Contact SUD ASF

                                                                  

                                 CONTACTS SUD ASF 

Délégué Syndical Central :  Bonnes Henri  -  bonnes.henri@wanadoo.fr

SUD DRE Agen : DSR  Not  Patrick - patrick.not@free.fr 

SUD DRE  Narbonne : DSR   Gonzalez Vincent - gonzaleznadine2@gmail.com 

SUD DRE  Biarritz :  DSR  Darritchon  Nadine  - ndarritcho@modulonet.fr  

SUD DRE  Niort :  DSR  Mense  Jacky  - SUDASFNIORT@aol.com 

SUD DRE  Orange : Berjonneau Patrick -  sud.asf@orange.fr

SUD  DRE  Brive :  DSR  Gaziello Rodolphe  - sudasf.dreca@gmail.com 

 

AGENDA SOCIAL 2011

AGENDA SOCIAL 2011
 

 

 

Septembre 2011

21/09/2011 - Groupe de travail branche sur la pénibilité à Paris
22/09/2011 -
CCE à Vedène

 

 

Octobre 2011
05/10/2011 - Observatoire des métiers à Vedène
11/10/2011 - Négociation de branche sur la sécurité à Paris
18/10/2011 - Groupe de travail sur les filières Administratifs et Viabilité à Ambarès
18/10/2011 - Négociation Pénibilité-inaptitude-fin de carrière à Ambarès
19/10/2011 - Négociation CET à Ambarès
18/10/2011 - Négociation Intéressement à Ambarès
26/10/2011 -
Commission économique du CCE à Vedène

 

 

Novembre 2011
03/11/2011 - Groupe de travail sur les filières Administratifs et Viabilité à Ambarès
03/11/2011 - Négociation Pénibilité-inaptitude-fin de carrière à Ambarès
09/11/2011 - Observatoire des métiers à Toulouse
16/11/2011 - Observatoire prospective de branche sur les métiers et qualifications à Paris
17/11/2011 - Négociation Intéressement à Vedène
17/11/2011 - Négociation CET à Vedène
21/11/2011 -
Commission emploi formation à Vedène

 

 

Décembre 2011
08/12/2011 - Observatoire des métiers à Niort
08/12/2011 - Conseil d'administration ASF à Rueil
09/12/2011 - Comité de groupe à Rueil
12/12/2011 - Négociation Pénibilité-inaptitude-fin de carrière à Vedène
14/12/2011 - CCE à Vedène
15/12/2011 - Commission nouvelles technologies du CCE à Vedène
22/12/2011 - Négociation CET à Toulouse
22/12/2011 -
Négociation Intéressement à Toulouse

Téléchargement divers

  Télécharger le bulletin d’adhésion SUD ASF en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/24/63/21/BULLETIN-D-ADHESION-SUD-ASF.xls

Télécharger la convention collective en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/24/63/21/CONVENTION-COLLECTIVE.doc

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conseiller du salarié

LISTE DES CONSEILLERS DU SALARIE SOLIDAIRES EN MIDI PYRENEES

 

 

Agnès ANTOINE

20 rue Paul Lambert

31100 TOULOUSE

06.76.20.47.38

Solidaires Agent AFPA

 

Bertrand BOUCHE

Le cantou

31330 LARRA

05.62.14.56.53

Solidaires Employé informatique

 

Yves DESPAUX

9 rue Arnaud Bernard

31000 TOULOUSE

06.11.08.52.03

Solidaires Agent AFPA

 

Ghislaine LEDU

32 rue de Trente six ponts

31400 TOULOUSE

05.61.33.01.77

Solidaires Educatrice spécialisée

 

Gabriel SERRANO

La falguerie

81500 LUGAN

06.70.48.23.03

Solidaires Métallurgie

 

Laurence SRUH

Au village

32600 SEGOUFIELLE

05.62.07.04.04

Solidaires Technicienne secteur

Social

 

Guillaume THIBERGE

8 rue des Lavoirs Couffinal

31250 REVEL

06.89.33.45.35

Solidaires Employé informatique

 

 

Chiffres utiles

LE SMIC

Depuis le 1er juillet 2008:
8.71 € l’heure, soit 1321.02 € brut pour 151.67 heures mensuelles sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.

Désormais, les différents SMIC issus de la loi sur les 35 heures ont disparu.

FONCTIONNAIRES


Minimum de traitement
dans la fonction publique depuis le 1er juillet 2008:

1 321,51 € mensuels brut

Valeur du point:
4,56€ brut par mois.

 

PLAFOND MENSUEL
DE LA SÉCURITÉ SOCIALE


Du 1er janvier au 31 décembre 2008
2773.00 €

CHÔMAGE

L’allocation doit s’élever à 26,66€ par jour au minimum, mais ne peut dépasser 75% du salaire journalier de référence (salaire des douze mois qui ont précédé la rupture du contrat de travail). Pour ceux qui relèvent de l’ancienne convention, un coefficient de dégressivité est appliqué à l’allocation de base, qui diminue donc avec le temps.

ASSURANCE-VIEILLESSE


Minimum vieillesse:
Au 1er janvier 2008:
7 537,29 € par an pour une personne
(628,11€ par mois).

Minimum contributif majoré:
Au 1er janvier 2008:
7 603,41 € par an pour une personne

 

ALLOCATIONS FAMILIALES


2 enfants: 120,32 €
3 enfants: 274,47 €
4 enfants: 428,61 €
Par enfant en plus: 154,15 €
Majoration pour âge des allocations:
33,84€ de 11 à 16 ans,
et 60,16 € après 16 ans.

MÉDECINE CONVENTIONNÉE

(tarifs secteur 1)

Au cabinet du médecin omnipraticien:
22,00 €
Au cabinet du médecin spécialiste:
25,00 €

% DES COTISATIONS SOCIALES QUE VOUS PAYEZ SUR SALAIRE BRUT

 

CSG: 7,5% depuis le 1er janvier 1998 (au lieu de 3,4%) sur 97% du salaire.

CRDS:
0,5% depuis le 1er février 1996 sur 97% du salaire (1).

SÉCURITÉ SOCIALE

Assurance-maladie:

0.75 %

Assurance-vieillesse:

6.65 %

Assurance-veuvage:

0.10 %


ASSURANCE-CHÔMAGE

Cotisation ASSEDIC

 

Tranche A et B

2.40 %

 

Cotisation AGFF

 

Tranche A (2)

0,80%

Tranche B (3)

0,90%


APEC (4)

Tranche B

0,024%

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES

ARRCO
(Taux minima obligatoires)

Non-cadres tranches A et B
et cadres tranche A:

3.00 %

AGIRC

Cadres tranches B et C:

7,70%

1) Contribution au remboursement de la dette sociale.
2) Tranche A: dans la limite du plafond de la Sécu.
3) Tranche B: entre 1 et 4 fois le plafond de la Sécu.
4) Association pour l’emploi des cadres.

FRAIS DE DÉPLACEMENTS 2011

A compter du 1er juillet 2011

 

Rappel :

. les déplacements doivent être préalablement autorisés par le supérieur hiérarchique ;

. l'entreprise assurant la prise en charge des frais de déplacement doit pouvoir être en mesure de les contrôler.

 

 

Plafonds de remboursement sur justificatifs

Indemnités de repas et d'hôtel 

 

Barème applicable sans restriction à l'ensemble du personnel

PARIS

PROVINCE

Hôtel + petit déjeuner

150 €

90 €

Repas

25 €

25 €

1 repas + 1 nuit *

175 €

115 €

2 repas + 1 nuit *

200 €

140 €

 

* par journée calendaire (0h à 24h)

En cas de déplacement imposant une nuit d’hôtel, il est possible au choix du salarié :

-    de respecter deux plafonds distincts, l’un pour l’hôtel, l’autre pour le repas ;

-    ou de globaliser les frais dans la limite des plafonds définis ci-dessus (1 ou 2 repas + nuit d’hôtel : l’un pouvant compenser l’autre).

 

 

 

Indemnités kilométriques pour usage d'un véhicule personnel

 

Moins de 4 CV

0,29 €

4 et 5 CV

0,33 €

6 et 7 CV

0,42 €

8 CV et au-delà

0,48€

 

 


Indemnités de réinstallation

 

Cette indemnité est fixée à :    565,64€ par pièce principale.

 

Toutefois cette indemnité ne pourra pas dépasser :

 

·         1 108€ pour les salariés célibataires, mariés ou vivant maritalement sans enfant à charge.

·         1 662€ pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 1 enfant à charge.

·         2 216€ pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 2 enfants à charge.

·         2 770€ pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 3 enfants à charge.

·         3 325€ pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 4 enfants à charge.

·         3 879€ pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 5 enfants à charge.

 

La réalité et le montant des dépenses engagées doivent être dans tous les cas justifiés au moyen de factures, état des lieux démontrant la nécessaire remise en état du logement, etc. dans les conditions prévues par la circulaire de la Direction de la Sécurité Sociale du 7 janvier 2003 et la circulaire questions-réponses n°4 DSS/SDFSS/5B du 28 octobre 2004.

 

 

 

Frais de déménagement

 

Au choix de la société, les frais de déménagement seront remboursés soit aux frais réels, soit dans la limite d’un plafond raisonnable (dans les 2 cas, présentation de 3 devis et sur facture).

 

NB : en cas de déménagement de conjoints travaillant tous deux dans les sociétés d’autoroutes, l’indemnité de réinstallation et les frais de déménagement ne s’appliqueront qu’à l’un des deux.

PROCES-VERBAL DE LA REUNION DU

CCE D’ASF

DU 16 MAI 2011

 

Cette réunion se tient sous la présidence de Madame Josiane Costantino, Directrice des Ressources

Humaines.

 

Assistent à la réunion :

 

Membres titulaires :

Eric BOUSCHARAIN, Secrétaire Provence Camargue

Jean-Louis DEPOUES, secrétaire adjoint Languedoc-Roussillon

Alain BARKATS Directions Support

Henri BONNES Aquitaine Midi Pyrénées

Pascal BOISSIER Provence Camargue

Patrice CARTIER Aquitaine Midi-Pyrénées

Xavier DUPUY Ouest Atlantique

Jean-François LASAGA Sud Atlantique Pyrénées

Didier LAMBERT Rhône Alpes Auvergne

Franck REBUZZI Centre Auvergne

Daniel THEBAULT Ouest Atlantique

 

Membres suppléants :

Sylvie GENEST Languedoc-Roussillon

Christian CAMPILONGO, trésorier adjoint Provence Camargue

Michel DIEU Ouest Atlantique

Gwenaëlle LABARTHE Sud Atlantique Pyrénées

Magali LACOUR Aquitaine Midi Pyrénées

Christian LAUTIER Aquitaine Midi Pyrénées

Katia MAURIN Ouest Atlantique

Patrick MOUTON Languedoc-Roussillon

Stéphane RAVAILLER, trésorier Provence Camargue

Daniel SANCHEZ Directions Support

 

Représentants Syndicaux :

Richard BABIN UNSA

Martine DAUMAS FO

Patrick GADBIN CGT

Évelyne RIVIÈRE CFE/CGC

Pascal ROBY CFDT

Christian MIMAULT DSC CGT

Élisabeth COMBE DSCP CFE/CGC

Olivier THIBAUD DSCP UNSA

 

Direction :

Josiane COSTANTINO Directrice des Ressources Humaines

Jérôme PISSONNIER Directeur Développement Social

 

 

SOMMAIRE :

1. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE extraordinaire du 2 mars 2011 ........... 3

2. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE extraordinaire du 14 mars 2011 ......... 3

3. Information consultation sur le projet de convention d’entreprise relative à la politique

salariale et aux augmentations salariales 2011.................................................................................. 3

4. Information consultation sur le projet d’avenant n°4 à la convention d’entreprise n°45

portant diverses mesures relatives au temps de travail, à la charge de travail et aux carrières

des cadres............................................................................................................................................. 6

5. Désignation du représentant des salariés à la Fondation Vinci Autoroutes. ......................... 7

6. Questions diverses ....................................................................................................................... 8

 

La séance est ouverte à 15 h 23.

M. Bouscharain : On ajoutera un point 6 « Questions diverses » qui avait été oublié. Il y aura trois

questions diverses.

 

1. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE extraordinaire du 2 mars

2011

Compte tenu de certaines modifications, les élus du CCE approuvent le PV du 2 mars.

 

2. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE extraordinaire du 14 mars

2011

Compte tenu de deux modifications, le PV est approuvé.

Patrice CARTIER a une déclaration à faire.

M. Cartier : Suite à la déclaration de SUD le 14 mars, dans laquelle mon nom aurait été notifié, j’ai

demandé au syndicat SUD, par l’intermédiaire d’Henri Bonnes, de retirer mon nom, mais il n’est pas

possible de le faire lors de ce CCE. Je vais donc faire la déclaration suivante :

« La CFTC-ASF et l’élu que je représente se sont positionnés de façon indépendante et mesurée à

propos de l’information consultation sur le projet de convention relative au dialogue social. Nous ne

désirons à aucun moment et d’aucune façon être associés contre notre gré à des propos que nous

jugeons inappropriés, outranciers, grossiers et diffamatoires à l’encontre des autres formations

syndicales ainsi qu’envers la direction ASF. »

M. Bouscharain : Les élus titulaires CFTC- CFE/CGC- CGT et FO du CE d’Agen ont une déclaration à

faire par l’intermédiaire d’Henri BONNES.

Henri Bonnes : « Les élus titulaires CFTC- CFE CGC- CGT- FO demandent qu’Henri Bonnes,

mandaté, par nous même, par le CE d’Aquitaine- Midi Pyrénées, fasse des excuses à l’ensemble des

membres et représentants syndicaux du CCE, du fait des propos inappropriés, outranciers, grossiers

et diffamatoires tenus dans sa déclaration du 14/03/2011 lors de la réunion du CCE extraordinaire ».

Henri Bonnes ne voit pas pourquoi il doit présenter des excuses et n’en a nullement l’intention.

M. Mimault : Je m’exprime officiellement afin que mes propos soient inscrits au PV du CCE. Autant on

peut comprendre les explications du CE d’Agen sur le sujet, autant nous nous opposons totalement à

ce qui a été déclaré par un représentant du syndicat Sud, M. BONNES, qui a été, comme le disent les

deux déclarations, « diffamatoire, outrancier etc. », envers les organisations syndicales en général, et

la CGT en particulier. Cette déclaration est inacceptable et les faits n’en resteront pas là. Le CE

d’Agen devait intervenir car M. Bonnes s’était autorisé à laisser entendre qu’il parlait pour le CE

d’Agen, ce qui est déjà très mal venu. Ensuite, je trouve encore un peu plus déplacé de ne pas

assumer ses responsabilités dans une déclaration qui lui est personnelle, en ne prenant pas le micro

pour faire la déclaration du CE d’Agen.

 

3. Information consultation sur le projet de convention d’entreprise relative à la

politique salariale et aux augmentations salariales 2011

Avis de l’élu Henri BONNES :

M. Bonnes : « Mesdames, Messieurs,

Nous sommes réunis ce-jour pour donner notre avis sur la Négociation Obligatoire Annuelle, c'est-àdire

sur les mesures salariales de 2011.

C’est un instant solennel, grave qui va avoir des conséquences importantes pour les salariés d’ASF,

une filiale du Groupe Vinci tant pour leur rémunération que pour leur carrière professionnelle.

Nous, Henri Bonnes, élu titulaire du CCE, et Magali Lacour, élue suppléante du CCE, militants du

syndicat SUD-ASF, nous avons décidé de parler et de dire les vérités qui font mal.

Nous constatons avec plaisir que vous renoncez aux augmentations individuelles pour certaines

catégories de salariés et que pour d’autres, vous introduisez une part fixe. Comme de nombreux

syndicalistes vous l’ont dit, comme les rapports sur les risques psycho-sociaux vous l’ont démontré,

cette idée intéressante avait des effets catastrophiques sur le terrain, allant à l’inverse du but

recherché. En effet, ces augmentations individuelles étaient plus un facteur de démobilisation qu’un

facteur de motivation.

Votre proposition d’augmentation de 10% de la prime d’éloignement frappe car c’est une

augmentation à 2 chiffres. Pour un salarié de la tranche 4, la hausse sera de 8 euros maximum par

mois. Croyez-vous que cela soit une proposition sérieuse pour motiver les salariés ?

Avez-vous conscience, mesdames, messieurs les responsables d’ASF que vous vivez la fin d’un âge

d’or ? Les excès du capitalisme ne peuvent plus durer et doivent être dénoncés.

Croyez-vous logique de mieux rémunérer la rente que le travail ? Ne dit-on pas que l’oisiveté est la

mère de tous les vices ? Nous allons vous énoncer une lapalissade, le travail produit par une

multitude de salariés crée la richesse et il est anormal que cette richesse soit accaparée par un

nombre restreint de personnes.

Ne pensez-vous pas qu’une meilleure répartition de la richesse serait profitable à tous et engendrerait

davantage de richesses ? Ne dit-on pas qu’il faut savoir perdre un peu au début pour mieux gagner à

la fin ? Pour exister, le capitalisme a besoin de consommateurs et aujourd’hui, vous désirez appauvrir

les consommateurs au profit de personnes qui thésaurisent. Cette démarche anticapitaliste sur le

moyen et long terme ne peut se justifier économiquement.

Comment pouvez-vous nous faire des propositions salariales aussi basses : 2% d’augmentation

générale alors que le monde de l’information dans lequel nous vivons nous permet de savoir ce que

nous ne devrions pas savoir ? Internet est devenu une source d’informations incontrôlables.

Ainsi, nous avons eu connaissance que M. HUILLARD, PDG de Vinci, a reçu 35000 actions de Vinci

et a encaissé 635753 euros en les revendant.

Nous, les salariés d’ASF, nous n’aurons jamais 35000 actions Vinci et la somme indiquée ci-dessus

correspond à 23 années de travail de notre salaire de base. Trouvez- vous cela normal ? La décence,

un mot qu’aujourd’hui méconnaît tout capitaliste bien pensant, devrait vous amener à plus d’humilités

et à des propositions plus décentes.

Nous, les salariés d’ASF, nous aimerions avoir comme M. Yves-Thibault DE SILGUY, une bonne

retraite.

Croyez-vous que le montant de sa retraite pour 4 années au service de Vinci est justifié ? Je vous

rappelle qu’elle sera de 380000 euros par an alors que bon nombre des retraites des salariés ASF est

inférieure à 15 000 euros par an.

Est-ce pour financer cette retraite, les largesses que s’offrent grâce à notre sueur nos dirigeants que

vous nous faîtes ces propositions indécentes, je dirais même insultantes ?

Ce comportement irresponsable de soi-disant responsables d’entreprises peut-il entraîner le respect

des salariés ? Ces comportement s : passe-droit, salaires mirobolants, retraite dorée ne peuvent

engendrer que rejet et honte des personnes bénéficiaires qui n’ont plus le sens de l’intérêt commun

qu’on devrait attendre d’eux alors qu’au contraire ils devraient donner l’exemple pour fédérer autour

de leur personne un projet dynamique.

Mesdames, Messieurs, nos chers dirigeants d’ASF et de Vinci, vous comprendrez, que les militants du

syndicat SUD-ASF que nous sommes ne peuvent pas souscrire à votre politique salariale qui,

aujourd’hui, irrite jusqu’au plus haut sommet de l’État, même si nous sommes conscients que d’autres

considérations plus personnelles ont motivé ce courroux.

Les salariés ne veulent plus du mépris de leurs dirigeants, ils veulent que leur travail et leurs efforts

trouvent une juste récompense.

Ils sont écoeurés de voir leurs chers dirigeants s’en mettre plein les poches et de donner une image

pitoyable de Vinci-Autoroutes alors qu’eux ils galèrent tous les jours pour des clopinettes et qu’on leur

a dit et qu’on leur dit encore aujourd’hui, « Soyez fiers d’être dans la famille Vinci ».

Vous vous étonnez de voir le nombre d’accidents du travail augmenté et vous n’avez comme réponse

que des réunions supplémentaires pour sensibiliser à cette hausse. Le mal est plus profond que vous

le croyez, les salariés n’ont plus envie de faire des efforts, ils sont si peu considérés.

Remettez-vous en cause avant qu’il ne soit trop tard.

Revenez à une politique sociale plus humaine où chacun retrouve sa dignité, où tout le monde se

respecte.

Écoutez les demandes de salariés, comme celles des ouvriers autoroutiers de Narbonne.

Revenez à une politique salariale équilibrée où le travail de chacun est considéré, où tout le monde

voit ses efforts récompenser.

Nous, Magali LACOUR et Henri BONNES, militants du syndicat SUD-ASF, donnons un avis négatif à

vos propositions qui ne peuvent qu’accroître le mal vivre des salariés de Vinci-ASF. »

Avis des élus CGT :

« La CGT ne signera évidemment pas cet accord même si des avancées en termes de diminution

des augmentations individuelles sont actées, celles-ci n’étant que ponctuelles et encore très

catégorielles. Le second point qui nous amène à ne pas avaliser cette convention est celui du niveau

d’augmentation qui n’a rien à voir avec les réels besoin d’augmentation du pouvoir d’achat et qui est

aussi provocateur au regard des bénéfices du groupe Vinci, des dividendes annuels alloués aux

actionnaires et aux privilèges que s’octroient les hauts dirigeants du groupe. »

Avis des élus CFDT :

« Dans un contexte social morose, et notamment de la remise en cause du Compte épargne temps

(CET), cette négociation a permis d’entrouvrir une porte, en laissant une véritable place à la

négociation. Les négociateurs ont été capables de s’adapter au contexte économique, en donnant

une part majoritaire, voire totale, aux augmentations générales. Cette capacité à trouver une position

la plus large possible est la preuve que le dialogue et la volonté d’aboutir sont prépondérants dans la

réussite, ou dans l’échec d’une négociation. Toutefois, la capacité à maintenir durablement un climat

propice au dialogue reste encore trop aléatoire, les négociations en cours en sont une preuve, hélas,

flagrante. »

Avis des élus UNSA :

« L’accord NAO 2011 soumis aujourd’hui à l’avis des élus du CCE intègre au terme de la négociation,

des dispositions essentielles défendues pour certaines depuis plusieurs années par l’UNSA :

- Pas d’enveloppes d’augmentation individuelle pour les catégories ouvriers-employés-maîtrise

technique, principe auquel notre organisation syndicale n’a jamais adhéré, compte tenu des

dégâts que cela pouvait occasionner et prises de position confortées aujourd’hui.

- Une enveloppe d’augmentation générale pour la maîtrise d’encadrement que nous aurions

souhaité encore plus conséquente et qui était pour nous essentielle compte tenu des niveaux

actuels d’inflation.

- Une enveloppe d’augmentation générale avec talon pour les cadres sur horaire,

- une non-adhésion de notre organisation syndicale aux grands principes de la convention 81.

- Une augmentation conséquente de la valeur des différentes primes d’éloignement, indispensable

pour nous dans cette négociation, compte tenu de la hausse exponentielle du prix des carburants.

- Une ouverture envisageable à court terme d’échanges avec la direction de l’entreprise sur les

filières administratives et viabilité, sujets qui nous tiennent à coeur depuis longtemps et pour

lesquels nous allons enfin avoir une réelle discussion.

Toutes ces mesures vont dans le sens de ce que nous prônons depuis plusieurs années, en ayant

pris en compte les exigences fortes des salariés que nous représentons. Nous serons également

vigilants à ce que les grandes orientations de cette convention soient assumées par tous les acteurs

signataires, en ne nous faisant pas porter à nous, UNSA, la seule responsabilité de non-attribution

d’augmentation individuelle promise à la catégorie ouvriers-employés-maîtrise technique. Il s’agit d’un

accord d’entreprise largement majoritaire. Compte tenu de ces éléments, les élus UNSA du CCE

émettent un avis favorable à l’accord NAO 2011 soumis aujourd’hui à cette instance. »

Avis de l’élu Patrice CARTIER :

M. Cartier : Avis favorable.

Avis des élus FO :

« Dès le début de la négociation relative aux salaires 2011, Force Ouvrière s’est positionné sur le fait

que, dans ce contexte particulier où le pouvoir d’achat est mis à mal notamment par rapport à la

flambée du prix des carburants, il était primordial de préserver le pouvoir d’achat des salariés. Il était

donc indispensable de favoriser l’attribution de l’augmentation générale de façon majoritaire, voire

totale. Au final, cet accord prévoit une augmentation générale au-dessus de l’inflation pour les

catégories ouvriers-employés-Maîtrise-de qualification, une augmentation générale majoritaire pour la

maîtrise d’encadrement et un talon également majoritaire pour les cadres. Compte tenu de la prise en

compte des demandes que nous avions formulées dès le début de cette négociation, les élus FO au

CCE émettent un avis favorable sur ce projet d’accord.

 

4. Information consultation sur le projet d’avenant n°4 à la convention d’entreprise

n°45 portant diverses mesures relatives au temps de travail, à la charge de

travail et aux carrières des cadres

M. Bouscharain : Je distribue le projet modifié par les élus fourni ce matin (les modifications sont

portées en rouge). Étant donné que vous en avez pris connaissance, on peut passer aux avis.

Avis de l’élu Henri Bonnes :

M. Bonnes : Aucun avis.

Avis des élus CFDT :

Ce n’est pas une déclaration, c’est simplement une invitation faite à l’entreprise de prendre encore du

temps et à se rapprocher de la position commune qui avait été faite par CFDT et CGC, notamment sur

le pourcentage de l’avantage en nature plus important qu’il ne l’est dans la position de cet accord ;

également dans la proposition qui avait été faite à propos de la gamme supplémentaire. On demande

à l’entreprise de réfléchir de façon à ce que chacun fasse un pas vers l’autre pour essayer d’avoir un

accord qui puisse être accepté par tous.

Mme Costantino : La position de la direction donnée ce matin est celle que vous avez dans l’accord

qui est à la signature jusqu’à vendredi. En fonction de la signature ou de la non-signature, les

dispositions prévues seront mises en place.

M. Barkats : Cela signifie-t-il une fin de non-recevoir ?

Mme Costantino : En effet, les dispositions qui sont dans l’accord sont à la signature jusqu’à vendredi.

Je croyais avoir reçu une position définitive sur la signature de la CGC et de la CFDT. J’ai

probablement fait une erreur.

Mme Combe : Nous vous avions donné une position définitive mais un élément nouveau est apparu :

le Repères RH n°14. Jusqu’à présent, dans cette négociation, ASF avait annoncé qu’elle ne voulait

pas gagner d’argent sur les cadres et la proportion « Avantages en nature »/« Redevance »

s’établissait à 40/60. Dans le Repères RH N°14, il est prévu qu’en l’absence de signature, l a

redevance sera égale à la totalité de l’avantage en nature. Nous constatons que la menace remplace

le dialogue et que vous voulez nous forcer la main pour signer un accord même si nous ne le trouvons

pas équilibré. Nous ne pouvons que le déplorer.

Mme Costantino : Nous n’allons évidemment pas négocier en CCE. Le point « nouveau » n’est pas

nouveau, il a été donné dès le début de la négociation. La position de la direction est claire et n’a

jamais changé. L’accord est à la signature, il n’y a pas de menace, il y a des discussions, des

avancées de part et d’autres et chacun prend ses responsabilités. Soit c’est un accord qui parait

équilibré, et il est signé, soit c’est un accord qui ne vous parait pas équilibré et vous ne le signez pas.

C’est sous la responsabilité des organisations syndicales. Mais la position de la direction est

strictement la même depuis la première réunion de négociation. A présent, le processus de

négociation est terminé, on a fait des avancées, il y a un accord à la signature, il est ouvert à la

signature jusqu’à vendredi et, le CCE donnera son avis aujourd’hui. Les termes de « menace » ou de

« chantage » sont inacceptables, la direction n’ayant jamais varié sur cette position. Je ne souhaite

pas que l’on négocie en CCE.

Mme Combe : Il n’est pas question de négocier, mais de pointer que dans la première présentation, et

dans toutes les présentations suivantes, vous disiez toujours qu’ASF ne voulait pas gagner d’argent

sur les cadres dans cet accord. Pourtant ce que vous menacez d’appliquer dans le Repères RH n°14

ne correspond pas à cela.

M. Barkats : Dans le Repères RH n°14, je ne découvre rien, tout avait déjà été ann oncé. S’il devait y

avoir une décision unilatérale, de par cette décision unilatérale l’entreprise gagnerait de l’argent par

rapport à la situation d’aujourd’hui. Elle ne le ferait pas sur quelque chose de plus équilibré, sur une

partie « Avantages en nature », elle augmenterait uniquement la part « Redevances ». Le fait

d’augmenter uniquement la part « Redevances » lui coûterait moins cher, et elle ferait donc des

économies. C’est ce que l’on ne veut dire par « décision unilatérale qui ferait faire des économies à

l’entreprise ».

L’avis du CCE est forcément logique et conforme aux avis des organisations syndicales pendant cette

négociation et il ne peut pas en être éloigné. Il est évident que ce n’est pas au CCE qu’il faut négocier,

mais pour être conforme à l’avis des organisations syndicales, on invite à poursuivre les discussions si

c’est possible jusqu’à vendredi. Or j’ai compris que soit l’accord était signé, soit il serait appliqué tel

quel.

Mme Costantino : On ne peut pas sortir des phrases du contexte. Cette négociation aurait dû débuter

en octobre 2009, ce qui n’a pas été fait. Les dispositions qui vont être appliquées s’il n’y a pas

signature d’accord auraient pu l’être à partir du 1° novembre 2009. La Direction a voulu donner toute

sa chance à la négociation et au dialogue. Une année et demie a été dévolue à la discussion et la

négociation. Aujourd’hui, on n’arrive pas à trouver un accord, mais il faut prendre une position. Je

n’accepte pas qu’on parle de chantage car la place a été faite au dialogue. A vous de vous

positionner : soit vous estimez que les avancées sont suffisamment importantes pour pouvoir signer,

soit vous estimez qu’elles ne le sont pas et vous ne signez pas.

Avis des élus UNSA :

« Il n’est pas envisageable pour notre organisation syndicale de valider par un avenant à un accord

d’entreprise les dispositions qui empièteraient, d’une manière ou d’une autre, sur le pouvoir d’achat

des salariés, quelle que soit la catégorie des salariés concernée.

L’avis des élus UNSA sur cet avenant à la C45 est défavorable. »

Avis de l’élu Patrice CARTIER :

M. Cartier : avis défavorable.

Avis des élus CGT :

La CGT donne son avis sur deux points : le premier est qu’elle ne signera ni l’avenant, ni l’accord

qu’elle refuse de signer depuis longtemps.

Le deuxième point, c’est la demande qu’à chaque fois où la CGT n’est pas signataire d’une

convention, le nom de la CGT et de son représentant soient rayés Beaucoup de conventions sur

lesquelles la CGT n’est pas signataire portent encore le nom du syndicat et de son représentant. La

CGT ne demande pas de les enlever, afin de garder inscrite la participation de la CGT aux

négociations, mais elle demande officiellement de rayer le nom CGT et le nom du représentant. Merci.

Avis des élus FO :

« Les élus FO émettent un avis défavorable à cet avenant qui une fois de plus remet en cause

certains acquis qui, pour la plupart, avaient été pris en compte dans le calcul de la rémunération

globale des cadres concernés. »

Mme Costantino : Le CCE a-t-il été informé et consulté sur ces deux projets ?

M. Bouscharain : Oui. Les déclarations valent pour avis.

 

5. Désignation du représentant des salariés à la Fondation Vinci Autoroutes.

M. Bouscharain : Deux candidats sont susceptibles d’être désignés : Didier LAMBERT et Olivier

CHAUMERLHAC.

Vote :

_ 7 voix POUR Didier LAMBERT : MM. Bouscharain, Depoues, Lambert, Boissier, Thébault,

Rebuzzi et Bonnes

_ 2 voix POUR Olivier CHAUMERLHAC : MM. Dupuy et Barkats

_ 3 abstentions : MM. Cartier, Lasaga, et Mouton (remplaçant de M. Moreno)

Didier LAMBERT est donc élu représentant des salariés à la Fondation Vinci Autoroutes.

 

6. Questions diverses

- Intervention de Mme COMBE sur le mode de rémunération pour les étapes estivales

Mme Combe : Concernant la rémunération des volontaires pour les étapes estivales sur les aires,

chaque Direction régionale donne une réponse différente. Je souhaite avoir un éclaircissement sur le

mode de rémunération des salariés en fonction de leur catégorie. On sait que pour les ouvriersemployés,

ils sont rémunérés en heures supplémentaires à 125%. Quelle est la rémunération prévue

pour les maîtrises d’encadrement, et pour les cadres ?

Mme Costantino : Je ne sais pas. Je transmettrai l’information au cours de la prochaine réunion du

CCE.

Mme Combe : Je voulais compléter en demandant de préciser qu’il ne s’agit pas de tâches liées à la

suggestion de l’astreinte.

- Intervention de M. ROBY sur la nouvelle organisation

M. Roby : « L’ordre du jour du CCE de ce jour, reçu par les participants par mail le 3 mai dernier, ne

comportait pas le point correspondant à la note relative à la nouvelle organisation de la direction

d’exploitation d’ASF du 2 mai, établie par Sébastien MORANT. La CFDT a alors pensé, au-delà des

différentes nominations, compte tenu de l’ampleur de ce changement et du manque d’explication

indispensable quant aux orientations qui ont prévalu à ce choix, qu’il est tout à fait justifié d’intégrer ce

point à l’ordre du jour du CCE d’aujourd’hui, en apportant ces quelques précisions non exhaustives.

Quelle lisibilité pour cette nouvelle organisation ? Quels enjeux, les impacts, les raisons ? Ces

changements, présentés comme d’ordre purement structurel, sont-ils les prémisses à d’autres

changements, regroupement DRE, par exemple ? La CFDT a donc officiellement adressé une

demande de modification de l’ordre du jour au secrétaire du CCE ainsi qu’à la DRH le 10 mai. Cette

dernière n’a pas souhaité y donner suite, considérant que cette question serait traitée au CCE du 22

juin en présence du DGA.

En attendant, nous regrettons de devoir laisser en l’état la voie ouverte par l’entreprise pour

spéculation sur les hommes, sans aucune autre précision sur les enjeux, les éventuels impacts à

terme et surtout, les raisons précises qui conduisent l’entreprise à modifier les organisations dont elle

a par ailleurs contribué à faire l’apologie, comme l’axe de la Vallée du Rhône. »

Mme Costantino : J’ai effectivement été saisie et je vous ai répondu que ce point serait à l’ordre du

jour du CCE du mois de juin en présence de Sébastien FRAISSE. Néanmoins, je tiens à préciser que

l’organisation mise en place par Sébastien MORANT relève de son pouvoir et de son pouvoir seul. Il

est normal qu’on vienne vous en parler en information au cours du point « Activités diverses » que fait

Sébastien FRAISSE à chaque CCE. Pour autant, je ne comprends pas ces questions spéculations. Il

s’agit d’une organisation que met en place Sébastien MORANT, et avant ça, une note qui informe des

modifications d’organisation qui relève de la seule Direction de l’entreprise. Qu’on vienne vous en

parler, oui : c’est ce que fera Sébastien FRAISSE.

M. Roby : Cela relève aussi d’un devoir d’information.

Mme Costantino : Mais de là à imaginer et à spéculer sur des regroupements de DRE.

M. Roby : Je cite un exemple concret : des spéculations existent autour de la nomination de Vincent

LE PARC à EVA, qui aurait subi une forme de représailles. Quand on a l’intégralité d’une présentation

sur une organisation de ce type, avec des changements aussi importants, des DRE, DESO, DESE

etc., il serait cohérent de le faire.

Mme Costantino : c’est ce que va faire Sébastien FRAISSE au mois de juin mais il ne va pas répondre

à la spéculation que vous venez d’évoquer. Vincent LE PARC est nommé Directeur général d’EVA.

On va ne pas venir justifier en CCE la spéculation autour de Vincent LE PARC.

M. Barkats : Les élus ne souhaitent pas rentrer dans le jeu de la spéculation et ce n’est pas à nous,

élus, de rentrer dans ce jeu, mais de se faire le relais. Les élus souhaitent connaître la raison politique

qui motive la modification dans l’entreprise. Or, en l’absence de telles raisons, il ne reste que la

spéculation, ce qui est regrettable. Les élus attirent l’attention de l’entreprise sur le décalage entre

l’information tardive donnée aux élus ou aux salariés. Les réunions faites à cet égard ne fournissent

aucune explication. On ne cherche pas à contester ou à valider l’organisation qui a été faite, mais à la

comprendre.

Mme Combe : Lors d’une négociation, dans le quart d’heure qui suit la première négociation, vous

informez par le biais du Repères RH tous les salariés de l’entreprise. Quand il y a une réorganisation

aussi importante que celle-là, vous nous demandez d’attendre deux mois. Ce n’est pas très logique ni

très normal.

M. Mimault : La CGT partage ce qui vient d’être dit par la CFDT. Une telle réorganisation soulève des

interrogations et des inquiétudes chez les salariés. Dans les réorganisations, rien n’est anodin ou rien

ne se fait sans raison. La CGT partage totalement la demande. Même si les élus n’ont pas à être

consultés ou informés deux mois avant comme vous souhaitez le dire aujourd’hui, l’information qui

aurait dû nous parvenir au bon moment aurait dû nous permettre de pouvoir avoir une vision sur

l’avenir et sur ce qui pouvait se faire en termes de politique et d’organisation de l’entreprise. A l’arrivée

de Vinci, les Directions régionales étaient organisées en deux régions. Aujourd’hui, elles sont

organisées en deux régions et trois réseaux : pour quelle raison, dans quel but ? Il ne faudrait pas que

ces informations que la Direction ne va fournir qu’au mois de juin n’arrivent qu’après les décisions sur

lesquelles nous aurions dû être consultés.

Mme Costantino : Vous énoncez des erreurs car j’affirme que les Directions régionales ne sont en rien

modifiées, ni dans leur périmètre, ni dans leurs frontières, ni dans leur fonctionnement.

Deuxième point : si une information consultation doit être faite, la Direction respectera ses obligations

comme elle l’a toujours fait et fera une information consultation.

Troisième point : Sébastien FRAISSE viendra expliquer la réorganisation lors du prochain CCE.

Quatrième point : il est normal que la Direction informe les élus et discute avec eux, mais ainsi que

Pierre ANJOLRAS, Pierre COPPEY et Sébastien FRAISSE le disent, l’organisation de l’entreprise

relève du travail de la Direction. C’est à la Direction de prendre les décisions opportunes au moment

où elle les prend. Il est faux de dire que les salariés ne sont pas informés : dès le lundi matin, tous les

groupes de direction de toutes les Direction régionales ont été informés.

M. Barkats : Que nous ayons été informés, oui, mais personne n’a été capable d’expliquer les raisons

d’une telle réorganisation. Une organisation n’est comprise et les gens ne se l’approprient que si elle

est expliquée. Une entreprise ne fonctionne pas sur des principes démocratiques, certes, mais nous

demandons les raisons d’une telle réorganisation.

- Déclaration des élus du CCE

M. Bouscharain : « Par cette déclaration, l’ensemble des élus et représentants syndicaux CFDT, CFECGC,

CGT, FO et UNSA condamnent avec la plus grande fermeté l’attitude de la direction qui, au

travers d’une communication dévoyée, orientée et déloyale, tente d’instrumentaliser les salariés quelle

que soit leur catégorie, contre leurs représentants.

La DRH vient de dévoiler son vrai visage, par Intranet pour l’ensemble du personnel mais aussi par

ses pseudo comptes rendus de réunions de négociation « Repères RH » pour l’encadrement,

transmis dans des délais si courts que l’on peut se demander s’ils ne sont pas écrits à l’avance, avec

des contre vérités et une ligne éditoriale teintée de propagande notamment dans la négociation

actuelle sur la Mutuelle et la Prévoyance. Cette stratégie de communication basée sur la

désinformation est pour le moins dangereuse à très court terme, et loin de l’idée que nous nous

faisions il y a peu de temps encore, d’un dialogue social apaisé, constructif, respectueux et

responsable. Les organisations syndicales agiront désormais en conséquence. »

Mme Costantino : Il est de votre responsabilité de peser chacun des mots de cette déclaration. Deux

points : lorsque vous établissez des tracts, vous ne demandez l’avis de la Direction sur ce que vous

écrivez, c’est votre liberté la plus totale. De la même manière, la communication que la Direction vis-àvis

de son encadrement est de la seule responsabilité de la Direction. Si elle ne vous parait pas

appropriée, c’est votre droit le plus strict. La Direction informe aussi rapidement l’encadrement pour

répondre à une demande de l’encadrement qui jusque-là n’avait pas d’informations directement à

l’issue des réunions de négociation. L’encadrement se montre plutôt satisfait d’avoir une information

aussi rapide et aussi factuelle à la fin de chaque réunion de négociation. Les communiqués sont en

effet prêts à l’avance, mais sont adaptés au fur et à mesure de la réunion. Il est impensable de se

rendre à une réunion sans avoir préparé la trame de ce qui va être dit.

Je ne rentrerai pas dans le débat concernant la désinformation, mais je trouve normal d’informer

l’encadrement ; quant à la négociation sur la Mutuelle évoquée, ce sont les organisations syndicales

qui prendront la décision du choix du prestataire, et les chiffres donnés de manière factuelle suite à la

réunion du 11 mai pour informer ne peuvent influer en quoi que ce soit sur votre décision. Si Repères

RH devait être arrêté à votre demande, ce serait aussi logique et légitime que si la DRH demandait

d’arrêter de faire des tracts.

M.Mimault : Sans aller plus loin dans le débat syndical qui n’a pas lieu d’être dans le CCE, la CGT ne

vous a jamais reproché de faire une communication telle que Repères RH. En revanche, le reproche

porte sur la forme utilisée dans cette communication et premièrement en termes de délai. Les débats

sont tronqués par les propos que vous avez préparés, ou sont à l’inverse de ce que peuvent penser

les organisations syndicales quand elles débattent avec vous. Le contenu de votre communication est

en contradiction avec la réalité et est orientée vers vos propres intérêts, sur des bases qui ne font que

jeter le doute dans l’esprit des salariés, dans le but certain de votre part de discréditer notre existence.

Mme Costantino : votre analyse vous appartient. Je ne souhaite pas non plus entrer dans le débat,

cela équivaudrait à vous demander de modifier ce que vous écrivez dans vos tracts, la différence

entre Repères RH et les tracts étant que la Direction s’astreint à ne jamais parler des débats. La ligne

éditoriale suivie est d’être factuelle, de ne jamais être subjective, de ne jamais porter de jugements, de

ne jamais mettre en avant les organisations syndicales ni dans un sens ni dans l’autre. Si vous

estimez que Repères RH est diffamatoire ou injurieux, faites ce que vous jugez bon de faire.

M. Barkats : Aucune personne présente n’a dit que Repères RH tenait des propos injurieux ou

diffamatoires. L’entreprise fait ce que bon lui semble dans son information et les organisations

syndicales ne peuvent en aucun cas demander à la Direction de ne pas communiquer. Les syndicats

pensent que l’information est instrumentalisée et que la Direction a dépassé certaines normes, ce qui

laisse présager une escalade dans l’information. Quand l’entreprise affirme fournir des données

factuelles, nous pensons plutôt qu’elle a dépassé ce rôle et que ces données ne sont pas factuelles,

ce qui va être démontré dans l’information que nous allons faire.

Il demeure que l’entreprise utilise des moyens qu’elle interdit aux syndicats, ce qui devra être discuté.

 

La séance est levée à 16 heures 15.

Le secrétaire du CCE

Eric Bouscharain

 

PROCES-VERBAL DE LA REUNION DU

CCE D’ASF

DU 4 MARS 2011

 

Cette réunion se tient sous la présidence de Madame Josiane Costantino, Directrice des Ressources

Humaines.

 

Assistent à la réunion :

 

Membres titulaires :

Eric BOUSCHARAIN, Secrétaire Provence Camargue

Jean-Louis DEPOUES, secrétaire adjoint Languedoc-Roussillon

Alain BARKATS Directions Support

Henri BONNES Aquitaine Midi Pyrénées

Pascal BOISSIER Provence Camargue

Xavier DUPUY Ouest Atlantique

Jean-François LASAGA Sud Atlantique Pyrénées

Didier LAMBERT Rhône Alpes Auvergne

Philippe MORENO Rhône Alpes Auvergne

Franck REBUZZI Centre Auvergne

Daniel THEBAULT Ouest Atlantique

 

Membres suppléants :

Sandrine BONNETON Rhône-Alpes Auvergne

Sylvie BOUSQUET Languedoc-Roussillon

Christian CAMPILONGO, trésorier adjoint Provence Camargue

Michel DIEU Ouest Atlantique

Christophe HIGADERE Centre Auvergne

Gwenaëlle LABARTHE Sud Atlantique Pyrénées

Magali LACOUR Aquitaine Midi Pyrénées

Christian LAUTIER Aquitaine Midi Pyrénées

Katia MAURIN Ouest Atlantique

Stéphane RAVAILLER, trésorier Provence Camargue

Daniel SANCHEZ Directions Support

 

Représentants Syndicaux :

Richard BABIN UNSA

Sandrine CASTENDET FO

Christian MIMAULT CGT

Évelyne RIVIÈRE CFE/CGC

Pascal ROBY CFDT

Élisabeth COMBE DSCP CFE/CGC

Floréal PINOS DSCP CFDT

Patrice HERITIER DSCP FO

Olivier THIBAUD DSCP UNSA

 

Direction :

Sébastien FRAISSE Directeur Général Adjoint

Josiane COSTANTINO Directrice des Ressources Humaines

Jérôme PISSONNIER Directeur Développement Social

 

ORDRE DU JOUR :

1. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE du 15 décembre 2010................................. 3

2. Information sur les activités ASF .................................................................................................... 4

3. Information sur le projet de résiliation à titre conservatoire des contrats de mutuelle « Garanties

frais de soins de santé, contrat n° 115915-2009acti fsASF et n°115915retASF ............................ ....... 15

4. Information sur le projet de résiliation à titre conservatoire du contrat de prévoyance « incapacité

– invalidité – décès » conclu avec l’ISPEC, adhésion n° 433 ........................................... .................... 15

5. Information sur la modification du PEG VINCI ............................................................................. 15

6. Information sur la procédure de déclaration d’accidents de travail avec réserves....................... 15

7. Information sur la situation de l’emploi ......................................................................................... 15

8. Compte-rendu de la réunion de la commission Nouvelles Technologies du  31 janvier    2011…………………………………………………………………………………… … 16

9. Compte-rendu de la commission économique du 14 février 2011 ............................................... 17

10. Demande d’information sur le projet de rattachement du parking Truck-Etap Béziers à la DRE

Languedoc Roussillon ........................................................................................................................... 17

11. Questions diverses ……………………………………………………………………………… 19

12. Information consultation sur le projet d’avenant n°1 à la convention d’entreprise n°85 relative

à la mise en place de la participation des salariés aux résultats ASF…...…….. 18

13. Information consultation sur le projet d’avenant n°1 à la convention d’entreprise relative à la

participation des salariés aux résultats d’ASF……………………………………………… …18

 

La séance est ouverte à 9 heures.

M. BOUSCHARAIN : En préambule, j’informe que les Elus approuvent que le point 12, portant sur

« l’information consultation sur le projet d’avenant n°1 à la convention d’entreprise n°85 relatif à l a

mise en place de la participation des salariés aux résultats d’ASF », et le point 13, portant sur

« l’information consultation sur le projet d’avenant n°1 à la convention d’entreprise relative à la

participation des salariés aux résultats d’ASF », soient ajoutés à notre ordre du jour.

1. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE du 15 décembre 2010

Le procès-verbal de la réunion du CCE du 15 décembre 2010 est approuvé sous réserve d’y insérer

les modifications signalées en séance.

Réponses aux questions laissées en suspens lors de la dernière réunion :

- Réponses aux questions soulevées par la commission Couverture sociale du CCE, lors de sa

réunion du 23 septembre 2010

M.DUPUY : La première question était la suivante : « La commission s’interroge sur la méthode

retenue par ASF pour discuter de ce cas de figure avec les partenaires sociaux, sachant que le PEG

est très proche du seuil d’alerte ».

M. PISSONNIER : Le choix a été de baisser les cotisations de 10% au 1er janvier 2011.

M.DUPUY : Je vous remercie pour cette réponse, mais notre question portait davantage sur la

méthode choisie. Car là, il semble que votre décision soit unilatérale et que vous vous soyez réunis

« avec vous-mêmes » pour prendre ces décisions. Par ailleurs, la commission souhaiterait également

qu’une campagne de sensibilisation des salariés soit effectuée par l’employeur, notamment par le

biais d’une plaquette regroupant une synthèse des garanties et un rappel des obligations.

M. PISSONNIER : Actuellement, nous attendons que l’IPSEC nous communique les nouvelles

plaquettes. Celles-ci ont été commandées, nous devrions donc vite les recevoir.

M.DUPUY : Très bien. La commission s’interroge également sur le processus de contact avec les

salariés en arrêt maladie de longue durée. Comment l’organisme peut-il avoir connaissance du nom

des salariés concernés ? Et quelle est la durée d’arrêt qui déclenche le processus ?

Mme COSTANTINO : Nous transmettons le nom des salariés puisque à un certain moment, c’est

l’institution de Prévoyance qui prend le relais du maintien de salaire, en cas de maladie.

M.DUPUY : Mais il y a également un certain nombre d’autres possibilités, éventuellement via les

assistantes sociale. En tout cas, la commission a beaucoup d’interrogations sur le processus

complet ; nous n’en avons pas une connaissance très claire, en effet.

Mme COSTANTINO : Si vous le souhaitez, nous pourrons vous communiquer un schéma précis de la

procédure. Mais pour faire simple, je rappelle qu’au bout de 90 jours de maladie, la rémunération du

salarié passe en demi-traitement et c’est alors l’IPSEC qui prend le relais. Et lorsque le salarié en

maladie bascule en non-traitement, son salaire est pris en charge en totalité par l’IPSEC.

M. BONNES : Je tiens à signaler que dans la Direction Régionale d’Agen, lorsqu’un salarié a un arrêt

maladie d’une durée égale ou supérieure à un mois, nous en informons l’assistante sociale afin que

celle-ci prenne contact avec ce salarié et lui demande s’il souhaite ou non la rencontrer. C’est une

procédure qui a été mise en place en accord avec le CHSCT.

Mme COSTANTINO : Oui. Nous, nous vous communiquerons la procédure telle qu’elle se déclenche

« en central », mais en effet, il y a certaines Directions Régionales où le processus est légèrement

différent. Cela étant, je trouve intéressant d’initier ce processus en liaison avec le CHSCT.

M.DUPUY : Je tiens par ailleurs à vous informer que la commission Couverture sociale se réunira le

21 avril 2011. Son ordre du jour sera la présentation des comptes et la restitution par la mutuelle du

sondage qu’elle a effectué.

Mme COSTANTINO : Est-ce que les membres de la commission Couverture sociale ont pu fixer une

date en accord avec celle de l’appel d’offres ?

M.DUPUY : Nous essaierons en effet de fixer une date de seconde réunion au début du mois de juin

2011.

- Réponse à la question de M. REBUZZI à M. FRAISSE relative à un éventuel durcissement de la

position de la CPAM sur le point de retirer tous les registres dits des « accidents bénins »

M. PISSONNIER : C’est un point que je suis toujours en train d’étudier à ce jour car les réponses que

je recueille sont, à ce jour, contradictoires. Je ne possède donc pas de réponse définitive ; mais sitôt

que je l’obtiens, je vous la communiquerai par écrit.

- Réponse à la demande d’une photographie de sanction :

M. PISSIONNIER : Nous vous en transmettrons le tableau, ainsi que le détail des sanctions.

Globalement, je vous informe qu’en 2010, 70 sanctions disciplinaires ont été données au niveau de la

Société :

- 29 sanctions dites « mineures » (soit des observations) ;

- 21 sanctions de « premier degré » ;

- 4 sanctions de « second degré » ;

- 16 sanctions de « troisième degré ».

M.BARKATS : Pourriez-vous nous dire si le nombre de sanctions est en augmentation ou en

diminution par rapport aux années précédentes ?

M. PISSONNIER : Nous ne possédons pas de suivi pour les années antérieures. En revanche, nous

avons mis en place un suivi mensuel depuis 2010.

 

2. Information sur les activités ASF

M.HERITIER : Avant de commencer le point 2, je souhaite remettre au Président Directeur Général,

au nom des 5 Organisations Syndicales, une pétition qui a été proposée aux salariés, concernant la

suppression du CET. Au travers des nombreuses signatures, on pourra mesurer l’attachement des

salariés au CET tel qu’il existe aujourd’hui.

M. MIMAULT : Je précise que le nombre de signataires représente 67% des salariés détenant à ce

jour un CET.

M. FRAISSE : Sur ce point, j’ai attentivement relu la pétition telle qu’elle circulait et d’une certaine

façon, j’aurais pu moi-même la signer. Car je dois rappeler qu’il n’a jamais été de la volonté de

l’Entreprise de supprimer le CET en tant que tel ; nous l’avons toujours dit. Notre volonté, au contraire,

est de le faire évoluer.

M.MIMAULT : Vous n’avez pas dû comprendre le texte car ce n’est pas ce qui y était écrit.

M. FRAISSE : Oui, il était précisé « dans les dispositions actuelles ». Mais il aurait été plus complet de

préciser quelle était la nature de nos propositions actuelles et, au-delà de cela, il aurait aussi peut-être

été utile d’attendre la fin de la négociation sur ce thème. En tout cas, je prends avec moi cette pétition

et je prends note du fait qu’elle a été massivement signée par les salariés.

Quant au CET, sachez que je suis très satisfait de ce qui a été dit et conclu lors de la séance

extraordinaire du CCE du 2 mars 2011. J’ai bien noté que la modalité de la dénonciation était une

forme qui ne vous convenait pas et vous déplaisait. Vous avez été nombreux à me faire part de votre

désaccord ; pour certains, vous me l’aviez même signifié dès l’automne. Nous avions de fait été sur le

point d’inscrire ce projet de dénonciation à l’ordre du jour du CCE de décembre 2010. Mais prenant en

compte vos préoccupations, nous avons préféré que cela fût différé. Je constate cependant que

durant les deux mois suivants, peu de choses se sont passées. Cela étant, je suis satisfait que nous

ayons pris l’engagement commun de fixer un délai supplémentaire – ce mois de mars 2011 – pour

trouver un accord, et cela au bénéfice des salariés, bien sûr. Je veux clairement souligner la volonté

qu’a la Direction de maintenir un dispositif de CET dans l’Entreprise.

De même, je suis satisfait que nous nous engagions ensemble à trouver un accord sur le droit

syndical durant les prochains jours afin que le droit syndical continue à s’appliquer au sein d’ASF sur

la base de dispositions plus favorables que la loi. Ceci me paraît souhaitable et utile. Je pense que

vous connaissez notre position sur ce sujet, nous vous avons adressé des propositions assez larges.

En tout cas, j’estime que nous avons largement le temps, d’ici le 14 mars 2011, de trouver un accord

intéressant pour tous.

Je pense que ce qui est important, aujourd’hui, c’est que nous ayons tous conscience du fait que si

nous ne trouvons pas un accord sur certains sujets, nous allons vers la dénonciation ; et si nous

allons vers la dénonciation, vous irez au tribunal ; or si nous allons au tribunal, le sujet nous

échappera – à nous comme à vous. Je pense que décider de se dessaisir de sujets de dialogue

social, cela ne paraît pas très bon. En outre, vous savez comment cela se passe au tribunal : il y a

des perdants et des gagnants, le jugement final intervient souvent très tard et in fine, c’est rarement

l’Entreprise qui gagne. Je profite donc de cette séance pour vous dire à quel point je serai attentif et

vigilant pour que d’ici la fin de ce mois, nous puissions trouver un accord sur des sujets sensibles – le

CET et le droit syndical.

M. MIMAULT : Il semblerait dans vos propos que vous soyez en train de nous renvoyer la

responsabilité d’une quelconque judiciarisation de l’affaire. Nous vous rappelons tout de même que

toutes les Organisations Syndicales, à l’unanimité, ont justement choisi de commencer des

négociations, malgré les dénonciations qui ont déjà été effectuées. C’est vous qui avez choisi de

rompre les négociations au niveau où vous l’avez décidé et ce jour, vous nous dites « attention, la

judiciarisation pourrait nous conduire à remettre en cause le dialogue social ». Monsieur, aujourd’hui,

le dialogue social est déjà remis en cause et s’il l’est, ce n’est pas du fait des OS, c’est du vôtre. C’est

vous qui avez conduit toutes les Organisations Syndicales dans la situation où elles et vous-mêmes,

vous vous trouvez aujourd’hui. Revenir à une situation normale de négociation, c’est justement ce que

vous demandent les Organisations Syndicales. Aussi ne retournez pas la situation contre les OS.

M. FRAISSE : Mon propos n’est pas de retourner la situation contre les OS. Mais vous reconnaîtrez

que ce n’est jamais la Direction qui décide d’aller au tribunal. S’agissant de la dénonciation, je le redis,

j’ai bien compris que vous la viviez mal, même si, en droit, le principe d’une dénonciation est

justement de laisser aux parties 15 mois pour trouver un nouvel accord. Et l’intérêt de la dénonciation

est là : nous contraindre – vous comme nous – de nous situer dans un calendrier fermé pour qu’à un

moment donné, nous ayons l’obligation réciproque de trouver un bon compromis. Cela étant, il faut

également lire dans nos propos du 2 mars 2011 les signes de notre volonté d’apaisement. Nous

avons entendu, pour partie, vos propos et votre refus de la modalité de la dénonciation. Nous en

prenons acte, mais j’espère aussi que vous en saisissez l’esprit : je le redis, il s’agit de trouver des

compromis dans des délais raisonnables. De ce point de vue, je suis très satisfait que nous ayons pris

l’engagement commun de trouver un accord sur des sujets aussi importants que le CET et le droit

syndical durant ce mois de mars 2011.

M.PINOS : Ce qui serait bien, c’est qu’à compter d’aujourd’hui, ne soient plus lancées des

négociations sous le coup de dénonciations. Car il y a un triste précédent : c’est le droit syndical –

négociation durant laquelle vous aviez mis genoux à terre les OS. Il faut que ceci reste une exception

et que maintenant, il y ait un engagement de l’Entreprise selon lequel il n’y aura plus de négociations

entamées sous la pression d’une dénonciation.

M. FRAISSE : Mais êtes-vous réciproquement prêts pour que chaque négociation soit ouverte sur la

base d’un calendrier fixant une échéance pour la définition d’un accord ?

M.PINOS : Pour la CFDT, oui, je serais tout à fait d’accord pour que nous négociions dans le cadre

d’un calendrier de négociations, mais en se donnant quand même le temps nécessaire à la

négociation – ce qui impliquerait également de définir ce qu’est un temps nécessaire pour chaque

type de négociation. Mais reconnaissez que depuis 3 ou 4 ans, les négociations ont tout de même été

menées aux pas de charges, avec plusieurs dossiers en même temps.

M. MIMAULT : Nous aussi sommes d’accord sur le principe du calendrier. Il a toujours été dit que les

négociations devraient s’ouvrir par la définition d’un calendrier. Par contre, qu’une épée de Damoclès

soit mise en fin de calendrier par la Direction, dans le but de tirer vers le bas tous les éléments de

négociations, cela, je le conteste. Je veux d’ailleurs dire qu’il n’y a pas que la dénonciation qui mette à

mal le dialogue social. La dénonciation est un moyen de pression sur les Organisations Syndicales,

mais comme le sont aussi les menaces qui sont formulées dès le début des négociations. Donc, en

termes de calendrier, oui, nous serions d’accord pour en fixer un, mais je ne voudrais pas que le

thème du droit syndical soit transformé en point central de tout le dialogue social aujourd’hui ; car

même si c’est un sujet important du dialogue social, ce n’est pas le seul sur lequel, aujourd’hui, nous

achoppons de manière unanime : il y a aussi le CET et le sujet des salariés délocalisés.

M. FRAISSE : Si j’évoque le droit syndical, c’est parce qu’il s’agit du sujet dont vous comme nous

avons choisi de discuter en premier. Mais si vous souhaitez que l’on inverse le calendrier et que l’on

parle dès les 7 et 8 mars 2011 du CET, j’en suis tout à fait d’accord.

M.HERITIER : Je veux tout de même rappeler qu’à ce jour, le CET n’a pas encore fait l’objet d’une

dénonciation. De ce fait, le lier au thème du droit syndical me paraît inapproprié. Par ailleurs, nous,

nous sommes engagés à discuter avec la Direction, mais ce n’est pas pour autant que cela présage

de l’issue des négociations.

M. FRAISSE : En effet, mais cela présage tout de même du fait que nous avons tous envie d’aboutir à

un accord. En tous les cas, et peut-être contrairement à vous, je suis quant à moi optimiste. Car si on

ne commence pas des négociations de ce type en étant optimiste, on est à peu près certain de ne

pouvoir en sortir par « le haut ».

- Actualité économique d’ASF

Pour en venir à l’actualité d’ASF, je veux d’abord vous entretenir des résultats du Groupe VINCI pour

2010. Sachez que c’est une année très satisfaisante pour le Groupe parce qu’au-delà des résultats

car bien que le contexte général fût loin d’être optimum – en particulier pour notre activité -, le CA

enregistré est de 33,4 milliards d’euros, soit une croissance de 8,6% par rapport à 2009. Nous

pouvons expliquer cette évolution par plusieurs facteurs :

- une croissance externe importante du fait de l’acquisition de CEGELEC (dans le secteur de

l’énergie) et de FACEO (dans le secteur du Facility Management) ;

- la Construction résiste bien, en particulier dans la route qui est pourtant le domaine le plus

chahuté en ce moment. Ce secteur revient effectivement à des résultats, sinon honorables,

tout au moins corrects, en particulier si on compare ceux-ci aux résultats du groupe COLAS,

qui traverse de nombreuses difficultés en Europe de l’Est ;

- la dynamique Concessions permet de stabiliser le modèle car dans le CA du Groupe,

intervient aussi l’impact de l’A86 (à la différence, évidemment, de l’année 2009 où cet impact

n’a pas joué à « année pleine »).

Le résultat net est de 1,78 milliards d’euros, ce qui représente 5,3% du CA (contre 5,2% du CA en

2009). Autrement dit, notre taux de résultat net demeure relativement stable.

Pour ce qui est de notre développement à l’international – qui constitue l’un de nos grands axes

stratégiques -, il représente 37% de notre CA. Il représente également une part plus importante dans

le contracting, 43%.

Et un autre élément d’optimisme – encore une fois – est que le carnet de commandes du groupe

VINCI est plutôt bon puisqu’il enregistre une hausse de 15% par rapport à 2009.

M.HERITIER : Mais nous aussi, nous sommes très optimistes quant aux prochaines NAO au regard

des bons chiffres que vous nous annoncez.

M. FRAISSE : Il ne faut pas tout mélanger. En tout cas, nous pouvons être optimistes sur la

participation, vous l’avez déjà vu. Et quant à l’intéressement, vous verrez.

M/MIMAULT : Pardonnez-moi Monsieur, certes, il ne faut pas mélanger « les choux et les carottes »,

mais sans doute avez-vous bien compris ce que venait de dire M.Héritier.

M. FRAISSE : Oui, sauf que les résultats du Groupe – et en particulier ceux d’ASF – sont directement

impactants sur l’intéressement et la participation. Et cela, je ne le mélange pas avec la NAO.

Pour en revenir aux carnets de commandes, la progression de 15% que je viens de vous annoncer ne

prend pas en compte, qui plus est, d’importantes affaires que nous venons de remporter au niveau du

Groupe ; le bouclage financier est en effet en cours. Ne sont par exemple pas intégrés la ligne grande

vitesse (LGV) Sud-Europe Atlantique, l’aéroport de Nantes ou le stade de Nice.

Quant aux perspectives 2011, compte tenu de la bonne dynamique à l’international et de la bonne

tenue de notre carnet de commandes, notre prévision s’établit à +5%. Nous voyons que nous

résistons beaucoup mieux que nos concurrents, Bouygues et Eiffage.

Pour ce qui est d’ASF, je vous informe que le trafic est en hausse de 2% par rapport à 2009, soit

+1,9% sur les véhicules légers et +2,9% sur les Poids Lourds.

Mais évidemment, il y a d’importants contrastes entre les réseaux. Ceux les plus récents - tels que

l’A89 ou l’A83 connaissent une meilleure évolution que les réseaux plus anciens, en particulier les

réseaux trans-frontaliers France / Espagne, lesquels ne se portent pas bien. L’Espagne est toujours

une baisse de trafic en 2010 ; et ce qui constituait un peu le moteur traditionnel de notre trafic –

l’échange France / Espagne - est en panne depuis 2006 (depuis cette date, l’évolution moyenne des

trafics France / Espagne étant chaque année inférieure à l’évolution moyenne des trafics sur le réseau

ASF). Cela montre bien que nous sommes là face à un vrai sujet de préoccupation.

Quant à la croissance du trafic des Poids Lourds entre 2009 et 2010, elle est évidemment un peu un

« trompe l’oeil » puisque ce trafic demeure toujours à -9% par rapport à 2007.

Le CA d’ASF est en hausse de 3,6%. Son résultat net est de 554,7 millions d’euros. Il y a aura

naturellement beaucoup d’effets comptables et financiers.

S’agissant de l’endettement d’ASF, il se situe à 8,9 milliards d’euros. C’est une donnée qu’il ne faut

pas oublier d’intégrer lorsque nous voulons présenter notre modèle de façon complète. Et il est

évident qu’avec un tel niveau d’endettement, il nous faut beaucoup de résultats. Pour mémoire, VINCI

a un endettement de 13 milliards d’euros. Autrement dit, à elle seule, ASF en représente les deux

tiers.

Quant aux perspectives 2011 en termes de trafics, nos prévisions sont assez modérées, et cela en

raison de deux éléments de contexte :

- l’évolution de la hausse des prix du carburant. Celle-ci peut en effet entraîner à terme un

impact sur le trafic VL, même si pour l’instant, ces hausses sont constantes, et non brutales ;

- la situation politique au sud de la Méditerranée. Forcément, celle-ci est passible d’entraîner un

impact, une hausse du prix du carburant.

Ce dernier point explique que nous demeurions mesurés.

Par ailleurs, au 1er février 2011, nous avons augmenté nos tarifs :

- à 2,47% pour les classes 1 ;

- à 3,87% pour les classes 4.

Lors du dernier CCE, je vous avais évoqué l’inconnue d’alors, qui concernait le traitement de

l’augmentation de la taxe d’aménagement du territoire. In fine, les sociétés concessionnaires et l’Etat

ont convenu d’une compensation pour deux tiers dès cette année. La hausse de 2,47% comprend

donc 0,35% de compensation de TAT ; le troisième tiers sera compensé lors des tarifs 2012.

M.MIMAULT : Pourriez-vous nous communiquer la répartition de la hausse par tronçons ?

M. FRAISSE : Je ne possède pas ces données ici. Mais sur notre site Internet, vous pourrez découvrir

le détail de tous nos tarifs.

M.MIMAULT : En fait, ce que nous souhaitons plus précisément savoir, c’est la manière dont vous

avez répartie les augmentations sur le réseau : les tronçons où l’augmentation est la plus forte et ceux

où elle est la plus basse.

M. FRAISSE : Je verrai comment répondre simplement à votre question. En tout cas, nous avons

réparti cette augmentation conformément aux termes de notre contrat.

- Actualité « Sécurité » d’ASF

M. FRAISSE : Je rappelle que 2010 n’a pas été une bonne année du point de vue de la sécurité des

salarié dans la mesure où elle marque une rupture dans notre trajectoire de progrès. 2010 s’est en

effet terminée avec :

- 88 accidents du travail avec arrêt ;

- 5 508 jours d’arrêt ;

- soit un taux de fréquence à 13,09 ;

- soit un taux de gravité à 0,82.

En janvier et février 2011, nous enregistrons :

- 11 accidents du travail avec arrêt ;

- soit un taux de fréquence légèrement inférieur à 10 (et sur mois glissants, à 12,54).

Du point de vue de la sécurité clients, l’année 2010 a été assez paradoxale : il y a eu 43 tués – ce qui

est déjà beaucoup trop -, mais cela constitue le plus bas nombre de tués depuis le début de l’histoire

du réseau ASF ; en ce sens, ce résultat est très satisfaisant. Et d’un autre côté, nous enregistrons

plus de 7 500 accidents physiques ou corporels ; c’est un nombre que là, nous n’avions pas atteint

depuis 2001. Il y a donc eu une nette dégradation (laquelle se constate d’ailleurs sur l’ensemble du

réseau concédé français). C’est donc un problème sur lequel nous nous interrogeons et essayons

d’être actifs.

En revanche, si en 2010, le nombre de tués a été exceptionnellement bas, nous déplorons déjà 13

tués en 2011, en plus d’accidents assez marquants.

Dans ce contexte, j’espère que vous avez noté la création de la Fondation VINCI Autoroutes pour une

conduite responsable. Ceci s’appuie sur l’idée que sur la route, la mort ne doit pas être une fatalité, et

aussi sur le constat que l’ensemble des politiques publiques – en matière de prévention ou de

répression – porte trop exclusivement sur la vitesse et l’alcool. Or nous, nous considérons qu’il y a

d’autres éléments dont nous devons nous occuper, en particulier celui du comportement (comme

l’hypovigilance). A travers cette Fondation, nous voulons donc nous donner les moyens d’explorer de

nouvelles pistes, en termes de campagnes de sensibilisation et de mobilisation, mais également par le

biais de financements de travaux de recherches.

De ce point de vue, nous avons décidé de créer un Observatoire de la conduite responsable. Nous

avons prévu de vous en distribuer l’ensemble des résultats, lorsqu’ils seront prêts. Et ces résultats,

c’est le cabinet IPSOS qui est chargé de les récolter et les analyser ; pour cela, IPSOS a interrogé les

conducteurs. Parmi les résultats les plus marquants, je peux déjà vous communiquer ceux-ci : 45%

des interrogés estiment que 4 000 morts est un seuil en deçà duquel il ne leur semble pas possible de

descendre. Ceci met donc en relief un fort fatalisme en matière de sécurité routière puisque cela

signifie que la moitié des Français considèrent que 4 000 morts sur la route, c’est « normal ». Et en

matière de comportement, 57% des sondés affirment le principe d’un arrêt toutes les deux heures,

mais 14% avouent conduire plus de trois heures sans faire de pause. Ces résultats doivent nous

interpeller, d’autant plus que 21% des interrogés estiment que conduire en état de fatigue n’est pas

très dangereux et qu’il suffit d’être prudent. Paradoxalement, il y a quand même 62% des sondés qui

reconnaissent avoir eu un problème sur la route, en contexte d’hypovigilance. Et le plus marquant,

parmi les résultats de ce sondage, c’est que 0% des personnes interrogées ne s’estime dangereuse

sur la route ; et a contrario, 85% d’entre elles jugent que les autres conducteurs sont dangereux,

irresponsables ou agressifs. Cela nous montre tout le travail qu’il nous reste à faire en matière de

sensibilisation individuelle.

Pour cette campagne, nous avons choisi une accroche percutante : « sur la route, l’erreur est

inhumaine ». Je pense qu’il faut que nous tous soyons les ambassadeurs de ce principe.

Par ailleurs, il est prévu qu’au sein du CA de la Fondation, les salariés des trois sociétés concernées

soient représentés. En ce sens, il me semblerait opportun que le CCE désigne un représentant des

salariés d’ASF d’ici notre prochaine réunion, prévue le 22 avril 2011.

En tout cas, par l’intermédiaire de cette Fondation, c’est un important défi que nous tentons de relever

dans la mesure où, aujourd’hui, je l’ai dit, il est très difficile de mobiliser l’Etat sur des thèmes autres

que l’alcool, les drogues ou la vitesse.

- Actualités « Services » d’ASF

M. FRAISSE : En décembre 2010, nous avons lancé notre première version de ce que nous appelons

« le copilote ». Si nous n’avons pas choisi d’accompagner ce lancement par une communication forte,

c’est parce qu’à la fois, cette première version nous semble encore trop « pauvre » et aussi, parce

qu’en l’état, la version ne couvre que le réseau ASF, ce qui nous semble délicat du point de vue d’une

communication VINCI Autoroutes.

Nous avons tout de même enregistré plus de 30 000 téléchargements, ce qui est conséquent du fait

qu’il n’y a pas eu de communication. De plus, les retours des utilisateurs sont plutôt positifs. Ceci est

encourageant et confirme le besoin d’avoir une feuille de route ambitieuse en 2011 : 4 nouvelles

versions devraient être livrées au fil de l’année (avril, juin, automne et fin d’année).

Les éléments de contenu marquants sont les suivants :

- la version d’avril devrait intégrer le réseau ESCOTA ;

- elle devrait aussi proposer aux utilisateurs un poste d’urgence virtuel – service que nous

serons les seuls à proposer.

- La version de juin intégrera le réseau COFIROUTE et une alerte vitesse dynamique ;

- Dans cette version, sera également offerte aux clients la possibilité de nous alerter en cas

d’accidents ou de bouchons ;

- il y aura aussi des offres d’informations ludiques et utiles, en matière touristique (au sujet des

sites traversés).

M. DEPOUES : Quel changement de méthode de travail une telle application peut entraîner sur les

postes de travail en particulier celui des patrouilleurs et le PC ?

M. FRAISSE : La mise en service de l’application ne changera en rien le travail des patrouilleurs. En

revanche, cela modifiera un peu le travail des PC puisque dès le mois d’avril 2011, ils pourront être

contactés par un client via leur application RAU, non seulement depuis une borne RAU, mais

également via l’application Copilote. Cela ne changera donc rien en termes de processus ou de

volumes de pannes. Et lorsqu’en juin le client pourra signaler un accident, cela constituera une

information en temps réel qui sera orientée vers le PC géographique le plus proche ; ce sera donc une

source supplémentaire d’information trafic. Et si la philosophie de cela est de faire en quelque sorte

entrer le client dans le PC, cela peut effectivement entraîner une modification des process, ceux-ci

s’orientant davantage vers le contrôle Qualité, la validation / confirmation ; en même temps, il faut que

nos informations restent fiables, reconnues et pertinentes.

M. MIMAULT : Il est évident qu’au fur et à mesure de la diffusion de cet outil, il risque d’y avoir des

appels de plus en plus fréquents, qui impacteront forcément la charge de travail des salariés du PC,

devant parfois gérer des informations incohérentes qu’ils devront vérifier avant de décider d’une

information auditive sur la radio trafic ou d’une information visuelle sur les panneaux PMV. Par

ailleurs, vous affirmez que la version de juin 2011 n’entraînera aucun impact sur le travail des

patrouilleurs. Mais qu’en sera-t-il demain ? Quel est l’engagement de l’Entreprise pour nous assurer

qu’elle n’a aucunement la volonté de modifier l’organisation du service Sécurité ?

M. FRAISSE : Il n’y a en effet aucune volonté de modifier l’organisation du travail de la Sécurité

Terrain – puisque nous parlons des patrouilles –, cela pour une raison que vous avez vous-même

relevée : les informations que nous recueillerons devront être vérifiées ; il y a l’obligation de

surveillance, mais il y a aussi l’obligation d’intervention et ce sont ces deux éléments qui définissent le

dimensionnement de ces services. Après, quel sera le succès de cette application ? Quels seront les

usages qu’en feront les clients ? Nous n’en saurons plus qu’à partir du mois de juin ; nous nous

adapterons alors.

M.BARKATS : Les entreprises ont de plus en plus tendance à impliquer leurs clients dans leurs

process. Mais la spécificité du métier d’autoroutier, me semble-t-il, est très normée et possède des

critères d’appréciation « des accidents » définis. Mais avec le développement de ce type

d’applications – et le côté « communautaire » des clients qui y participent -, je me demande si cela ne

risque pas d’être un « joujou » de plus, et si la technique ne risque pas de prendre le pas sur la

fiabilité de nos informations. Cela pourrait tout simplement mettre notre crédibilité en cause.

M. FRAISSE : Prenons un cas extrême : si nous constatons que les informations qui remontent via la

communauté sont 9 fois sur 10 « frelatées » - et que même les laisser quelques minutes sur

l’application peut affaiblir la crédibilité de l’ensemble - nous en tirerons les conclusions nécessaires.

Un service se ferme comme il s’ouvre.

M.BARKATS : Oui, mais voyez-vous, autant je pense que pour tout ce qui ne concerne pas la

sécurité, il est très pertinent d’intégrer la voix du client dans nos process (par exemple sur la qualité

des aires d’autoroute), autant cela ne me le semble pas du tout pour ce qui touche directement la

sécurité.

M. FRAISSE : C’est noté.

M. MIMAULT : Par ailleurs, quelque chose m’interpelle dans le nom que vous avez choisi de donner à

cette application : « copilote ». Normalement, le copilote est celui qui ne conduit pas et là, justement,

vous donnez à un pilote des outils faits pour autre chose que piloter. Enfin, les possibilités que vous

offrez aux usagers avec un tel matériel, c’est bien de les distraire de leur but premier qui est de

conduire. Soyez cohérent. Il faudra, à un moment, que vous disiez : « oui, nous acceptons de mettre

en danger nos salariés de l’Entreprise qui seront toujours à même d’être percutés par des

automobilistes utilisant notre application ».

M. FRAISSE : J‘ai bien noté.

M.DEPOUES : Je pense qu’il serait tout d’abord important de mesurer la charge de travail que

représentera la mise en service de l’application, pour les salariés du PC. Je pense qu’il serait

également intéressant d’organiser dès aujourd’hui des réunions d’information dans les services

concernés par l’application, pour les informer de l’évolution du projet. En effet, le « bouche à oreille »

va vite et les salariés qui ont des i-phone utilisent déjà l’application, ce qui suscite, pour eux, un

certain nombre d’interrogations.

M.MIMAULT : Nous, nous vous demandons dès à présent de prévoir des effectifs suffisants pour que

les salariés du PC CAP ne se retrouvent pas encore une fois en surcharge d’activité. Ces salariés

sont déjà au maximum de ce qu’ils peuvent faire efficacement, et on leur en demande toujours un peu

plus. Nous ne voulons pas arriver à des situations où les salariés sont en état de stress permanent.

M. FRAISSE : Encore une fois, ce service – qui ne sera disponible qu’en juin 2011 –, nous n’en

connaissons a priori ni le succès ni la manière dont il sera pratiqué. Donc, nous nous adapterons.

M.MIMAULT : Vous ne comprenez pas notre remarque. A vous écouter, il semble que vous adapterez

les salariés forcément trop tard. Or nous, nous vous demandons de prévoir tous les moyens

permettant qu’en juin, les salariés concernés ne se retrouvent pas en surcharge de travail.

M. FRAISSE : Bien, c’est un sujet dont nous reparlerons.

M.THIBAUD : Nous voulons rejoindre ce qui a été exprimé : la mise en service d’une telle application

nous semble être une démarche paradoxale au regard de tous les efforts que vous essayez de faire

en matière de sécurité. Les causes d’accident de voiture provoquées par les téléphones portables ne

sont pas encore gérées. Des études ont été effectuées sur l’hypovigilance et tous les phénomènes qui

gravitent autour, mais le téléphone portable n’est jamais évoqué dans les analyses d’accident. C’est

quelque chose que nous vous avions déjà dit en juillet 2010, mais vous ne l’avez pas pris en compte

puisque vous persévérez dans la démarche.

M. FRAISSE : Je prends note de votre scepticisme sur ce choix.

Pour compléter l’actualité des services, je vous informe que nous avons décidé de prolonger les

dispositions que nous avions prises durant l’été 2010 pour les périodes à forte migration sur notre

réseau, en particulier pour les départs en vacances d’hiver. Nous allons profiter de ce fort trafic pour

mieux faire connaître notre métier, en communiquant notamment sur ce qu’est un dispositif de viabilité

hivernale ; il s’agira de montrer au public tous nos matériels et notre savoir-faire. Nous sommes à la

fois très satisfaits de la perception que les salariés ont de cette opération, et de celle, bien sûr, des

clients.

En matière de télépéage pour 2010 et d’émetteur VINCI Autoroutes EVA, nous avons vendu 126 000

badges, notre objectif ayant été fixé à 100 000. Je rappelle qu’en 2009, au niveau des trois sociétés

de VINCI Autoroutes, nous avions vendu 60 000 badges. Les résultats ont plus que doublé. Pour ce

qui concerne les abonnements locaux, en 2010, nous en avons vendu 31 000 contre 21 000 en 2009.

La hausse est de 50%. Mais nous ne nous arrêtons pas à ces résultats, nos objectifs 2011 étant

ambitieux :

- 160 000 badges nationaux vendus ;

- 39 000 badges locaux vendus.

Je vous informe que la radio 107.7 changera de nom probablement les 8 et 9 avril 2011 :

- elle s’appellera Radio VINCI Autoroutes Ouest pour Sèvres ;

- elle s’appellera Radio VINCI Autoroutes Sud pour Vedène et Mandelieu.

Au-delà du changement de nom – qui nous a été accordé par le CSA –, nous mettrons aussi en place

une nouvelle répartition des lobes de diffusion afin d’être plus cohérent au regard du client :

- le réseau de la DRE Ouest Atlantique de Niort sera couvert par les programmes de Sèvres à

partir des 8 et 9 avril 2011 ;

- du coup, la « plaque » ouest, qui couvrait beaucoup de zones (Toulouse et la côte Basque)

sera réduite et de la sorte, les programmes « info trafic » diffusés seront plus adaptés à

l’auditoire.

 

- Relations avec l’Etat

M. FRAISSE: Nous avons reçu les félicitations de la Direction de l’Infrastructure et des Transports

pour nos opérations de viabilité hivernale, pendant décembre 2010.

Je vous informe également que l’Etat nous a envoyé un courrier nous demandant d’entamer des

discussions / négociations en vue d’élaborer un nouveau contrat de plan pour la période 2012 / 2016.

Cela, c’est a priori positif, mais ce qui l’est peut-être moins, c’est que dans ce courrier, l’approche de

l’Etat paraît tout de même assez fermée, en matière tarifaire. De ce fait, nous ne sommes pas

totalement optimistes sur l’issue de cette négociation.

Par ailleurs, il demeure un sujet qui suscite toujours autant d’attentions au niveau de l’Etat, et dont, de

fait, nous-mêmes parlons depuis plus de 15 ans : Montpellier. Vous vous souvenez que le Ministre

Jean-Louis Borloo a modifié le projet déclaré d’utilité publique, en dédicant d’un contournement

beaucoup plus court, un 2 X 2 voies avec une bande d’arrêt d’urgence circulable en période de pointe.

Le problème – et c’est ce que nous avons expliqué à l’Etat -, c’est que les périodes de pointe, à

Montpellier, coïncident pratiquement avec toute la saison de l’été. Aussi, et en fonction de ce que

nous savons de l’exploitation, nous lui avons dit qu’une telle décision équivalait à bloquer la zone tout

l’été. Le projet, donc, tel que configuré, ne fonctionne pas, ce dont sont tout à fait conscients les

services techniques de l’Etat. La Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a saisi la commission nationale

des débats publics en vue d’obtenir son avis sur l’éventuelle nécessité d’organiser un grand débat

public sur ce projet. Cette commission a délibéré hier, en décidant ceci : l’objectif du projet étant de

séparer les flux de transit et les flux locaux, il n’y avait, de son point de vue, pas utilité à initier un

grand débat public ; une concertation approfondie suffirait. Celle-ci devrait être conduite avant l’été et

à l’issue de cela, « en fonction du projet retenu, une nouvelle enquête publique, en vue d’obtenir une

nouvelle déclaration d’utilité publique, pourrait s’avérer nécessaire et utile ». J’ajoute que la DUP

d’origine, datant de 1997, était sous le coup d’un contentieux mené par le maire de Lattes, mais ce

contentieux a été récemment purgé par le Conseil d’Etat qui jugé tout à fait valable cette DUP.

J’ajoute qu’un autre important élément de contexte est qu’une majorité d’élus locaux se sont mobilisés

en faveur de la position suivante : la DUP, ayant été purgée de tous ces recours, continue d’être

utilisable et qu’il convient désormais de réaliser le projet pour lequel la déclaration d’utilité publique

avait été sollicitée ; en ce sens, ces élus contestaient l’hypothèse de réenclencher un « tunnel » de

concertations publiques qui ne pouvait que faire à nouveau perdre un temps précieux. Voilà donc où

nous en sommes du sujet montpelliérain. Pour nous, c’est important car en termes d’exploitation, en

l’état, Montpellier sera un secteur de plus en plus difficile. En outre, du fait de ce grand projet en

cours, il y a simultanément eu très peu d’investissements dans la zone. Cela explique que nous ayons

là beaucoup de problèmes en termes de gestion de trafic, mais aussi en termes de barrières de

péage ; celles-ci, je le rappelle, auraient dû être rénovées au début du lancement du premier projet,

en 1997, mais il n’en est rien et elles n’ont reçu aucun nouvel aménagement. En tout cas, sachez que

nous nous mobilisons, de manière discrète.

 

- Informations diverses

M. FRAISSE : Je vous informe que nous avons récemment sollicité les DRE sur le projet de

modernisation des gares de péage. Nous avons effectivement fait le constat qu’un certain nombre de

nos gares de péage étaient vétustes, en particulier près de Montpellier ; certaines de ces gares sont

concernées par des programmes d’aménagement légers ou plus lourds. En tout cas, si l’on observe la

situation de manière un peu large, on constate qu’il y a un certain nombre de gares qui sont en

travaux quasiment chaque année, ce qui implique parfois le risque de « faire et défaire ». C’est en ce

sens que j’ai demandé à toutes les DRE de nous adresser des propositions sur leur vision d’une

rénovation complète d’une gare. De la sorte, nous pourrons avoir une vision globale des gares de

péage et nous pourrons aussi, lorsque nous entamons des travaux sur une gare en particulier, refaire

d’un coup tout ce qui doit l’être (et non pas une année, l’on pose une antenne, l’année suivante, on

crée un couloir supplémentaire, etc.). Car la manière dont les travaux sont conduits aujourd’hui n’est

ni optimale pour la clientèle, ni, sans doute, pour les coûts.

M.MIMAULT : Cependant, la modernisation ne doit pas seulement s’entendre par un rajout de couloirs

de péages, mais également par la prise en compte préalable de tous les moyens mis à la disposition

des salariés en termes de sécurité. C’est pourquoi nous vous demandons que lorsque les DRE

prendront ce projet de modernisation en main, elles engagent aussi des discussions avec les CHSCT

et les CE. Ainsi les IRP pourront être porteurs de propositions pour que tous les dispositifs de sécurité

nécessaires soient installés dans les gares en même temps qu’y est effectué le reste des rénovations.

Je rappelle que vous avez des obligations en matière de sécurité des salariés.

M. FRAISSE : Je confirme que le volet « sécurité » est intégré à la réflexion.

Je voulais également faire un point d’information sur la CATS. Je vous avais effectivement dit, lors du

dernier CCE, qu’à la suite de la réforme sur les retraites, le dispositif CATS, tel qu’il avait été

contractualisé avec l’Etat, se retrouvait dans une situation particulière : il y a en effet un « trou

théorique » de deux ans entre la fin de la CATS et le début de la retraite. Par l’intermédiaire du

Président de notre commission sociale, nous avons adressé une lettre au Directeur Général du

Travail, en janvier 2011. Ce courrier est à ce jour sans réponses. Au-delà de cela, nous cherchons à

obtenir de l’Etat qu’il proroge, dans les mêmes conditions que l’accord initial, le dispositif tel qu’il a été

modifié par la réforme sur l’allongement du temps de travail.

Mes divers éléments d’information étant achevés, je suis à votre disposition pour répondre à vos

questions.

M. THIBAUD : Vous avez évoqué le contrat de plan 2012 / 2016, qui devra bientôt se discuter avec

l’Etat. Quand saurons-nous précisément le moment auquel ASF aura à sa disposition ce contrat de

plan ?

M. FRAISSE : Il y a toujours l’hypothèse que nous n’ayons pas de contrat de plan (car il arrive que

nous ne nous mettions pas d’accord). Mais théoriquement, si ce contrat doit être conclu, il sera dans

l’année ; seulement – et c’est un cas de figure qui s’est présenté avec COFIROUTE -, si nous ne

parvenons à nous mettre d’accord avec l’Etat, il est possible que nous ne disposions pas de notre

contrat de plan au 1er janvier 2012 : dès lors, nous en reviendrions aux augmentations tarifaires, déjà

accordées dans le contrat de concession. Si tel était le cas, la date d’application du contrat de plan

serait différée à 2013 / 2017.

M. THIBAUD : J’aurais une autre question à poser au sujet des règles appliquées par ASF pour

l’intervention des entreprises extérieures lors de la viabilité hivernale. Est-ce qu’une modification de

ces règles d’intervention est prochainement envisagée ? Ce que je me demande plus précisément,

c’est si une entreprise extérieure peut prendre le pas sur nos propres services de viabilité ?

M. FRAISSE : Il n’y a pas, de la part de la Direction, de changement de politiques en la matière.

M. THIBAUD : Mais quelles sont les règles précises d’intervention des entreprises extérieures ?

M. FRAISSE : Il n’y a pas de règles. La seule règle que je fixe, c’est la règle des résultats. Nous avons

des obligations - que nous nous fixons, ou que nous fixe l’Etat - pour assurer un délai de retour à la

normale.

M. THIBAUD : J’aurais une seconde question à poser concernant une audience exceptionnelle d’ASF

auprès de la CNIL, qui s’est tenue le 16 décembre 2010. Il s’agissait d’obtenir l’autorisation de la CNIL

quant à « l’aide à la détermination du trajet réellement effectué ». Quelles ont été les conclusions de

cette audience ?

M. FRAISSE : Je me suis en effet rendu à l’audience que vous évoquez parce que nous avions

déposé à la CNIL un dossier complet en lien avec l’opération de monitoring du trafic, laquelle nous

amène à positionner un certain nombre de caméras de lectures de plaques ; les objectifs de ce cette

opération - comme nous les avons présentés à la CNIL – sont multiples : mesures du temps de

parcours, détection d’incidents, etc. Nous avions aussi inséré dans notre dossier le fait que ces

mêmes caméras, installées sur les voies de péages, nous permettraient en outre de quasiment mettre

fin à un fonctionnement actuel, qui pose problème d’un point de vue commercial : en effet, lorsque,

pour une raison ou une autre, un client ne badge pas en péage d’entrée, il paie le trajet le plus cher en

péage de sortie. Même si cela ne représente pas un nombre volumineux de cas dans l’année, nous

considérons tout de même que ce n’est pas satisfaisant sur un plan commercial. Donc, si l’on pouvait

savoir, grâce à la lecture de sa plaque, qu’un client est rentré à telle gare à telle heure, nous saurions

confirmer son trajet. Lors du premier examen du dossier, la CNIL a émis des avis favorables sur tous

les points, mais sur celui-ci, a sollicité des explications complémentaires au motif que cette opération

en particulier nécessite que nous ne tronquions pas les plaques que nous lisons (et que nous

conservions donc l’image de ces plaques toute la durée des trajets des clients). La CNIL n’a pas émis

d’avis défavorable, mais nous a demandé de nous expliquer dans le détail sur cette opération, lors

d’une séance plénière ; ce fut donc celle du 16 décembre 2010. La CNIL nous a posé une série de

questions et à l’issue de l’audience, elle a émis un avis favorable, à quelques réserves près. Nous

avons par exemple l’obligation de détruire ces informations dès la sortie du client du réseau, ou au

plus tard 72 heures après sa sortie s’il n’a pas été identifié au péage de sortie. Nous avons aussi

l’interdiction de communiquer ces informations à d’autres réseaux qu’ASF, lorsque les clients

empruntent un réseau maillé. De toute façon, à ce jour, ce dispositif serait implanté sur le réseau A7

et A9.

M.ROBY : Mais est-ce que dans les limites fixées par la CNIL, il est concevable que vous puissiez

aussi utiliser, dans un premier temps, ce dispositif dans le domaine de la chasse à la fraude ? Et le

cas échéant, pourrait-on envisager, dans un second temps, que dans les parties non maillées, on

puisse se passer totalement de tickets d’entrée ?

M. FRAISSE : Quant à la fraude, ce n’est pas l’un des motifs sur lesquels nous avons présenté le

projet, mais il est bien évident que dans le cas de voyages chers ou longs, ce dispositif pourra être

utile. S’agissant de la virtualisation de la gare d’entrée, la CNIL nous a également posé la question, ce

qui est légitime, mais aujourd’hui, le dispositif de lecture de plaques n’a une fiabilité que de 80 à 90%.

Philosophiquement, nous le ferons peut-être un jour ; dans 10 ans peut-être.

M.BARKATS : Cela signifie que n’importe quel client pourrait entrer sur le réseau et faire détecter sa

plaque sur les entrées et les sorties. Aujourd’hui, on justifie cela par des raisons commerciales, mais

en réalité, c’est le péage de demain.

M. FRAISSE : C’est même le péage d’aujourd’hui dans certaines villes, comme à Londres. La CNIL a

bien compris que ce dispositif était déjà déployé dans certaines métropoles européennes, et n’a pas

souhaité s’opposer à une évolution technique inéluctable. Concernant le réseau fermé d’ASF, c’est

peut-être un sujet que nous aborderons un jour, mais il est encore trop tôt car le système n’est pas

suffisamment fiable. Nous pourrions néanmoins l’utiliser aux endroits où nous avons des problèmes

de capacité de gare et des problèmes d’extension.

M.MIMAULT : Si j’ai bien compris, vous n’avez pas le droit d’utiliser l’image de la plaque

d’immatriculation, en cas de conflit avec un usager concernant le trajet.

M. FRAISSE : Si un client arrive en sortie sans ticket, le système permettra de vérifier en temps réel le

trajet qu’il prétend avoir fait. Mais s’il conteste à posteriori le trajet que nous lui avons fait payer, nous

ne pourrons effectivement rien lui opposer, car nous avons l’obligation de détruire cette information

dès la sortie du réseau. La différence est que nous ne devrons pas appliquer systématiquement le

trajet le plus cher au client qui n’a pas de ticket d’entrée.

Mme RIVIERE : Les vérifications seront-elles faites automatiquement ?

M. FRAISSE : Nous aurons une gare d’entrée dans 90% des cas.

M.MIMAULT : Vous utiliserez des images de plaques d’immatriculation alors que ce système n’est

fiable qu’à 90% ?

M. FRAISSE : Ce manque de fiabilité est simplement dû au fait que certaines plaques n’auront pas

été détectées en entrée. Dans ce cas, nous ferons comme aujourd’hui.

M.THIBAUD : Les enjeux de cette décision portent vraisemblablement sur des problèmes plus larges,

au regard de la CNIL, que la simple vérification des trajets.

M. FRAISSE : Nous y sommes néanmoins allés pour obtenir une autorisation, et j’ai jugé positif que

nous soyons convoqués. Souhaitez-vous poser d’autres questions ?

M. BARKATS : Lors du dernier CCE, vous avez indiqué que l’Entreprise souhaitait ne plus accepter la

version papier du chèque vacances à partir du 1er janvier 2012. Confirmez-vous cette date ?

M. FRAISSE : Je confirme cette date. Nous avons considéré qu’il était imprudent de faire cela à la

veille de l’été.

M. MORENO : ASF attend un accès aux fichiers de carte grise; nous souhaitons savoir quels pays

disposent déjà de cet accès en Europe, et dans quelles conditions.

M. FRAISSE : Les pays qui appliquent un dispositif de péage Free-Flow, comme l’Irlande, l’Angleterre

ou la Suède, ont nécessairement permis un accès direct à ces fichiers. En France, le fichier des

immatriculations a été mis en conformité avec les normes européennes, et nous nous acheminons

vers un fichier unique des immatriculations en Europe. La loi stipule depuis peu que les sociétés

concessionnaires d’autoroutes deviennent ayant droit en matière d’accès aux fichiers, mais nous

attendons les arrêtés ou les décrets fixant les modalités de cet accès.

M. FRAISSE quitte la séance.

 

3. Information sur le projet de résiliation à titre conservatoire des contrats de mutuelle

« Garanties frais de soins de santé, contrat n° 115 915-2009actifsASF et n°115915retASF

 

4. Information sur le projet de résiliation à titre conservatoire du contrat de prévoyance

« incapacité – invalidité – décès » conclu avec l’ISPEC, adhésion n° 433

Mme COSTANTINO : Ces points ne sont plus d’actualité; nous avons décidé de ne pas dénoncer ces

contrats, en raison du trouble que cela aurait occasionné.

 

5. Information sur la modification du PEG VINCI

M. PISSONNIER : Je rappelle que fin 2010, le Plan d’Epargne d’Entreprise VINCI a subi quelques

modifications :

- les règles d’abondement pour 2011 reprennent la grille de 2010 ;

- le fonds CASTOR REBONDS a été supprimé du fait de son arrivée à échéance ;

- il a été intégré des possibilités de transfert dans le PERCO ARCHIMEDE ;

- il a également été intégré des annexes relatives à des prestations de frais de tenues de comptes pris

en charges par l’Entreprise.

Je peux vous distribuer la note qui synthétise ces modifications.

M.DEPOUES : Je tiens cependant à préciser, pour éviter toute confusion, que si un CASTOR

REBOND » a été supprimé, un autre reste encore actif, me semble-t-il.

 

6. Information sur la procédure de déclaration d’accidents de travail avec réserves

Mme COSTANTINO : Nous avons donné à chaque établissement la consigne d’informer le CHSCT à

chaque fois qu’une contestation ou qu’une réserve est émise, afin que cela figure dans les tableaux

de suivi.

 

7. Information sur la situation de l’emploi

M. BONNES : Nous souhaitons connaître, par filières, la provenance des 66 embauches et des 165

départs.

M. PISSONNIER : Je vous donnerai ces informations.

M. BONNES : Nous souhaitons aussi disposer des chiffres concernant les promotions internes. Sur

les 237 CATS signés, nous voulons également savoir combien de personnes sont partis en retraite

depuis le début du processus.

M. PISSONNIER : 87 personnes sont parties en retraite.

M. MIMAULT : Parmi les 66 embauches, combien ont visé au remplacement des départs brutaux ?

Mme COSTANTINO : Je ne sais pas.

M. MIMAULT : Lors de la NAO, il a été convenu entre les signataires que le volet social comportait un

retour aux effectifs antérieurs, et des recrutements supplémentaires dans l’année. Mais l’année 2010

a été pire que l’année 2009.

Mme COSTANTINO : Les recrutements effectués sont conformes à nos engagements. Je vous

engage d’ailleurs à signer la prochaine NAO afin de négocier ce volet social.

M. MIMAULT : La NAO a eu lieu en 2009, et les effectifs ont baissé de 79 personnes; ils ont baissé de

99 personnes en 2010. C’est donc une évolution négative.

M.ROBY : Nous souhaitons connaître les objectifs d’emploi et d’évolution de la masse salariale pour

les années 2011 et 2012. Indépendamment des départs naturels, ASF prévoit-elle une diminution

drastique de ses effectifs et de sa masse salariale, comme cela semble être annoncé lors de certains

séminaires d’entreprise ? Confirmez-vous ou infirmez-vous le chiffre de 20% qui circule

actuellement ?

Mme COSTANTINO : Aucun objectif de réduction n’a été fixé pour la masse salariale. Un chiffre de

20% impliquerait un plan social, ce qui est juridiquement impossible. Notre objectif porte sur

l’optimisation des organisations et des évolutions, et il serait plus intéressant de discuter la politique

de la Société dans les différentes filières, et de l’impact de cette politique dans les différents métiers.

M. BONNES : Nous constatons que les départs sont de plus en plus importants, alors que l’effectif

des équipes sur le terrain est tout juste suffisant. Nous commençons à avoir des problèmes avec les

congés, et la charge de travail a augmenté dans beaucoup de services. Cela occasionne parfois une

souffrance au travail, car le temps manque pour réaliser les tâches demandées.

 

8. Compte-rendu de la réunion de la commission Nouvelles technologies du 31 janvier

2011.

M. MORENO : Il a notamment été question lors de cette réunion des anomalies de transaction : la

commission s’est étonnée du nombre de passages forcés et de marches arrières. Il nous été expliqué

qu’il y avait eu un problème dans la lecture des enregistrements : certaines pertes sont comptées

comme marches arrières, alors qu’elles n’en sont pas. Il a aussi été question de l’évolution 2011 : les

équipements de rattrapage devraient être installés avant l’été. Nous avons également parlé des

accidents liés aux TIS sans arrêts : il n’y a pas eu d’accidents avec blessés. Une question a été posée

sur les accès aux passages souterrains pour les clients; il a été répondu négativement à cette

question, et la commission a relevé que certains clients dont les voitures sont en panne traversent à

pied les voies TIS sans arrêts. Un point sur la téléopération a ensuite été fait, et la version 3.1 a été

présentée à la commission. La version 3 est aujourd’hui en phase pilote à Orange. Un point sur le SMI

a également été fait, avec une intervention de Bruno Roux. Nous avions demandé un bilan de l’activité

péage 2009, et la commission s’est interrogée sur le nombre de gares en automatique; à la fin de

cette année, il n’y aura normalement plus qu’une gare en manuel. Il serait d’ailleurs intéressant de

savoir de quelle gare il s’agit. Nous avons ensuite demandé un point sur le Free Flow et nous nous

sommes adressés à Christophe Page pour qu’il nous fournisse des indications sur l’accès aux cartes

grises et sur l’autorisation de la CNIL. Ce que nous a dit M. Fraisse aujourd’hui diffère en partie de ce

qui nous a été dit en commission, et il serait intéressant de faire un point à la prochaine réunion pour

avoir des précisions.

M. BONNES : Le problème des marches arrières est un problème de sécurité très important. Il faudra

réfléchir à ce problème et trouver des solutions pour éviter que les automobilistes fassent marche

arrière pour sortir lorsqu’ils ne voient pas le bouton sur lequel ils doivent appuyer.

M. MORENO : M. PAGE nous a répondu sur ce sujet : si un véhicule n’est pas détecté par l’un des 2

capteurs, il peut être comptabilisé à tort comme passage forcé ou marche arrière. Les chiffres ne sont

donc pas fiables.

Mme RIVIERE : Les clients traversent parfois les voies à pied, et il a été dit en commission qu’ils

n’auront pas accès aux galeries. Si nous n’invitons pas les clients à emprunter les galeries, nous

risquons un jour d’avoir un accident grave.

M.ROBY : Nous parlons de ce sujet depuis longtemps, et la solution n’est pas de sécuriser la

traversée éventuelle du client. Un client ne doit en aucun cas descendre de son véhicule pour

emprunter des voies qui ne lui sont pas destinées, et nous devons prendre les dispositions pour que

cela ne se produise pas. Le client doit rester dans son véhicule.

 

9. Compte-rendu de la commission économique du 14 février 2011

M. DEPOUES : La commission s’est réunie pour élaborer le cahier des charges du CCE. Un rappel

de la précédente expertise a été fait, et la commission a proposé au CCE de reconduire cette

expertise, afin d’assurer une continuité dans l’analyse des comptes, en ajoutant plusieurs points :

· Analyse pluriannuelle des moyens attribués par la C63 aux organisations syndicales et impact

de la loi sur la représentativité depuis la dernière élection.

· Analyse des engagements contractés au titre du CET et des montants inscrits dans les

comptes sociaux de l’Entreprise; droits accumulés par les salariés et provisions au titre de

l’abondement de l’Entreprise.

· Analyse des données sociales d’ASF et focus sur les effectifs.

· Analyse pluriannuelle du coût d’entretien et de réparations des chaussées.

· Impact de la réorganisation de Truck Etape sur les résultats d’ASF

· Analyse pluriannuelle du coût d’entretien et de réparations des chaussées

· Analyse des comptes semestriels.

Nous avons proposé que la méthode de travail et de présentation reste inchangée par rapport à

l’année dernière. Ensuite, M. Siméon a fait une présentation sur le contexte économique et sur

l’activité des principaux groupes d’autoroutes.

Le 2ème point portait sur les comptes du CCE. La commission propose au CCE de reverser comme

les années précédentes aux différents CE 80% du résultat social, soit 128 000 €, sur la base de

l’indicateur 114b du bilan social 2009; la régularisation sera effectuée au mois de juin. Nous

 RÉGIME D’INDEMNISATION DES FRAIS ENGAGÉS 

À L’OCCASION DE DÉPLACEMENTS POUR LES BESOINS DU SERVICE

PAR LES SALARIES DES AUTOROUTES DU SUD DE LA FRANCE

- 1er juillet 2011 -

SOMMAIRE

ARTICLE 1- OBJET   3

ARTICLE 2 - NATURE DES FRAIS  3

ARTICLE 3 - CONDITIONS DE REMBOURSEMENT DES FRAIS  3

ARTICLE 4 - AUTORISATION D'UTILISATION D'UN VEHICULE PERSONNEL   4

ARTICLE 5 - INDEMNITE POUR USAGE D'UN VEHICULE PERSONNEL   4

ARTICLE 6 - ASSURANCES  4

ARTICLE 7 - REMBOURSEMENT ET INDEMNITES DE MISSION   6

ARTICLE 8 - CONDITIONS DE REMBOURSEMENT   6

ARTICLE 9 - INDEMNITES DE REPAS ET D'HOTEL   6

ARTICLE 10 - SALARIES BENEFICIAIRES  7

ARTICLE 11 - FRAIS DE TRANSPORT   7

ARTICLE 12 - FRAIS D'HOTEL ET DE RESTAURANT   7

ARTICLE 13 - INDEMNITE DE MUTATION   7

ARTICLE 14 - INDEMNITE DE REINSTALLATION   8

ARTICLE 15 - FRAIS DE DEMENAGEMENT   8

ARTICLE 16 - PAIEMENT   9

ARTICLE 17 - DATE D'ENTREE EN VIGUEUR. 10

ANNEXE 1 – INDEMNITES KILOMETRIQUES                                                                                                                                                                                                                                                                              11       

ANNEXE 2 – INDEMNITES DE REPAS ET D’HOTEL                                                                                        12   

ANNEXE 3 – INDEMNITES DE REINSTALLATION                                                                                        13  

ANNEXE 4 – FRAIS DE DEMENAGEMENT                                                                                                     14

ANNEXE 5 – INDEMNITES FORFAITAIRES                                                                                                     15   

 

ARTICLE 1- OBJET

 

La présente note fixe les modalités de remboursement des frais exposés à l'occasion de déplacements pour les besoins du service par les salariés des Autoroutes du Sud de la France. Elle fixe également les modalités d'indemnisation des frais engagés par les salariés qui font l'objet d'une mutation avec changement de résidence.

 

Cette présente note ne s'applique pas aux missions à l'étranger qui font l'objet de dispositions particulières prévues dans d'autres circulaires.

ARTICLE 2 - NATURE DES FRAIS

 

Ils comprennent

 

1°) les frais de transport payés à des tiers,

 

2°) les frais d'utilisation d'un véhicule personnel,

 

3°) les frais de repas pour les salariés appelés à se déplacer plusieurs fois par semaine sur un lieu de travail différent du lieu d'affectation et dont l'éloignement ne nécessite pas un hébergement à l'hôtel.

 

4°) les frais d'hôtel et de restaurant afférents à des missions et à des déplacements prolongés,

 

5°) les frais de changement de résidence en cas de mutation dans l'intérêt du service et les frais de déménagements y afférents.

ARTICLE 3 - CONDITIONS DE REMBOURSEMENT DES FRAIS

 

Tout déplacement doit être autorisé par le supérieur hiérarchique. Il fera l’objet d’un remboursement sur justificatif.

 

 

ARTICLE 4 - AUTORISATION D'UTILISATION D'UN VEHICULE PERSONNEL

 

Pour ouvrir droit au remboursement, les déplacements devront avoir été autorisés au préalable. L'autorisation pourra, suivant le cas, être donnée soit à titre permanent, soit pour un déplacement déterminé et, dans tous les cas, être limitée aux déplacements à faible ou moyenne distance.

 

Il est précisé que l'usage d'un véhicule personnel doit être limité à des cas très exceptionnels, les voitures de service devant normalement permettre les déplacements nécessaires aux besoins du service.

ARTICLE 5 - INDEMNITE POUR USAGE D'UN VEHICULE PERSONNEL

Les indemnités afférentes à l'utilisation des véhicules personnels pour les besoins du service sont remboursées par une indemnité kilométrique fonction de la puissance fiscale du véhicule, ainsi que défini dans l'ANNEXE 1.

ARTICLE 6 - ASSURANCES

 

Les salariés autorisés à utiliser des moyens de transports personnels pour les besoins du service sont couverts par la police d’assurance « mission kilomètres » qui se substitue à leur propre contrat d’assurance.

 

Seuls les déplacements professionnels effectués pendant le temps de travail et autorisés par l’employeur sont pris en charge.

 

 

Ø                  Garanties accordées

 

-          Responsabilité civile

-          Défense recours

-          Incendie, explosion

-          Vol, tentative de vol, vandalisme

-          Dommages tous accidents

-          Bris  de glace

-          Accessoires, bagages et objets transportés à concurrence de 1 000€

-          Individuelle accident du conducteur « droit commun » avec un plafond de 1M€.

 

Ø                  Exclusions

 

-          Les déplacements effectués à titre personnel ne sont pas couverts par la police d’assurance,

-          Les déplacements effectués entre le domicile et le lieu de travail ne sont pas couverts par la police d’assurance,

-          En cas de vol des effets et objets, il y a exclusion horaire entre 21 heures et 8 heures.

 

Ø                  Précisions concernant l’assurance des déplacements des représentants du personnel

 

-         Déplacement dans le cadre des convocations employeur : pris en charge par la société si le représentant du personnel justifie d’une convocation de l’employeur. La convocation de l’employeur vaut ordre de mission et permet au représentant du personnel de démonter que ce déplacement est autorisé par la Direction.

o        Utilisation du véhicule personnel : en cas de sinistre, la convocation de l’employeur doit être adressée avec la déclaration pour attester que le déplacement s’est effectué avec autorisation d’ASF.

o        Utilisation d’un véhicule de service. Ce moyen doit être privilégié par les représentants du personnel.

 

-         Déplacements effectués pendant les heures de délégation : Utilisation du véhicule personnel. Les représentants du personnel sont couverts, dès lors que l’employeur était informé au préalable de la prise des heures de délégation. En cas d’accident, une attestation doit systématiquement être fournie par l’employeur.

 

Ø      Procédure en cas de sinistre

 

Le salarié doit adresser au service en charge des assurances au sein de l’établissement, dans un délai de 24 heures, une déclaration circonstanciée.

Il conviendra de préciser qu'il s'agit d'un déplacement en mission et de joindre :

 

·        un constat en cas d'accident avec ou sans tiers,

·         un dépôt de plainte en cas de vol, tentative de vol ou actes de vandalisme

 

La  déclaration de sinistre peut être faite par e-mail

 

Coordonnées d'assurance  à mentionner en cas de sinistre :

 

Assurance : COVEA FLEET

N° de contrat : 119 112 496

Courtier : THEOREME – 2, rue de Paris, 92196 MEUDON Cedex

 

Chaque salarié doit disposer des informations relatives à cette police d’assurance, et de la procédure à suivre en cas de sinistre, avant tout déplacement effectué à titre professionnel

 

 

 

ARTICLE 7 - REMBOURSEMENT ET INDEMNITES DE MISSION

 

Les salariés appelés à se déplacer pour les besoins du service autrement qu'à l'occasion d'une mutation avec changement de résidence, et sauf dans le cas de l'article 14 ci-dessous, sont remboursés des dépenses diverses occasionnées par le déplacement (nourriture, logement, etc. ...) sur justification et dans les limites fixées en fonction des groupes auxquels ils sont rattachés.

 

Toutefois, en l'absence de justifications, ils seront remboursés de leurs dépenses par indemnisation forfaitaire, dans le cadre des dispositions dans les conditions fixées par l’arrêté du 20/12/02 et la circulaire du 7/01/03.

ARTICLE 8 - CONDITIONS DE REMBOURSEMENT

 

Pour l'application des dispositions qui vont suivre, l'obligation de prendre un repas ou d’héberger en déplacement est établie par le simple fait que le salarié s'est trouvé en mission pendant la totalité de la période de temps comprise entre :

 

-          11 heures et 14 heures, pour le repas du midi,

-          18 heures et 21 heures, pour le repas du soir,

-           0 heure et 5 heures pour la nuit à l'hôtel.

 

Le temps passé à bord des avions ne donne droit à aucune indemnité de repas ou d’hôtel.

ARTICLE 9 - INDEMNITES DE REPAS ET D'HOTEL

 

Les frais de repas et d'hôtel engagés dans les conditions définies à l'article précédent donnent lieu à un remboursement au réel, sur les bases définies en ANNEXE 2.

 

ARTICLE 10 - SALARIES BENEFICIAIRES

Les candidats à un emploi dans la Société assument la charge des frais de changement de résidence qu'ils pourraient être amenés à exposer pour occuper un poste qu'ils ont sollicité.

 

La Société rembourse aux salariés déjà en fonction, ainsi qu'à leur conjoint et leurs enfants ou ascendants vivant habituellement sous leur toit, les frais de changement de résidence imposés par les besoins du service.

Les frais afférents au changement de résidence prononcés sur la demande de l'intéressé, pour convenance personnelle, ou en cas de déplacement à la suite d'une procédure disciplinaire sont exclus du bénéfice de tout remboursement.

ARTICLE 11 - FRAIS DE TRANSPORT

 

Lorsqu'il y a droit, le salarié muté est remboursé de ses frais de transport, pour lui-même et les membres de sa famille vivant habituellement sous son toit, sur la même base que celui appliqué au salarié concerné pour les transports de jour par voie ferrée.

Ce remboursement ayant un caractère forfaitaire sera exclusif et toute demande d'indemnité de transport par tout autre moyen, et les dispositions prévues à l'article 9 ne seront pas appliquées.

ARTICLE 12 - FRAIS D'HOTEL ET DE RESTAURANT

 

Lorsqu'il y a lieu, le remboursement de ces frais est effectué sur les bases suivantes :

 

- Pour le salarié lui-même

Indemnités de repas et d'hôtel calculées selon le barème applicable à la catégorie à laquelle il appartient.

- Pour son conjoint

Deux tiers des indemnités allouées au salarié.

- Pour chacun des enfants ou ascendants vivant habituellement sous son toit :

    Moitié des indemnités allouées au salarié.

 

Ces indemnités ne sont dues que pendant la durée de transport du mobilier augmentée de vingt quatre heures pour délai d'installation de ce mobilier.

ARTICLE 13 - INDEMNITE DE MUTATION

 

Une indemnité journalière dite de "mutation" peut être attribuée aux salariés mariés ou, ayant à leur charge au moins un enfant ou ascendant ouvrant droit au remboursement des frais de transport, et qui se trouvent dans l'impossibilité absolue de réinstaller leur foyer au lieu de leur nouvelle résidence.

 

L'impossibilité de se reloger dans laquelle le salarié se trouve placé malgré ses efforts devra être certifiée par le Chef de service sous sa responsabilité. Le taux de cette indemnité journalière est fixé comme suit :

- Sept premiers jours : 80% des indemnités de repas et d'hôtel calculées selon les modalités de l'article 18 en fonction du groupe auquel appartient le salarié.

- du 8ème jour à la fin du deuxième mois : 64%,

- 3° et 4° mois : 48%,

- 5° et 6° mois : 40%,

- 7° et 10 mois : 32%.

 

L'indemnité de mutation est due tant que dure l'impossibilité absolue de se reloger au maximum pendant 10 mois à compter de la mutation. Elle cesse d'être versée à compter de la date du déménagement. Elle est exclusive du versement de l'indemnité de repas ou de panier.

ARTICLE 14 - INDEMNITE DE REINSTALLATION

 

Les salariés mutés dans l'intérêt du service perçoivent une indemnité spéciale de réinstallation fixée uniformément pour tous les salariés à la valeur définie dans l'ANNEXE 3, cette valeur étant versée par pièce principale au sens de la loi du 1er septembre 1948.

 

L'indemnité de réinstallation n'est pas due aux salariés logés dans un bâtiment appartenant à la Société ou loué par elle.

 

Les montants que l’employeur peut déduire de l’assiette des cotisations sociales figurent en annexe 5.

ARTICLE 15 - FRAIS DE DEMENAGEMENT

 

Dans le cas où un salarié est muté pour les besoins du service, la Société prend en charge les frais de transport des bagages et du mobilier, sur facture et après présentation par le salarié de trois devis, dans la limite d’un plafond raisonnable.

 

Sont déduites de l'indemnité ainsi arrêtées les sommes qui peuvent être dues au salarié par la Caisse d'Allocations Familiales.

 

Les frais de transport des bagages ne sont remboursés que si le transport du mobilier n'est pas effectué en même temps. Ce remboursement est opéré dans la limite d'un poids maximum de 250 kg.

 

ARTICLE 16 - PAIEMENT

 

Le paiement des indemnités de mission ainsi que le remboursement des frais de transport sont effectués à la fin du déplacement ou mensuellement à terme échu sur présentation d'état de frais, certifiés ou appuyés le cas échéant des pièces justificatives nécessaires.

 

Les indemnités de repas et de panier sont versées mensuellement avec la paye.

 

Le paiement des indemnités de mutation est effectué mensuellement sur présentation d'un état certifié par le Chef de service et attestant la matérialité de la réinstallation.

 

ARTICLE 17 - DATE D'ENTREE EN VIGUEUR.

 

Les dispositions de la présente prennent effet à compter du 1er juillet 2011.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

ANNEXE  1

 

 

INDEMNITES KILOMETRIQUES 2011

 

 

 

Indemnités kilométriques (barème fiscal applicable aux automobiles)

 

 

 

 

 

 

- Moins de 4 CV

- 4 et 5 CV

- 6 et 7 CV

- 8 CV et +

 

 

0,29 €

0,33 €

0,42 €

0,48 €

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE 2

 

 

INDEMNITES DE REPAS ET D’HOTEL

A compter du 1er juillet 2011

 

 

 

Plafonds de remboursement sur justificatifs

 

 

 

 

PARIS

 

 

PROVINCE

Hôtel + petit déjeuner

150 €

90 €

Repas

25 €

25 €

1 repas + 1 nuit *

175 €

115 €

2 repas + 1 nuit *

200 €

140 €

 

* par journée calendaire (0h à 24h)

 

En cas de déplacement imposant une nuit d’hôtel, il est possible au choix du salarié :

-    de respecter deux plafonds distincts, l’un pour l’hôtel, l’autre pour le repas ;

-    ou de globaliser les frais dans la limite des plafonds définis ci-dessus (1 ou 2 repas + nuit d’hôtel : l’un pouvant compenser l’autre).

 

 

 

 


 

 

ANNEXE 3

 

 

INDEMNITES DE REINSTALLATION

ANNEE 2011

 

 

Cette indemnité est fixée à :    565,64€ par pièce principale.

 

Toutefois cette indemnité ne pourra pas dépasser :

 

1 108€        pour les salariés célibataires, mariés ou vivant maritalement sans enfant à charge.

 

1 662€        pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 1 enfant à charge.

 

2 216€        pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 2 enfants à charge.

 

2 770€        pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 3 enfants à charge.

 

3 325€        pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 4 enfants à charge.

 

3 879€        pour les salariés mariés ou vivant maritalement ayant 5 enfants à charge.

 

La réalité et le montant des dépenses engagées doivent être dans tous les cas justifiés au moyen de factures, état des lieux démontrant la nécessaire remise en état du logement, etc. dans les conditions prévues par la circulaire de la Direction de la Sécurité Sociale du 7 janvier 2003 et la circulaire questions-réponses n°4 DSS/SDFSS/5B du 28 octobre 2004.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                             ANNEXE  4

 

 

FRAIS DE DEMENAGEMENT

2011

 

Au choix de la société, les frais de déménagement seront remboursés soit aux frais réels, soit dans la limite d’un plafond raisonnable (dans les 2 cas, présentation de 3 devis et sur facture).

 

NB : en cas de déménagement de conjoints travaillant tous deux dans les sociétés d’autoroutes, l’indemnité de réinstallation et les frais de déménagement ne s’appliqueront qu’à l’un des deux.

ANNEXE  5

 

 

INDEMNITES FORFAITAIRES 2011

 

(REGLES DE L’URSSAF)

 

NATURE DES FRAIS

DEFINITION

PLAFOND

 

Grand déplacement < à 3 mois

 

- repas (déjeuner et dîner) (1)

 

- logement et petit déjeuner Paris, Dép. Hauts-de-Seine, Seine-St-Denis et Val-de-Marne (2)

- logement et petit déjeuner autres départements métropole (3)

 

 

 

Salarié empêché de regagner chaque jour sa résidence principale

 

 

 

- 17,10 € / repas

 

- 61,20 € / jour

 

 

- 45,40 € / jour

 

 

 

Mobilité

 

- hébergement provisoire et frais supplémentaire de nourriture

 

- installation dans un nouveau logement

 

 

- déménagement

 

Mobilité professionnelle du salarié

 

 

 

 

 

- 68,00 € / jour (dans la limite de 9 mois)

 

- 1 361,10€ + 113,40 € par enfant à charge (dans la limite de 1 701,30 €)

 

- frais réels

 

(1)     au-delà du 3e mois et jusqu’au 24e mois = 14,50€,  au-delà du 24e mois et jusqu’au 72e mois = 12,00€

(2)     au-delà du 3e mois et jusqu’au 24e mois = 52,00€, au-delà du 24e mois et jusqu’au 72e mois= 42,80€

(3)     au-delà du 3e mois et jusqu’au 24e mois= 38,60€, au-delà du 24e mois et jusqu’au 72e mois= 31,80€

 

 

Le business des autoroutes

 

Les tarifs des péages ne cessent de flamber. Ces hausses sont-elles justifiées et à quoi sert réellement notre argent? Enquête sur le business des sociétés concessionnaires.

 

Paris-Toulon: 122,80€ l'aller-retour pour une voiture de tourisme et 193,80€ avec une caravane. Sans compter le carburant… Certes, tout service a un prix, mais celui «offert» par les sociétés concessionnaires des autoroutes coûte de plus en plus cher.

Ici, la crise, connaît pas!

D'autant que la France possède le plus grand réseau autoroutier d'Europe: 11.042 km et ce n'est pas fini… L'avant-projet du Snit annonce 18 projets dans les cartons avec, à la clé, une augmentation de plus de 10% du réseau actuel pour un coût de 8,4 milliards d'euros!
Les promesses du Grenelle de l'environnement semblent définitivement enterrées.

Si les écologistes hurlent, les sociétés d'autoroutes se frottent les mains en pensant à leur futur chiffre d'affaires, déjà pourtant conséquent – 8,25 milliards d'euros en 2010, 20% de plus qu'en 2006…

L'Etat fait des cadeaux, l'automobiliste paye!

Depuis 2006, les autoroutes françaises, autrefois publiques, sont pour une grande part gérées sous le régime de la concession par 6 sociétés privatisées. Quelque 8.000 km de bitume cédés à très bon prix puisque, selon un rapport de la Cour des comptes de 2008, la vente des concessions aurait dû rapporter à l'Etat, non pas 14,8 milliards d'euros mais 24 milliards d'euros! Vinci, Eiffage et Abertis règnent aujourd'hui sur les principales sociétés d'autoroutes françaises et ne se privent pas de faire fructifier leur rente. En commençant par les tarifs des péages, qui constituent 96 à 98% de leur chiffre d'affaires.
La Cour des comptes dénonce dans son rapport «des niveaux de recettes supérieurs aux tarifs moyens affichés et des augmentations dépassant les hausses autorisées». L'Asfa, l'association professionnelle regroupant les sociétés concessionnaires, a par exemple annoncé, début février 2011, une hausse moyenne des prix de 2,24%, bien supérieure à celle de l'inflation. Ce qui fait bondir l'association 40 millions d'automobilistes, soulignant que cette augmentation «ne devrait en aucun cas dépasser l'inflation de plus d'1,5%. D'ailleurs, les contrats de concession la limitent normalement à 0,7% de l'inflation». Les sociétés d'autoroutes tentent de se justifier en faisant porter le chapeau à l'État. Celui-ci vient en effet d'augmenter la taxe d'aménagement du territoire (Tat) qui sert à financer les lignes de train déficitaires.
Tant pis, l'automobiliste paiera plus cher. Ce ne sera pas la première fois… Selon le ministère des Transports, les tarifs des péages ont augmenté dans une fourchette comprise entre 11,46% à 19,44% entre 2004 et 2011. La plus gourmande est la Société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) suivie par Autoroutes du Sud de la France (ASF) avec 17,81% et Estérel-Côte d'Azur-Provence-Alpes (Escota) avec 17,34%.

Des tarifs sans queue ni tête

A cette inflation tarifaire s'ajoute l'opacité des méthodes utilisées pour fixer les prix sur un même tronçon. Pour illustrer la disparité des tarifs pratiqués par les différentes sociétés d'autoroutes, la Cour des comptes donne l'exemple d'un conducteur qui emprunte le trajet Boulogne-Amiens de l'autoroute A16: «Il paye moins cher s'il sort à Amiens ouest (9,50€) qu'à Amiens nord (9,90€) en dépit d'un trajet plus long de5 km.» Autre incongruité: l'hétérogénéité des tarifs au kilomètre. «Sur le réseau Escota, hors tunnel de Monaco, les prix au kilomètre peuvent varier de 1 à 6. Ainsi l'automobiliste qui emprunte l'A52 de Saint-Maximin à Pas-de-Trets va débourser 2,50€ pour 39,6km,soit 0,63€/km, alors que celui qui roule sur l'A50 de La Bédoule à Cassis paye 0,90€ pour 2,3 km, soit 0,39€/km», peut-on lire dans le rapport. Bref, la politique du flou!

L'ex-PDG de Vinci condamné pour « abus de pouvoir »

 

Un grand patron condamné pour « abus de pouvoir » lié à sa rémunération : c'est une première. La justice a condamné l'ex-PDG de Vinci, Antoine Zacharias, pour les conditions dans lesquelles il a préparé son départ à la retraite. Infirmant la relaxe prononcée en mars 2010 par le tribunal correctionnel de Nanterre, la cour d'appel de Versailles a infligé l'amende maximale de 375.000 euros à Antoine Zacharias. Une décision qui pourrait faire jurisprudence, ouvrant la porte aux petits actionnaires ou aux syndicats qui voient d'un mauvais oeil les rémunérations jugées excessives de certains dirigeants.

La cour reproche à l'ex-patron du groupe de BTP d'avoir évincé en 2004 3 membres du comité de rémunération, dont Alain Minc, qui s'opposaient alors au déplafonnement de son salaire. Ils avaient été remplacés par un nouveau comité, qui avait instauré une rémunération 100 % variable et sans plafond. Grâce à cette formule, le salaire annuel d'Antoine Zacharias était passé de 2,9 millions d'euros en 2003 à 3,3 millions en 2004, puis 4,2 millions en 2005. Ce qui eut des répercussions en cascade sur son indemnité de départ - 12,8 millions d'euros -et sur sa retraite chapeau - 2,1 millions d'euros par an.

Procès très médiatisé

Après un premier procès très médiatisé en première instance, Isabelle Prévost-Desprez avait relaxé l'ex-PDG, refusant de devenir « le juge de la gouvernance des entreprises ». La cour d'appel de Versailles a tranché autrement, considérant qu'Antoine Zacharias a « usé de son statut et de son influence qui en découle pour faire avaliser par le conseil d'administration le renouvellement complet du comité des rémunérations pour priver ces deux organes de leur indépendance nécessaire au bon fonctionnement de la société et pour en faire les instruments de son propre intérêt ».

L'ex-PDG de Vinci s'est pourvu en cassation. « Cette condamnation rend ingouvernable toute société importante, toute société cotée, peste son avocat, M Hervé Témime, cité par l'AFP. Il est évident que la rémunération de M. Zacharias n'est en rien contraire à l'intérêt de Vinci, qui ne s'est pas porté partie civile ; et l'AMF [Autorité des marchés financiers, NDLR], qui avait été informée, ne s'y était pas opposée ».

Source : Les Echos

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