au 1 janvier 2008. En
clair, le Syndicat SUD est prêt à ester en justice pour faire respecter l’esprit de l’accord. Durant la négociation de la Convention 80, nous étions en phase avec Mr Erik Leleu quand il répétait
sans cesse « L’esprit plus que la lettre ».
Nous demandons une suspension de séance pour laisser un temps de réflexion à la Direction Régionale avant de nous donner la réponse à notre
demande.
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