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CCE

 

PROCES-VERBAL DE LA REUNION DU

CCE D’ASF

DU 22 JUIN 2011

 

Cette réunion se tient sous la présidence de Madame Josiane Costantino, Directrice des Ressources

Humaines.

 

Assistent à la réunion :

 

Membres titulaires :

Eric BOUSCHARAIN, Secrétaire Provence Camargue

Jean-Louis DEPOUES, secrétaire adjoint Languedoc-Roussillon

Alain BARKATS Directions Support

Henri BONNES Aquitaine Midi Pyrénées

Pascal BOISSIER Provence Camargue

Patrice CARTIER Aquitaine Midi Pyrénées

Xavier DUPUY Ouest Atlantique

Jean-François LASAGA Sud Atlantique Pyrénées

Didier LAMBERT Rhône Alpes Auvergne

Philippe MORENO Rhône Alpes Auvergne

Franck REBUZZI Centre Auvergne

Daniel THEBAULT Ouest Atlantique

 

Membres suppléants :

Sandrine BONNETON Rhône-Alpes Auvergne

Sylvie GENEST Languedoc-Roussillon

Michel DIEU Ouest Atlantique

Christophe HIGADERE Centre Auvergne

Gwenaëlle LABARTHE Sud Atlantique Pyrénées

Magali LACOUR Aquitaine Midi Pyrénées

Katia MAURIN Ouest Atlantique

Patrick MOUTON Aquitaine Midi Pyrénées

Stéphane RAVAILLER, trésorier Provence Camargue

Daniel SANCHEZ Directions Support

 

Représentants Syndicaux :

Richard BABIN UNSA

Martine DAUMAS FO

Patrick GADBIN CGT

Évelyne RIVIÈRE CFE/CGC

Pascal ROBY CFDT

Élisabeth COMBE DSCP CFE/CGC

Alain CONTE DABAN DSCP CFDT

Patrice HERITIER DSCP FO

Olivier THIBAUD DSCP UNSA

Christian MIMAULT DSCP CGT

 

Direction :

Sébastien FRAISSE Directeur Général Adjoint

Josiane COSTANTINO Directrice des Ressources Humaines

Jérôme PISSONNIER Directeur Développement Social

 

 

SOMMAIRE :

1. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE du 4 mars 2011..................... 3

2. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE du 16 mai 2011 ..................... 3

3. Information et consultation sur le bilan de formation de 2010, sur le suivi de la

formation sur 2011 et sur les orientations pour 2012 : comptes-rendus des réunions de

la Commission Emploi-Formation du 14 mars et du 14 juin 2011.................................... 4

4. Information et consultation sur la stratégie et ses effets prévisibles sur l’emploi :

stratégie et perspective et bilan économique, emploi, rémunération et perspectives,

Information sur :

_ Le rapport annuel d’ensemble

_ Le bilan relatif à l’emploi des travailleurs handicapés

_ Le bilan des travaux de l’observatoire des métiers

Information/consultation sur :

_ Stratégies et perspectives d’évolution

_ Le bilan social 2010

_ Le rapport diversité et égalité des chances

_ Le rapport temps partiel

_ La situation sur l’emploi …………………………………………………………………12

5. Information et consultation sur le projet de changement des prestataires

prévoyance et frais de soins de santé ............................................................................ 23

6. Comptes-rendus des réunions de la commission économique du CCE du 28 avril,

du 23 et du 24 mai et du 21 juin 2011................................................................................23

7. Compte-rendu de la réunion de la Commission Nouvelles Technologies du CCE

du 5 mai 2011......................................................................................................................26

8. Compte-rendu de la Commission Couverture Sociale du CCE du 21 avril 2011....26

9. Compte-rendu de la Commission 1 % Logement du CCE du 18 mai 2011 .............27

10. Information sur les résultats de la participation et de l’intéressement...............27

11. Information sur la politique voyage et mise à jour de la circulaire relative au

régime d’indemnisation des frais engagés à l’occasion des déplacements pour les

besoins de service par les salariés des Autoroutes du Sud de la France .....................27

12. Information sur les activités d’ASF ........................................................................ 4

13. Questions diverses.................................................................................................29

 

La séance est ouverte à 9 heures.

 

1. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE du 4 mars 2011

M. Bouscharain : Nous commencerons par l’approbation des procès-verbaux des réunions

du 4 mars et du 16 mai 2011. Sur le premier de ces deux documents, nous avons remplacé,

dans l’une des interventions de Monsieur Héritier, l’adjectif « délicat » par « inapproprié ».

C’est la seule modification.

Le procès-verbal de la réunion du 4 mars 2011 est approuvé à l’unanimité des membres

présents.

 

M. Bouscharain : Monsieur Dupuy souhaite maintenant intervenir à propos de votre réponse

à sa question sur le schéma de gestion de la maladie.

 

M. Dupuy : J’avais posé à la Direction une question sur l’organisme qui contacte les salariés

en longue maladie, afin de connaître le processus qui lui permet d’agir de la sorte. Plus

précisément, je souhaitais obtenir des renseignements sur la phase du processus où

Solareh intervient pour proposer une assistance aux collaborateurs.

 

Mme Costantino : ASF transmet aux Assistantes Sociales le fichier des salariés malades et

Solareh n’est contacté que par l’assistante sociale, ou à titre personnel par le salarié. Jamais

ASF ne contacte Solareh pour leur donner des fichiers

 

M. Bouscharain : La page n°4 mentionnait une question de Monsieur Rebuzzi relative à un

éventuel durcissement de la CPAM. Plus précisément, il souhaitait savoir si cette dernière ne

s’occuperait plus des accidents bénins.

 

M. Pissonnier : Actuellement, la Direction ne peut toujours pas répondre à cette question,

puisqu’elle manque encore des éléments essentiels.

 

M. Bouscharain : La dernière page retranscrit une question de Monsieur Barkats relative à

ce qu’aurait été le montant de l’intéressement pour 2009, sans l’impact des indicateurs de

sécurité. Hier, vous nous avez fourni sur ce sujet la réponse suivante, dont tous les élus ont

pris connaissance :

En 2009 on a eu une majoration de 15 % au titre du taux de fréquence.

En 2010 on a eu une majoration de 5% au titre du taux de fréquence.

Soit un écart de -10%.

Si on majore l'enveloppe 2010 de 10% on obtient : 10 566 988 x 1.10 = 11 623 687

Soit une différence de 1 056 699 avec la masse réelle 2010, soit un écart de 202 € par

salarié.

Nous n’avons plus d’autres remarques à formuler sur le procès-verbal de la réunion

du 4 mars.

 

2. Approbation du procès-verbal de la réunion du CCE du 16 mai 2011

M. Bouscharain : Dans l’avis des représentants de la CGT retranscrit à la page n°5 du

procès-verbal de la réunion du 16 mai 2011, le terme « recul » sera remplacé par

« diminution ». De même, « sur le taquet » cédera la place à « sont actées ». A la page n°10,

dans l’intervention de Monsieur Mimault, le « qui » de « rien qui » sera supprimé, et « pour

une quelconque raison » sera remplacé par « sans raison ». Ce sont les seules modifications

qui seront apportées.

Madame Combe avait posé une question relative à la rémunération des volontaires pour les

étapes estivales sur des aires. Plus précisément, elle souhaitait savoir ce que serait cette

rémunération pour les maîtrises d’encadrement et les cadres. Vous avez répondu que les

maîtrises d’encadrement ne seraient pas payées en heures supplémentaires et qu’ils

récupéreraient leur repos sur la semaine concernée ; quant aux cadres, ils bénéficieraient

d’un forfait jour et géreraient leur temps de travail de façon autonome.

 

Mme Combe : J’avais aussi demandé que l’on précise que les interventions sur les actions

commerciales ne correspondaient pas aux heures prévues par les forfaits d’astreinte. En

effet, elles ne coïncident pas avec la permanence d’exploitation, à laquelle est réservée

l’astreinte. D’autre part, lors de notre réunion du 22 septembre, serait-il possible de dresser

le bilan du déroulement de ces étapes estivales ?

 

Mme Costantino : C’est possible, même si ce bilan ne sera fait que plus tard : la date du 22

septembre est trop précoce.

 

M. Rebuzzi : Pourriez-vous nous donner un complément d’information sur les agents de

maîtrise qui intègrent l’astreinte d’exploitation ? Seront-ils rémunérés comme des

collaborateurs de la catégorie employés-ouvriers ou comme des collaborateurs de la

catégorie maîtrises d’encadrement ?

 

Mme Costantino : Ils seront rémunérés comme des collaborateurs de la première catégorie.

Le procès-verbal de la réunion du 16 mai 2011 est approuvé à l’unanimité des membres

présents.

 

3. Information et consultation sur le bilan de formation de 2010, sur le suivi de la

formation sur 2011 et sur les orientations pour 2012 : comptes-rendus des réunions de

la Commission Emploi-Formation du 14 mars et du 14 juin 2011

 

M. Bouscharain : Les orientations pour 2012 en matière de formation ne sont pas encore

parues, puisqu’elles ne seront définies qu’en juillet. Il me semble donc préférable de reporter

ce point.

Le point n°3 est reporté à la réunion de septembre 2011.

12. Information sur les activités d’ASF

 

M. Fraisse : Au début d’avril 2011, le Groupe VINCI a publié son chiffre d’affaires du premier

trimestre de cette année. Ce dernier a été consolidé de 7,7 milliards d’euros et il a progressé

de 25 % par rapport à l’an dernier, notamment grâce à l’intégration de nombreuses sociétés

– en particulier Cegelec, Faceo et Tarmac. La hausse du chiffre d’affaires à structure

comparable est de 9,5 %. L’activité réalisée en France représente 36 % de ce chiffre

d’affaires. Notre endettement financier reste stable par rapport au premier trimestre de

2010 : il est toujours de 13,6 milliards d’euros.

Globalement, par rapport à la même période en 2010, le trafic a augmenté de 3,6 %. Pour

les véhicules lourds, cette hausse est de 3,4 %, alors qu’elle est de 4,3 % pour les voitures

de tourisme. Sous l’effet conjugué de cet accroissement et de l’évolution des tarifs, nos

recettes ont augmenté de 6,1 %.

 

M. Barkats : Quelle est la part d’ASF dans les 13,6 milliards d’euros de dette du Groupe

VINCI ?

 

M. Fraisse : Elle s’élève à 10 milliards d’euros. Pour revenir à la hausse du trafic, je précise

qu’elle ne s’est pas vraiment prolongée en ce mois de juin 2011, et que la fréquentation des

autoroutes, lors de certains week-ends récents, a été inférieure à ce qu’elle était à la même

époque en 2010.

Le 16 juin 2011, Réseaux Ferrés de France et VINCI ont enfin signé le contrat de concession

de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux. Cette opération représente 7,8

milliards d’euros d’investissements, dont la moitié relèvera du Groupe VINCI. La construction

de cette ligne ferroviaire durera six ans, et elle imposera de bâtir 400 ouvrages d’art et 19

viaducs tout en installant 340 kilomètres de voie ferrée. La concession durera une

cinquantaine d’années.

Je tiens à ajouter un dernier point technique concernant les relations entre le Groupe VINCI

et ASF. A l’heure actuelle, les participations de VINCI dans ses sociétés concessionnaires

d’autoroutes sont détenues par diverses sociétés holdings. En l’occurrence, pour notre

entreprise, elles sont en possession d’ASF Holding, qui est elle-même détenue par VINCI et

par VINCI Concessions. Il en va à peu près de même pour Cofiroute et Arcour. Pour

simplifier cette organisation, les participations de VINCI dans les sociétés d’autoroute seront

regroupées à l’intérieur de VINCI Autoroutes, qui détiendra désormais la totalité des titres

d’ASF Holding. Cette évolution est purement technique et elle n’aura aucune répercussion

sur la vie quotidienne de notre entreprise.

En ce qui concerne la sécurité de nos clients, à la fin de mai 2011, le nombre d’accidents sur

notre réseau autoroutier s’est réduit de 12,9 %, soit un contraste net avec la situation en

avril 2010. Cependant, le nombre d’accidents mortels s’est accru : depuis le début de 2011,

22 sont déjà survenus, et ils ont été la cause de 32 décès. Ce phénomène affecte d’ailleurs

toutes les sociétés du réseau autoroutier français. Sur ces 22 accidents mortels, deux ont

tué 11 personnes à eux seuls. Le premier a eu lieu le 12 janvier 2011, à la suite du heurt par

un véhicule léger d’un poids lourd stationné sur un refuge ; le second s’est produit le 28

avril 2011, quand un poids lourd s’est couché sur les voies et a été frappé de plein fouet par

un fourgon renfermant six passagers.

 

M. Barkats : A propos de l’accident du 12 janvier 2011, il semblerait que le chauffeur du

camion s’était arrêté sur le refuge simplement parce que la réglementation de son temps de

travail lui imposait de faire une pause. Plus précisément, il aurait d’abord voulu prendre cette

dernière sur une aire, mais il n’avait pas pu, parce que la première aire qu’il avait trouvée

était fermée. Comme la prochaine était trop éloignée, il se serait résigné à stationner sur un

refuge, parce qu’autrement, il aurait dépassé le temps maximal qui lui était autorisé entre

deux pauses. Or nous avons effectivement constaté que beaucoup d’aires sont maintenues

fermées à des horaires où elles pourraient être ouvertes.

 

M. Fraisse : Certes, mais un poids lourd n’a pas le droit de stationner sur un refuge. Le

conducteur de ce véhicule aurait dû choisir un lieu où il était parfaitement en sécurité, quitte

à sortir de l’autoroute. Dans le cadre de l’enquête, nous avons effectivement été interrogés

sur le sujet de cette aire fermée, et nous avons apporté aux enquêteurs tous les éléments

nécessaires pour prouver que nos avons bien respecté les normes de sécurité.

 

M. Barkats : En fait, j’ai simplement relayé la plainte de nombreux conducteurs de poids

lourds, qui ont l’impression que de plus en plus d’aires d’autoroute restent fermées alors

qu’elles pourraient être ouvertes. Pour eux, c’est une gêne, parce qu’ils doivent

impérativement s’arrêter à intervalles réguliers au cours de leurs trajets. Il faudrait qu’ils

soient informés en amont des ouvertures et des fermetures d’aires, afin de bien organiser

leurs pauses.

 

M. Fraisse : En fait, ces nombreuses fermetures d’aires résultent de la politique de

rénovation que nous avons engagée dans le cadre du paquet vert, laquelle nous impose de

les fermer longtemps à l’avance, parce qu’elles se retrouvent privées d’infrastructures

sanitaires avant même le début des travaux. Cependant, malgré cette contrainte, nous

n’avons pas été confrontés à une hausse des problèmes de stationnement sauvage Nous

travaillons d’ailleurs à l’élaboration d’un dispositif d’information pour prévenir en amont les

conducteurs des places disponibles sur chaque aire. Les premières expériences conduites

dans ce domaine ont été un succès.

 

M. Dupuy : Ces fermetures d’aires représentent quand même un problème important pour

les chauffeurs routiers. Lorsque ces derniers organisent leurs itinéraires, ils se fondent sur la

répartition des aires indiquées sur les cartes et ils ne sont pas censés savoir que certaines

seront closes. Lorsqu’ils découvrent subitement que ces aires-là sont inaccessibles, ils n’ont

le choix qu’entre deux attitudes illégales : stationner sauvagement ou continuer leur

itinéraire, alors qu’ils devraient se reposer. Vous comprenez donc combien la continuité du

service que nous offrons est essentielle pour ces gens-là. Pour l’assurer tout en menant nos

travaux de rénovations, nous aurions pu opter pour des sanitaires ambulants qui auraient été

installés sur les aires tout le temps de la réparation des sanitaires principaux, afin que les

chauffeurs routiers puissent quand même s’y arrêter et en profiter. Mais cette solution n’a

pas été retenue.

 

M. Fraisse : C’est vrai, car les travaux ne se bornent pas aux sanitaires : ils concernent

aussi, par exemple, les places pour handicapés. D’autre part, en fermant les aires, nous

pouvons les terminer plus rapidement et ainsi gêner moins longtemps. Je vous signale que

notre plan pour la conduite des travaux a été soumis à l’Etat, qui l’a validé. Outre cela, nous

suspendrons les travaux cet été, car nous ne pouvons pas rompre la continuité du service

pendant cette période. Nous sommes très vigilants dans ce domaine, car nous ne voudrions

pas que la fermeture d’une aire soit directement à l’origine d’un accident.

Au-delà de la question des aires, une grande source de difficultés pour ASF est le grand

nombre de chantiers prévus pour un avenir proche (construction de murs anti-bruit, de

bassins de rétention, etc.). Nous devrons réaliser ces travaux en moins de trois ans. Pour

atténuer les problèmes suscités par ce défi, nous nous efforçons de développer la

communication autour de ces chantiers.

Toujours par rapport à la sécurité des clients, le Comité Interministériel pour la Sécurité

Routière s’est tenu voici quelques semaines. Il a notamment décidé de durcir les sanctions

envers les conducteurs stationnant sur les bandes d’arrêt d’urgence. Le décret présentant

cette résolution sortira en juillet prochain. Concernant les radars, l’Etat nous a demandé

d’installer sur notre réseau des « radars pédagogiques », c’est-à-dire des appareils indiquant

aux conducteurs en excès de vitesse le numéro de leur plaque minéralogique.

 

M. Babin : Pour nous, il nous semble que les « radars pédagogiques » n’ont pas vocation à

relever les plaques d’immatriculation mais uniquement les vitesses des véhicules.

M. Fraisse : Si vous le souhaitez, je tiens à votre disposition une directive donnée par l’Etat

à ASF en ce domaine.

 

M. Bonnes : Ces radars seront-ils signalés par des panneaux, ou n’y aura-t-il aucune

signalisation ? Il semblerait que l’un d’entre eux, installé tout récemment sur l’autoroute A 66,

soit justement dans cette dernière situation.

 

M. Fraisse : Je ne connais pas la situation du nouveau radar sur A66. De fait, l’Etat a

informé que les nouveaux radars ne seront pas signalés. De toute façon, nous obéirons aux

instructions de l’Etat. Autrement, notre Fondation VINCI Autoroutes pour une Conduite

Responsable, a commencé ses travaux. L’opération Café Gratuit, que nous avons organisée

durant les vacances de Pâques pour promouvoir la vigilance sur la route, a été un succès :

nous avons distribué 40 000 cafés et autant de messages de prévention.

 

M. Mimault : En matière de sécurité, je souhaiterais évoquer un accident mortel survenu sur

Escota. Plus précisément, un motard a été écrasé par un poids lourd qui reculait sur une

voie de péage. Quelle est votre opinion sur cette affaire ? Devons-nous comprendre que les

usagers ont le droit de reculer sur les voies de péage, lorsque les barrières sont bloquées ?

 

M. Fraisse : Non, ils n’y sont pas autorisés.

 

M. Mimault : Dans ce cas, il convient de rappeler cela dans tous les districts, car nous avons

plusieurs fois vu, sur les voies de péage de l’un des districts, les salariés de l’encadrement

qui faisaient signe aux automobilistes de reculer. Il conviendrait de clarifier cette situation,

soit en interdisant explicitement aux véhicules de reculer, soit en leur permettant de faire tout

ce qu’ils veulent.

 

M. Fraisse : Je prends note de cette demande : il faut effectivement rappeler l’interdiction de

reculer dans ces zones.

 

M. Mimault : Ce que je ne comprends pas, c’est que le responsable de ce district ait pu ainsi

autoriser une telle conduite sans être sanctionné. La Direction se doit d’être exemplaire, si

elle veut favoriser, parmi les automobilistes, l’observation d’une conduite responsable.

 

M. Barkats : A mon avis, dans des affaires de ce genre, nous devrions essayer de

déterminer pour quelles raisons des clients ont reculé. De fait, j’ai souvent vu des gens

reculer dans des péages, à la suite de divers problèmes les empêchant de passer

(dysfonctionnement de badge, etc.). Je pense que c’est surtout en améliorant l’exploitation

des péages que nous pouvons éviter ces phénomènes de recul. Trop souvent, les barrières

marchent mal, à cause de la vétusté des automates ou du matériel en général. C’est d’abord

de la résolution de ces problèmes que nous devons débattre.

 

M. Bonnes : Il y a un autre problème : les piétons sont de plus en plus nombreux sur les

espaces dévolus aux péages, parce qu’ils ignorent que ces lieux leur sont interdits.

 

M. Fraisse : Je pense effectivement que l’amélioration du service offert aux clients sur les

péages – notamment grâce au perfectionnement de nos équipements – contribuerait à régler

ces inconvénients.

 

M. Barkats : De fait, c’est d’autant plus nécessaire que nous vivons dans une société

d’impatients : les gens n’aiment plus attendre. Il conviendrait aussi d’établir un système

permettant aux véhicules qui se sont trompés de voie, aux péages, d’obtenir quand même

leur ticket et de passer. Un tel dispositif existe dans certaines gares, mais il ne peut être

universalisé, parce que les politiques d’exploitation des péages varient en fonction de

chaque DRE.

M. Roby: Ce n’est pas la première fois que nous abordons ce thème de la qualité du service

offert dans les péages, thème extrêmement important à notre époque à la suite de

l’automatisation croissante des barrières et du recours de plus en plus fréquent à la

téléopération. Cependant, la mise en place des dispositifs de téléopération présente encore

de nombreux défauts, notamment sur le site de Toulouse-Nord. Il existe un décalage très net

entre les déclarations de la Direction sur ce sujet et leur application pratique. Pour l’instant,

les clients ne peuvent être certains que l’on s’occupera d’eux immédiatement en cas de

problème sur un péage. De fait, j’estime que, si nous voulons leur garantir vraiment un

service de qualité, nous ne pouvons plus nous permettre de tolérer un décalage d’une

minute entre un appel à l’aide depuis un interphone et l’intervention des opérateurs.

 

M. Fraisse : Je manque de connaissances au sujet du site de Toulouse-Nord. Cependant,

sur d’autres sites, les améliorations que nous avons apportées sont tangibles et les salariés

sont satisfaits de leurs conditions de travail.

 

M. Bonnes : Je vais vous donner un exemple personnel sur les défauts du service dans les

péages. Récemment, au péage de Montpellier II, j’ai dû attendre sept minutes avant de

passer, à cause d’un automobiliste qui avait besoin qu’on lui accorde une reconnaissance de

dette.

 

M. Fraisse : Ce cas n’est pas très probant, car il est très particulier. De toute façon, pour en

revenir aux voitures qui reculent, sachez que jamais un conducteur bloqué n’agira ainsi si la

circulation n’est pas fluide sur les voies d’à côté.

 

Mme Combe : Ne pourriez-vous pas entreprendre une campagne de communication sur le

danger d’un tel comportement ?

 

M. Fraisse : A mon avis, ce serait insuffisant. Actuellement, nous essayons d’installer un

dispositif d’alerte automatique en cas de client bloqué à une barrière.

 

M. Mimault : Je pense que l’une des solutions à ces problèmes serait d’interdire

l’établissement de reconnaissance de dette sur la voie. Une telle procédure ne devrait se

dérouler que sur le parking du péage.

 

Mme Rivière : Certes, mais toutes les gares ne possèdent pas de parking. D’autre part,

avec la généralisation des voies pour le télépéage sans arrêt, il est très difficile pour un client

de couper à travers les pistes pour amener sa voiture en lieu sûr.

 

M. Mimault : Je tiens à rappeler qu’avant l’installation du télépéage et de tous les autres

dispositifs automatisés, on ne signalait pas de cas d’automobilistes reculant sur les voies de

péage pour éviter d’être bloqués, parce qu’il y avait alors sur lesdites voies des salariés qui

pouvaient les aider. Ce sont les systèmes automatiques qui ont contribué à générer des

blocages et à inciter les conducteurs à commettre des imprudences, parce que plus

personne n’est à proximité pour les seconder. Pour éviter cela, vous devriez ouvrir les voies

pour que les usagers puissent accomplir leurs transactions à l’écart, sans gêner les

véhicules derrière eux.

 

M. Héritier : Les systèmes automatisés contribuent aussi au développement des fraudes.

 

M. Fraisse : Nous nous efforçons également de remédier à ce problème. De toute façon, je

pense que le problème fondamental est que les procédures n’ont pas évolué au même

rythme que l’équipement. En l’occurrence, les dispositifs de détection des fraudes ne

peuvent plus être les mêmes qu’au temps où nous avions un salarié dans chaque couloir.

 

M. Héritier : Dans cette affaire, le principal risque est que les péages soient de moins en

moins acceptés.

 

M. Fraisse : En ce qui concerne la sécurité des salariés, à la fin de mai 2011, il y a eu

depuis le début de l’année 30 accidents de travail avec arrêt, soit un taux de fréquence sur

cinq mois de 10,87. L’an dernier, ce taux était de 13,28 et 37 accidents étaient survenus.

Dans l’ensemble, sur les 12 derniers mois à la fin de mai, le taux de fréquence est de 12,10.

Quant au taux de gravité, il est de 0,78. Le 20 avril, un accident mortel s’est produit sur le

chantier de l’A 89 entre Lyon et Balbigny, à la suite de la chute d’un coffrage. La victime en a

été un salarié d’une société du Groupe VINCI. Pour éviter qu’un tel événement se

reproduise, nous avons engagé une réflexion sur les moyens de prévention à mettre en

œuvre par la Maîtrise d’Ouvrage. Dans un futur proche, nous modifierons probablement les

clauses de nos contrats avec les sociétés de construction.

Au 19 juin 2011, nous avons vendu près de 90 000 badges de télépéage, pour un objectif

annuel de 160 000. La plupart de ces badges ont été écoulés par Internet. Dans le domaine

des produits locaux (produits Zap, préférences 50 %, etc.), nous avons réalisé un peu plus

de 24 000 ventes. Bientôt, nous lancerons un nouvel abonnement, l’abonnement Maine-

Anjou, en partenariat avec Cofiroute, qui concernera les secteurs autour d’Angers. Le 8 avril

2011, nous avons aussi lancé la radio VINCI Autoroutes. Depuis ce matin, la nouvelle

version de l’application VINCI Autoroutes Copilote a été publiée. Elle intègre aussi le réseau

Cofiroute. Nous en ferons prochainement la promotion par le biais des étapes estivales. Pour

l’instant, nous avons déjà enregistré 46 000 téléchargements de ce produit. Concernant les

étapes estivales, celles-ci impliqueront 22 aires où seront organisées les mêmes activités

que l’an dernier ainsi que des opérations de prévention et de communication sur nos

métiers. De nombreux salariés se sont montrés volontaires pour participer à ces animations.

Nous sommes donc optimistes pour leur déroulement.

Dans le domaine de nos relations avec l’Etat, la nouvelle gare de Bénesse, sur l’A 63, a été

inaugurée le 30 mars 2011. D’autre part, du 15 juin au 15 juillet se déroulera la concertation

publique sur le déplacement de l’autoroute A 9 à Montpellier. Elle passera par l’ouverture

d’un site Internet sur lequel les citoyens pourront s’exprimer. Dans le cadre de ce débat,

nous avons diffusé, à la demande de l’Etat, des reportages sur Radio VINCI Autoroutes.

Après cette concertation, le Ministère des Transports devrait rendre sa décision entre juillet

et septembre.

Nous avons réorganisé l’exploitation d’ASF à la suite de la nomination de Monsieur Le Parc

comme directeur général de l’émetteur VINCI Autoroutes. Cette nomination a accompagné

notre décision de doter l’Entreprise d’un nouvel outil de back office pour gérer les relations

avec les clients. La nouvelle organisation que nous souhaitons mettre en place sera bâtie

autour de trois zones : Méditerranée (directions régionales du Languedoc-Roussillon et de

Provence-Camargue), Centre (Rhône Alpes-Auvergne, Centre-Auvergne et Aquitaine Midi

Pyrénées) et Atlantique (Sud Atlantique-Pyrénées, Ouest-Atlantique). Cette réorganisation

n’aura pas d’impact sur les directions régionales. Elle a pour objectif de dynamiser la mise

en oeuvre de notre feuille de route autour des thèmes comme l’environnement, les clients,

la sécurité et la productivité.

 

M. Barkats : Pourriez-vous nous en dire plus sur cette réorganisation ?

 

M. Fraisse : La dernière organisation avait été mise en place en 2007 et il est normal

qu’après 4 ans nous bougions les lignes et apportions des modifications ce qui permet de

redonner de l’élan et du souffle à l’exploitation d’ASF. Et dans quelques années une

nouvelle organisation sera sans doute mise en place. Dans le cas présent, nous avons

surtout souhaité faire face à l’ouverture de l’A 89 à la fin de 2012, dans la région Rhône-

Alpes-Auvergne. Nous avons aussi voulu gérer dans de bonnes conditions les travaux de

rénovation impliquant, dans la Région Aquitaine Midi Pyrénées, le tunnel de Puymorens. A

cet effet, nous avons placé les régions Rhône-Alpes-Auvergne et Aquitaine Midi Pyrénées

sous un même management.

 

Mme Combe : Allez-vous scinder de nouveau les services communs qui avaient été établis

entre Orange et Valence ?

 

M. Fraisse : La plupart des services communs créés dans la vallée du Rhône ont déjà été

séparés depuis longtemps, et la scission de ceux qui subsistent encore ne changerait pas

grand-chose. De toute façon, les trois zones que nous définirons dans le cadre de la

réorganisation continueront de collaborer entre elles. Nous veillerons à ce qu’elles aillent

toutes dans la même direction et au même rythme.

 

M. Dupuy : L’exploitation sur l’autoroute de Tarare sera-t-elle effectuée par une filiale ?

 

M. Fraisse : L’exploitation sera bien gérée uniquement par ASF et elle sera probablement

intégrée à nos structures sous la forme d’un point d’appui.

 

M. Mimault : Quelles sont les coordonnées des directeurs des trois zones que vous comptez

mettre en place dans le cadre de votre réorganisation ?

 

M. Fraisse : Nous vous les transmettrons. En ce qui concerne la modernisation des gares de

péage, je vous avais déjà fait un point lors de notre dernière réunion, mais je souhaite

maintenant vous en parler davantage. La Direction a résolu de lancer un programme très

ambitieux de modernisation de ces gares, car celles-ci n’ont longtemps connu que des

remaniements localisés, sans un grand objectif nettement défini, et qui n’ont pas amélioré la

qualité du service. Nous nous sommes donc efforcés de déterminer pour chaque gare

l’ultime aménagement à effectuer, dans tous les domaines, et nous avons résolu de mener à

bien ces grands travaux d’ici trois ans. Ce projet nous coûtera 280 millions d’euros, et il

impliquera de détruire intégralement sept gares de péage, pour les reconstruire ensuite sous

une nouvelle forme. Parmi celles-ci se trouvera notamment les deux barrières de

Montpellier. Pour réaliser ce programme, nous aurons besoin de la mobilisation d’un grand

nombre de salariés de l’entreprise, d’autant plus que nous devrons le conduire sans apporter

trop de gêne à nos clients. Cependant, je le juge absolument nécessaire : si nous voulons

améliorer le service offert aux usagers, nous ne pouvons conserver des gares vétustes.

 

Mme Combe : On m’a appris que les équipes des services péage, en DRE, étaient

débordées et avaient besoin de renforts. De fait, elles sont obligées de travailler tous les

jours de la semaine.

 

M. Fraisse : Je prends note de votre remarque et ferai passer ce message auprès des

directions régionales.

 

M. Roby : A l’occasion de ces grands travaux, il serait bon d’améliorer également

l’environnement de travail, c’est-à-dire les abords des gares de péage. En effet, depuis

quelques années, ces derniers sont de moins en moins entretenus. Cette dégradation des

espaces de travail ne contribue pas à dynamiser la motivation des salariés.

 

M. Fraisse : Je prends note de cette remarque. De fait, nous tenons aussi à intervenir sur

l’image que les salariés ont de leur lieu de travail. Si nous pouvons réaménager les abords

des gares de péage, nous profiterons de cette opération pour le faire – même s’il s’agira

d’une intervention un peu « à la marge », car beaucoup moins coûteuse.

 

M. Mimault : Il serait également souhaitable que vous imposiez, dans chaque établissement,

de consulter le CHSCT avant d’engager un projet concernant les infrastructures. En effet,

cette instance doit être impliquée.

 

M. Fraisse : Je suis d’accord avec vous. En effet, le CHSCT dont dépend une gare de

péage peut apporter des suggestions susceptibles de simplifier le déroulement des travaux

pour les salariés.

 

M. Bonnes : Les sept gares que vous comptez démolir seront-elles reconstruites au même

endroit ou ailleurs ?

 

M. Fraisse : Certaines ne changeront pas de localisation, d’autres seront déplacées. Nous

menons actuellement sur ce sujet des discussions avec l’Etat. De toute façon, elles resteront

en travaux au-delà des trois ans.

Avant de terminer, je souhaiterais vous parler du dossier de la mutuelle frais de santé et de

la prévoyance. J’aurais aimé recevoir chaque organisation syndicale, afin qu’elle m’explique

les raisons de son choix dans ce domaine – choix qui a été exprimé le 27 mai 2011.

Malheureusement, la plupart d’entre elles ont décliné cette invitation. Je le regrette, car il

s’agit quand même d’un sujet important. J’ai donc maintenu l’invitation, et vous pourrez

toujours y répondre dans les prochains mois.

 

M. Mimault : Je tiens à répondre pour la CGT. Nous n’avons décliné aucune invitation ;

simplement, nous n’approuvions pas l’idée d’une réunion bilatérale entre la Direction et les

représentants de la CGT.

 

M. Fraisse : Justement ! Je n’ai pas dit que vous aviez refusé l’invitation en elle-même. J’ai

bien expliqué que vous l’aviez déclinée sous la forme que je proposais. Actuellement, je

vous annonce qu’elle reste valable sous la forme que je désirais, laquelle me paraît la

meilleure pour débattre de ce sujet.

 

M. Héritier : Au nom de FO, je précise que nous avons décliné cette invitation pour les

mêmes raisons : nous préférions vous rencontrer de façon collégiale, afin que les propos des

représentants des diverses organisations syndicales soient tous interprétés de la même

façon. En effet, la décision prise par celles-ci au sujet de la mutuelle a été une décision

collégiale. Les explications ne pouvaient donc être que communes.

 

M. Roby : Au nom de la CFDT, je vous avais d’ailleurs répondu que nous étions prêts à

participer à une table ronde sur le sujet. De toute façon, chaque syndicaliste est

suffisamment responsable pour expliquer les choix de son organisation devant vous et

devant les représentants des autres syndicats. Ne serait-il pas plus judicieux de profiter de

cette réunion pour vous donner ces explications ?

 

M. Fraisse : Dans un premier temps, je préférerais vous voir séparément.

 

M. Barkats : Nous avons décliné votre offre, car nous désirions un échange collectif. Ce

dernier pourrait être organisé aujourd’hui et, ensuite, nous pourrions accepter l’idée

d’échanges bilatéraux pour vous apporter des précisions. De fait, nous estimons qu’un

échange collectif est indispensable avant des discussions bilatérales, car il permettrait de

rendre ces dernières plus sereines.

 

M. Fraisse : Il n’est pas possible d’organiser cet échange collectif dans le cadre de cette

réunion du Comité Central d’Entreprise. De votre part, je trouve dommage que vous

accordiez tant d’importance à des considérations de forme.

 

M. Barkats : Pourquoi rechignez-vous à un échange collégial avec le Comité Central

d’Entreprise ? Nous avons quand même des questions qui méritent un débat collectif,

notamment celles qui portent sur tous les points d’incompréhension entre la Direction et les

organisations syndicales. Ainsi, nous aimerions que vous nous éclairiez sur les termes de la

lettre que vous nous avez récemment envoyée.

 

M. Fraisse : Je ne vois pourtant pas pourquoi je n’aurais pas le droit de choisir librement la

forme d’une discussion avec vous sur votre choix à propos de la mutuelle.

 

M. Barkats : En fait, les conditions dans lesquelles vous nous proposiez cette discussion ne

garantissaient pas un débat serein.

 

M. Thibaud : En toute honnêteté, votre démarche qui consiste à intervenir dans la

négociation après que les organisations syndicales, à l’unanimité, ont annoncé leur choix,

est assez étrange.

 

M. Fraisse : Elle est pourtant justifiée, puisque c’est moi qui vais signer le contrat avec les

prestataires qui seront retenus. Il est donc normal que je demande des précisions sur

l’engagement que je vais faire prendre au nom de l’entreprise et sur les raisons qui vous

amènent à vos choix.

 

M. Barkats : Ce n’est pas à la Direction, mais aux salariés que nous devons rendre compte

de nos choix, car ceux-ci sont les principaux intéressés. Nous ne refusons pas d’échanger

avec vous, mais nous n’avons pas à nous justifier auprès de vous. De toute façon, sur ce

sujet de la mutuelle, les divergences sont profondes entre les organisations syndicales et la

Direction, et c’est une des raisons pour lesquelles nous souhaiterions prendre les salariés à

témoin de notre choix. De toute façon, quoi qu’il en soit, nous aurons toujours une discussion

avec la Direction des Ressources Humaines sur ce sujet.

 

M. Mimault : De fait, au vu de certains de vos propos lors de vos déplacements auprès des

salariés, nous avons l’impression que vous essayez de discréditer les organisations

syndicales, parce qu’elles ont fait un choix qui ne vous convient pas.

 

M. Fraisse : C’est faux. Lors des mes déplacements auprès des salariés, je défends le

même point de vue qu’en ce moment : je dis simplement que je ne comprends pas les

raisons du choix des organisations syndicales. Je précise d’ailleurs que, lors de mes visites,

j’ai tenté d’éclaircir cette affaire en interrogeant des représentants syndicaux, mais qu’aucun

n’a pu me fournir de réponse.

 

M.Babin : M.Fraisse, c’est faux. Nous nous sommes rencontrés sur Ouest-Atlantique et j’ai

eu l’occasion de vous exprimer mon point de vue sur ce sujet.

 

M. Héritier : Je précise que les syndicats ont déjà expliqué leur choix aux salariés.

 

M. Mimault : Je me demande s’il ne serait pas préférable que le Comité Central d’Entreprise

mette ce point à l’ordre du jour.

 

4. Information et consultation sur la stratégie et ses effets prévisibles sur l’emploi :

stratégie et perspective et bilan économique, emploi, rémunération et perspectives,

Information sur :

_ Le rapport annuel d’ensemble

_ Le bilan relatif à l’emploi des travailleurs handicapés

_ Le bilan des travaux de l’observatoire des métiers

Information/consultation sur :

_ Stratégies et perspectives d’évolution

_ Le bilan social 2010

_ Le rapport diversité et égalité des chances

_ Le rapport temps partiel

_ La situation sur l’emploi

 

M. Bouscharain : Nous sommes actuellement consultés sur le bilan social, sur le rapport sur

la diversité et l’égalité des chances et sur le rapport sur le travail à temps partiel. A propos du

rapport annuel d’ensemble, nous nous demandons si le tableau à la page n°15 ne renferme

pas une coquille dans ses indications sur les traitements de base minimaux des postés

masculins : ceux-ci sont en effet les mêmes pour 2009 et 2010, alors qu’ils ont évolués.

 

M. Pissonnier : Non, il n’y a pas de coquille, car il s’agit ici de collaborateurs en CATS dont

le salaire de base est figé depuis 2007.

 

M. Bouscharain : N’y aurait-il pas une autre coquille dans la rubrique sur les maîtrises

d’encadrement, à propos des collaborateurs masculins non postés ? Leur nombre est le

même en 2009 et 2010.

 

M. Pissonnier : Non. Là encore, il n’y a pas d’erreur.

 

M. Bouscharain : A propos de l’accord sur l’égalité des chances, les partenariats conclus

ces dernières années n’ont abouti à embaucher que peu de travailleurs handicapés en CDI,

alors que l’objectif prévu était de 20 personnes. Comment comptez-vous atteindre ce but ?

 

Mme Costantino : Cet objectif doit être atteint en trois ans, de 2010 à 2012. Aujourd’hui,

nous avons déjà recruté six travailleurs handicapés.

 

M. Bouscharain : La plupart de ces personnes pourraient être engagées au Centre

Raymond Faure, or c’est l’endroit le plus approprié et où il y en a le moins.

 

Mme Costantino : Je suis d’accord avec vous.

 

M. Bouscharain : A la page n°31 du bilan sur les travaux de l’Obs ervatoire des Métiers, il

est question de « gares monstres ». Comment avez-vous défini ces gares ?

 

Mme Costantino : Nous nous sommes fondés sur la configuration et la spécificité de la gare

en elle-même. En raison de ces dernières, les « gares monstres » n’ont pas été intégrées

dans le programme de modernisation des gares, et elles feront l’objet d’un programme

particulier. Plus précisément, il s’agit des sept gares que Monsieur Fraisse a évoquées tout à

l’heure et qui subiront un traitement à part à cause de leur ampleur et du contexte spécifique

dans lequel elles se trouvent.

 

M. Mimault : Il est dommage que vous n’ayez pas retenu un critère de sécurité pour établir

dans les gares de péage des systèmes permettant aux véhicules de sortir des voies sans

reculer et aux piétons de se déplacer par le biais de passerelles ou de souterrains.

 

Mme Costantino : C’est faux. D’ici trois ans, les gares autres que les sept « gares

monstres » seront réaménagées en tenant compte de ce critère.

 

M. Bouscharain : Nous avons commencé à prendre connaissance du document sur les

stratégies et les perspectives d’évolution, et nous l’étudierons avant de rendre notre avis

dessus en septembre. Pourrions-nous avoir des perspectives chiffrées sur l’emploi ? De fait,

nous aimerions avoir une idée des créations d’emploi qui résulteront, dans les trois

prochaines années, des projets de la Direction, ainsi que de l’influence de ces derniers sur

les emplois déjà existants. Or le document sur les stratégies et les perspectives d’évolution

se borne trop à un bilan sur ce qui existe. Il n’aborde pas assez les conséquences desdites

stratégies sur l’emploi.

 

Mme Costantino : Dans ce document, nous avons pourtant essayé de montrer les nouvelles

missions qui risquent d’apparaître dans chaque filière professionnelle. Certes, nous n’y

avons pas inséré de perspectives chiffrées, mais vous avez quand même une vision de

l’avenir des différents métiers.

M. Mimault : Nous voudrions quand même obtenir des perspectives précises et chiffrées sur

les effectifs et les emplois dans les trois années à venir.

 

Informations sur les comptes ASF : rapport du cabinet SECAFI sur les comptes 2010

 

M. Bouscharain : Nous allons laisser M.Charles Simeon du Cabinet SECAFI faire la

présentation de ses activités, et nous formulerons ensuite nos avis sur le bilan social.

 

M. Simeon : Je commencerai mon exposé par la page n°16 de la synthèse, qui porte sur les

transactions effectuées par le biais des voies automatiques et du télépéage. Celles-ci

représentent désormais plus de 80 % de l’ensemble des transactions, tandis que les voies

manuelles n’en constituent plus que 12,5 %. D’ailleurs, sur ces dernières, le recours à la

carte bancaire s’est encore développé. Les paiements immédiats ne représentent plus que

13 % du chiffre d’affaires. Cette multiplication des transactions automatiques résulte de

l’ouverture de nouvelles voies consacrées à ces dernières ainsi que de l’attractivité de celles

qui existent déjà. Il faut aussi y ajouter le lancement, en 2008, du TIS Poids Lourds.

La Commission Economique nous avait demandé des précisions sur les différents types

de TIS, notamment sur le TIS Grand Rouleur et le TIS Domicile-Travail. Cependant, sur ces

derniers points, aucune véritable réponse n’a été apportée, et nous ne disposons pas

d’autres éléments.

Une autre question de la Commission Economique concernait les paiements en chèquesvacances.

Ceux-ci n’ont représenté qu’une part limitée du chiffre d’affaires, de l’ordre

de 1 %. Pour ce qui est de leur proportion pour chaque mois, elle n’a été que de 3,5 % en

juillet et août 2010, soit dans les mois où ces chèques sont les plus utilisés.

 

Mme Bonneton : Comment sont comptabilisées les transactions en chèques vacances ? De

fait, elles s’accompagnent souvent de paiements par carte ou en espèces.

 

Mme Costantino : Je ne peux répondre. Nous nous renseignerons sur ce sujet.

 

M. Simeon : A la page n°30 de la synthèse, nous avons abordé la performance économique

de l’entreprise. La profitabilité économique s’est accrue à l’occasion de l’exercice 2010-2011.

Les activités d’ASF lui ont apportée 86 millions d’euros. Cependant, les dépenses de viabilité

hivernale ont été importantes. Parmi ces dernières, les achats se sont élevés à plus de 2

millions d’euros, tandis que les frais de mise à disposition de camions et de chauffeurs sont

passés à 4,8 millions d’euros. Les frais de personnel ont aussi augmenté, à la suite des

heures supplémentaires. De toutes ces dépenses, il a résulté un surcoût global de 7 millions

d’euros.

La page n°78 traite des dépenses de chaussée. Au dé but de 2011, la Commission

Economique s’était interrogée sur le coût par rapport aux kilomètres pris en charge. Malgré

les réponses de la Direction, elle n’a pu déterminer le coût moyen pour chaque kilomètre de

travaux réalisé. Actuellement, il est impossible de fournir des éclairages supplémentaires sur

ce sujet.

 

M. Bonnes : En fait, nous aimerions connaître le prix pour chaque kilomètre sur chaque

voie. Lorsqu’on rénove un kilomètre sur une autoroute à six voies, on rénove en réalité six

kilomètres. Or les chiffres qui nous ont été transmis ne reflètent pas vraiment la longueur qui

a été réellement bitumée. Nous ne pouvons donc pas calculer le coût véritable par kilomètre.

 

M. Simeon : Dans le domaine des salaires, des économies d’un montant de 9 millions

d’euros ont été réalisées entre 2009 et 2010 sur les charges de personnel. A l’origine de ce

phénomène se trouve la baisse des effectifs internes de l’entreprise, qui se sont réduits de

4,5 % entre ces deux années. Toutefois, simultanément, une politique de revalorisation des

salaires est intervenue. Les frais de personnel externes, pour leur part, ont augmenté de

12,8 %, passant de 230 000 euros en 2009 à plus de 1 million d’euros. Dans cette hausse, le

détachement de nombreux membres du personnel, et notamment du Président, a joué un

rôle important.

 

M. Mimault : La rémunération du Président correspond-elle uniquement à son poste de

Président Directeur Général d’ASF, ou prend-elle également en considération sa fonction de

Président de VINCI Autoroutes ? Reçoit-il son salaire des deux entités ou d’une seule ?

 

M. Simeon : En fait, comme votre Président a été détaché, son bulletin de salaire n’est pas

généré par ASF, mais par une autre structure du Groupe VINCI. Ensuite intervient une

refacturation, qui apparaît dans ce compte.

 

M. Mimault : Mais a-t-il droit à une rémunération supplémentaire au titre de son poste chez

VINCI Autoroutes ? Cette question est parfaitement légitime, puisque ASF fait partie du

Groupe VINCI.

 

Mme Costantino : Nous ne disposons pas d’informations sur ce sujet, et nous n’avons

d’ailleurs pas à le traiter durant cette séance.

 

M. Simeon : La Commission Economique avait souhaité savoir quels étaient les montants

provisionnés dans le cadre du compte épargne temps, tant au titre des sommes apportées

par les salariés qu’à celui de l’abondement que l’entreprise s’est engagée à réaliser. De fait,

à la fin de l’exercice budgétaire pour 2010, ces montants s’élevaient à 3 446 000 euros.

Ceux-ci sont indiqués à la page n°45 du document.

 

M. Mimault : Les sommes facturées pour les salariés détachés sont-elles incluses dans la

masse salariale ?

 

M. Simeon : Quand nous calculons les frais de personnel, nous y incluons effectivement les

dépenses correspondant aux salariés détachés, mais toutes les sociétés ne procèdent pas

ainsi pour élaborer leurs statistiques.

 

M. Thibaud : Les provisions d’ASF pour le CET se montent à 31 599 741 euros. Or, voici

quelques mois, la Direction nous avait parlé de 32 millions d’euros, puis de 22 millions

seulement. Manifestement, un litige de 10 millions d’euros est intervenu. D’où provenait-il ?

 

M. Pissonnier : Le montant brut épargné est de 22 millions d’euros soit 32 millions d’euros

y compris charges.

 

M. Simeon : Les frais de personnel ont reculé proportionnellement à la valeur ajoutée, dont

le partage au profit des salariés s’est réduit sur les deux dernières années. Ce phénomène

résulte de la coïncidence entre la baisse des effectifs et la croissance du chiffre d’affaires.

Pour ce qui est des 10 rémunérations les plus fortes, leur montant moyen s’élève à 14 000

euros par mois et par personne.

Abordons maintenant les prévisions. Dans ce domaine, les principaux risques résident dans

les conséquences, sur le trafic, de la hausse du prix du carburant. Cependant, s’ils sont

évités, l’activité d’ASF s’accroîtra encore, ce qui pourra engendrer sur les salaires un surcoût

de 2,7 millions d’euros. Dans l’ensemble, les charges de personnel devraient progresser de

5,2 millions d’euros.

En ce qui concerne les effectifs, ceux-ci sont en baisse depuis plusieurs années, et cette

tendance se poursuit à un rythme de 2 à 4 % par an. A la demande de la Commission

Economique, nous avons indiqué à part, dans le graphique accompagnant le document, les

effectifs CATS. Je précise que ledit graphique a été élaboré sur la base d’un effectif moyen

pondéré, contrairement aux données exposées dans son commentaire, qui représentent un

effectif moyen stricto sensu. Cette baisse des effectifs moyens qui frappe ASF ne lui est

néanmoins pas propre, puisqu’elle affecte aussi d’autres sociétés du secteur autoroutier.

Toutefois, ASF reste l’entreprise la plus touchée : depuis l’an 2004, le nombre de ses

collaborateurs a diminué de 18 %, alors que la taille de son réseau a augmenté de 6 %. Il

s’ensuit un différentiel de 24 % entre ces deux statistiques, alors qu’il n’est que de 19 % pour

l’ensemble des compagnies autoroutières françaises.

Depuis le début de 2011, le recours à l’emploi précaire a légèrement reculé au sein d’ASF.

Cependant, ce phénomène n’a pas été accompagné par une hausse de l’embauche en CDI

de collaborateurs sous CDD.

 

M. Mimault : De fait, la diminution du recours à des intérimaires ou à des personnes sous

CDD a surtout résulté de la suppression de postes de travail. La précarité n’a donc nullement

été supprimée, puisqu’elle s’est transformée en chômage.

 

M. Simeon : La Commission Economique s’était enquise du nombre de personnes qui

étaient sorties du dispositif autour de la CATS. De fait, en 2010, 39 collaborateurs ont quitté

ce dispositif. D’autre part, en 2010, la CATS a réalisé 80 % de ses objectifs.

Concernant l’égalité entre les hommes et les femmes, certaines filières importantes d’ASF

sont actuellement très féminisées. Cependant, les femmes ne représentent encore que 26 %

des ingénieurs et des cadres, alors que leur proportion se monte à 40 % parmi les ETAM et

les ouvriers.

Abordons maintenant les accidents de travail. En 2010 et 2011, leur taux de gravité s’est

renforcé : le nombre de jours d’arrêt qu’ils ont suscités a été multiplié. Parallèlement, leur

fréquence s’est également accrue en 2010, alors qu’elle avait diminué en 2009. Cependant,

dans certaines régions, l’évolution en matière d’accidents du travail est favorable. Il serait

bon de rechercher les causes de ces meilleures situations et d’en tirer des leçons pour les

autres secteurs géographiques d’ASF.

La page n°69 du document présente le modèle sociéta l du Groupe VINCI, qui s’engage

pour 2011 à favoriser la stabilité professionnelle en créant des emplois durables, à renforcer

les formations pour les salariés, à développer sa politique de prévention de façon à

empêcher tout accident de travail et à accentuer aussi l’égalité des chances et l’actionnariat

salarié. Il souhaite également accroître son engagement civique à travers l’établissement

d’une fondation. Cependant, au sein d’ASF, on constate le recul général du nombre

d’emplois, y compris en CDD, ainsi que l’insuffisance du taux de reconversion en CDI des

collaborateurs sous CDD. Les dépenses de formation se sont également réduites en 2010.

Quant aux ambitions du Groupe VINCI en matière d’égalité des chances, elles se heurtent à

la sous-représentation des femmes dans les fonctions d’encadrement, qui laisse penser que

les possibilités de promotion des femmes à ce niveau restent insuffisantes. Le décalage

entre ces constats et les engagements du Groupe incite à s’interroger sur la façon dont ce

dernier les respectera.

En conclusion, les résultats de 2010 confirment leur solidité. Le chiffre d’affaires et la

performance économique d’ASF ont augmenté, tandis que les résultats nets se sont accrus.

Pour les prochains mois, nous nous attendons à une nouvelle progression, même si celle-ci

reste conditionnée à l’évolution du trafic autoroutier. Sur le premier trimestre de 2011, cette

dernière demeure encourageante. Néanmoins, à la suite de la hausse du prix des

carburants, nous doutons que la croissance du trafic des véhicules lourds puisse se

maintenir, et il en va de même – quoique dans une moindre mesure – pour les voitures de

tourisme. De toute façon, le contexte économique actuel est toujours très incertain. La

croissance d’ASF est surtout assurée par les investissements complémentaires négociés

avec l’Etat dans le cadre des contrats de plan. Aujourd’hui, le contrat de plan 2007-2011

touche à son terme, mais les bénéfices qu’il a permis de recueillir contribuent à entretenir le

dynamisme du chiffre d’affaires de l’entreprise. Dans le cadre des négociations autour du

nouveau contrat avec l’Etat, nous nous interrogeons sur l’ampleur des investissements qui

seront débattus pour permettre le développement futur d’ASF.

En ce qui concerne plus spécifiquement l’emploi, le recours de plus en plus fréquent au

télépéage et aux autres systèmes de transaction automatique est aujourd’hui encouragé par

l’Etat : le dernier engagement pris prévoyait, pour 84 millions d’euros financés par une année

de concession supplémentaire, l’établissement de nombreuses voies en télépéage.

Cependant, la diminution du nombre de postes concerne toutes les filières de l’entreprise. La

question de l’emploi dans le cadre de la négociation du nouveau contrat de plan touche donc

l’intégralité d’ASF. Cependant, il est difficile d’aborder un tel thème, parce que l’Etat s’en

désintéresse : il ne souhaite pas entrer dans la gestion sociale des entreprises. Il ne faut

donc pas s’attendre à des avancées majeures. Toutefois, l’Etat se soucie de la qualité du

service rendu aux usagers et notamment des sujets de sécurité. Il est donc possible

d’obtenir de lui une aide pour la sécurité des employés, et nous pouvons affirmer que des

éléments sociétaux conformes aux ambitions du Groupe VINCI pourraient surgir des

discussions autour du nouveau contrat de plan. ASF doit donc saisir cette occasion et

négocier avec l’Etat des investissements complémentaires susceptibles d’améliorer sa

situation en matière d’emploi. Naturellement, il convient que la Direction et les partenaires

sociaux dialoguent sur ces sujets, afin d’éviter entre eux tout malentendu et d’empêcher, lors

de la conclusion du contrat avec l’Etat, toute directive qui constituerait une régression pour

les salariés.

 

Mme Costantino : Avez-vous rendu l’intégralité de votre étude, ou d’autres éléments

interviendront-ils par rapport à la lettre de mission que nous avons signée ensemble ?

 

M. Simeon : Nous considérons actuellement notre mission comme remplie. Toutefois, dans

la restitution des comptes semestriels, nos réponses aux questions de la Commission seront

intégrées.

 

Mme Costantino : Pourquoi n’avez-vous pas évoqué le point sur l’analyse pluriannuelle des

moyens attribués par la C63 aux organisations syndicales ? Celui-ci figure dans le document

dont je dispose.

 

M. Simeon : En fait, lors des réunions de la Commission Economique, il a été décidé que

nous ne ferions pas d’analyse complémentaire sur ce point, puisque vous nous aviez

transmis à ce sujet les mêmes documents qu’aux organisations syndicales.

 

M. Pissonnier : L’exposé de SECAFI étant terminé, il convient maintenant de recueillir votre

avis sur le bilan social de 2010.

 

M. Bouscharain:

L’ensemble des élus reprennent à leur compte la conclusion de l’analyse du cabinet

SECAFI sur les comptes 2010 d’ASF :

· L’année 2010 confirme la solidité des résultats d’ASF : progression du chiffre

d’affaires, amélioration de la performance économique, nouvelle croissance des

résultats nets.

· Les premières données de trafic pour 2011 sont encourageantes, avec une

belle progression du trafic VL au 1er trimestre malgré la forte hausse du prix

des carburants (+3,4% pour les VL, +4,3% pour les PL). Elles ne présagent

cependant pas des résultats sur l’ensemble de l’année, dans un contexte

économique qui reste très incertain.

· La croissance de l’entreprise est principalement assurée par les

investissements complémentaires négociés avec l’Etat. Dans le cadre du

contrat de plan 2007-2011, ceux-ci représentaient 2,5 milliards d’euros,

permettant par la majoration des revalorisations tarifaires négociées en

contrepartie, et par la croissance du trafic lors des ouvertures de nouvelles

sections payantes, d’assurer une croissance du chiffre d’affaires et du

dimensionnement de l’entreprise. Dans le cadre des négociations pour un

nouveau contrat d’entreprise, quels seront les nouveaux investissements

sources de développement pour l’entreprise ?

· Concernant l’emploi, dans un contexte de progression rapide du taux de

transactions en voies automatiques et télépéages, et avec un souci mis en

avant par l’Etat de porter cet effort encore au-delà comme en témoigne le

paquet vert (inclusion de 114 voies de télépéages sans arrêt, concernant 27

barrières pleine voie pour 84M€), comment le prochain contrat d’entreprise

abordera-t-il cette question ?

· L’apparent désintérêt de l’Etat concernant la gestion sociale des entreprises,

comme en témoigne votre actuel contrat de plan, laisse cependant peu espérer

d’avancées majeures sur ces questions. Plus sensible aux préoccupations de la

qualité du service rendu aux usagers, au rang desquelles figure en bonne place

la sécurité, l’Etat pourrait accueillir favorablement des investissements assurant

également celle des employés. Cela serait conforme aux engagements du

modèle sociétal du groupe VINCI. Il y a une occasion à saisir, pour venir porter

bien au-delà les ambitions d’ASF, et améliorer les conditions de travail dont on

a vu le recul inquiétant dans le registre de la sécurité.

· Quelle place sera faite aux partenaires sociaux dans la conception de ces

investissements complémentaires et dans la détermination des objectifs

opérationnels que l’entreprise et l’Etat fixeront pour les prochaines années ?

et formulent les avis complémentaires suivants :

Avis de l’élu Henri Bonnes

« Comme tous les élus siégeant au sein du Comité Central d’entreprise le font

régulièrement, je tiens à souligner, une nouvelle fois, une baisse sensible et constante des

effectifs depuis l’arrivée de Vinci. Cette baisse se traduit par des gestions de personnel à flux

tendu, par une dégradation des conditions de travail, par des refus de congé pour raisons de

service, par une démotivation du personnel de plus en plus perceptible, par des

changements organisationnels trop rapides et mal vécus.

L’augmentation de la précarité avec des contrats CDD ou saisonniers de plus en plus court

est une source d’inquiétudes.

L’absence d’une politique volontariste envers l’emploi et la formation des jeunes ainsi que le

faible nombre d’embauches en CDI m’interpelle car toute entreprise a besoin de se

régénérer pour progresser, pour aller de l’avant.

L’augmentation de l’absentéisme pour maladie, du taux de gravité et du taux de fréquence

traduisent un mal-vivre que tous, direction et organisations syndicales, nous devons

combattre. Tant dans les rapports sur les risques psycho-sociaux que sur celui du rapport

SECAFI, les problématiques de la filière péage sont soulignées mais elles ne doivent pas

cacher celles propres à chaque filière.

Pour les salariés d’ASF, les perspectives du futur ne sont guère réjouissantes car, face à ces

problèmes, nous trouvons une direction aveugle et sourde aux revendications des

organisations syndicales. Les buts sont pourtant convergents : la Direction veut faire des

profits et toujours plus de profits et les Organisations Syndicales veulent que les salariés

travaillent dans de bonnes conditions. C’est une vérité maintes fois prouvé, un salarié qui

travaille dans de bonnes conditions est plus performant, donc plus productif, donc il dégage

plus de profits. Je souhaite que rapidement, tant dans l’intérêt des salariés ASF que dans

l’entreprise Vinci, un vrai dialogue social, un dialogue social digne de ce nom, s’instaure

dans l’entreprise pour affronter les défis d’aujourd’hui et de demain. »

 

Avis des élus CFDT

« Les élus CFDT reprennent à leur compte l’intégralité des conclusions de l’expertise et

tiennent à pointer du doigt la réduction des effectifs couplée à une politique de recrutements

19

externe très insuffisante. De plus, non seulement la pyramide des âges est vieillissante mais

aucun recrutement externe de salariés jeunes ne vient corriger cette tendance ? Ces

éléments occasionnent une surcharge de travail dans certains services.

Enfin, la direction, par son attitude actuelle fragilise la cohésion sociale dans l’entreprise. »

Avis des élus UNSA

« Une fois de plus, l’Unsa-Asf et ses élus font, au travers de la présentation de ce bilan

social 2010 de l’entreprise, toujours les mêmes constats :

- une baisse des effectifs par un non-remplacement des «départs», de quelques

formes qu’ils soient,

- un vieillissement de la pyramide des âges,

- l’absence d’une véritable politique de formation et de recrutement des jeunes,

conduisant encore et toujours aux mêmes conséquences néfastes et génératrice de stress

pour le personnel :

- surcharge de travail,

- dégradation des conditions de travail,

- tension dans les unités de travail,

dénoncées maintes et maintes fois dans cette instance depuis l’acquisition de l’entreprise

par VINCI.

Pour nous, le seuil d’incompressibilité des effectifs est désormais atteint. Nous exigerons

dorénavant que chaque «départ» de l’entreprise donne lieu à une publication de poste (donc

à un remplacement), ou qu’il soit expliqué aux élus de façon circonstanciée d’un point de vue

économique et organisationnel, pourquoi l’entreprise n’a pas jugé utile de procéder au

remplacement de ce «départ» poste pour poste, comme il se doit.

Pour l’UNSA et tous ces motifs invoqués, il est urgent que l’entreprise prenne conscience du

profond mal qui la gangrène.

Il est urgent que l’entreprise prenne en compte les avis émis par les élus.

Enfin, il est urgent que l’entreprise change cette politique où l’automate et le logiciel

remplacent systématiquement l’homme, son expérience, et sa présence tant prisée des

clients.

Car en plus de se vider de ses compétences, de son savoir faire, ASF se videra de son

âme. »

 

Avis de l’élu Patrice Cartier

« En complément du rapport Sécafi

Le rapport du Cabinet Sécafi fait apparaître sur le bilan social 2010 une dégradation par

rapport à 2009.

Les conséquences font apparaitre :

- Baisse des effectifs

- Dégradation des conditions de travail sur le nom remplacement des départs

- Dégradation de la pyramide des âges

- Absence de la politique des jeunes

- Augmentation de l’absentéisme (taux de fréquence et taux de gravité)

- Augmentation quantitative de travail et des domaines d’astreinte sans

contrepartie

Pour toutes ces raisons, l’élu Patrice Cartier ne peut cautionner cette politique, liée à la

recherche constante de profit pour les actionnaires au détriment du maintient d’un équilibre

social et d’une efficacité professionnelle jusque là reconnus et préservés.

En conséquence nous émettons un avis défavorable. »

 

Avis des élus CGT

“Suite à l’analyse des données sur l’année 2010, nous faisons le constat suivant.

Les effectifs ont diminué de + de 10% depuis 2006 année de privatisation totale de notre

entreprise, alors que dans le même temps, les activités dans tous les services.

Cette baisse des effectifs ainsi que les transformations profondes des statuts des salariés

auxquels l’entreprise impose des réorganisations du travail drastiques ont eu pour

conséquences de flexibiliser la main d’oeuvre, d’accroître les charges de travail et détériorer

les conditions de travail et la sécurité dans certains cas.

De plus, les différentes réorganisations, qu’elles soient encadrées par des conventions ou

non sont conduites sans aucune précaution sociale et surtout en dépit des nécessités de

concertation avec les représentants du personnel qui devraient pourtant prévaloir dans tout

projet. C’est ainsi que nous voyons nombre de postes de travail disparaître quotidiennement.

Le salarié est devenu par ces évolutions et pour la direction de l’entreprise, malgré ses

allégations, une simple variable d’ajustement.

Nous constatons un âge moyen vieillissant de la population du à une politique d’économies

basées sur la seule masse salariale. Cette stratégie patronale de ne pas renouveler les

effectifs a de graves conséquences sur l’emploi, elle empêche le renouvellement des

générations, malgré un accroissement des activités et contraint les services à des

organisations du travail inadaptées aux besoins réels.

Malgré les nombreuses propositions de ré-internalisation d’activités faites par les

représentants du personnel lors de différentes réunions (commission emploi/formation, CE

….), la Direction ASF continue à sous-traiter à outrance des activités qui devraient pourtant

permettre aux salariés ASF de se réorienter ou d’évoluer au sein des différentes filières.

Malgré cela, on s’aperçoit aussi que dans certains cas, on propose à l’extérieur de

l’entreprise des prestations de viabilité sans même y mettre les nouveaux effectifs

nécessaires.

Concernant les rémunérations, les disparités sont flagrantes entre les catégories

professionnelles ainsi qu’entre les hommes et les femmes. Cet écart se creuse de plus en

plus au fil des années.

Il faut souligner que l’écart de rémunération entre les 10% de salariés touchant les

rémunérations les plus élevées et celles correspondant aux 10% des salariés touchant les

rémunérations les moins élevées n’a jamais été aussi important depuis 1992.

L’absentéisme continue sa progression et atteint des niveaux plus qu’inquiétants, ces taux

d’absentéisme devraient éveiller les consciences chez les responsables de l’entreprise,

mais, malheureusement il n’en est rien puisqu’il n’est toujours pas tenu compte de la

détérioration des conditions de travail et de sécurité constante dénoncée par les OS et les

instances représentatives du personnel. Cet absentéisme est pourtant directement lié aux

conséquences des nouvelles organisations du travail mises en place depuis l’arrivée de

VINCI chez ASF.

Concernant les accidents du travail, ils sont en progression avec des pics particuliers sur

certains établissements qui peuvent démontrer soit des problèmes particuliers sur ces

établissements, ou bien des manoeuvres pour masquer des accidents ou transformer leurs

conséquences par des moyens plus que douteux.

Au regard de toutes ces données, il est clair que l’augmentation de l’absentéisme et les taux

de gravité et de fréquence des accidents du travail, sont directement liés aux méthodes de

management, à la dégradation des conditions de travail et du fait des réorganisations de

toutes les filières.

Le stress, les RPS, les sous effectifs, les rythmes de travail inadaptés auxquels s’ ajoute

l’inquiétude des salariés sur leur avenir dans l’entreprise sont autant de cause

d’absentéismes possibles et même d’accroissement probable des risques d’accidents du

travail.

Cette analyse démontre la politique dévastatrice de l’entreprise en matière d’emplois qui

découle de la réduction des effectifs, de la flexibilité et de la polyvalence accrue de la maind’oeuvre.

Depuis 2006 année de la privatisation totale d’ASF, c’est une stratégie de dégraissage des

effectifs qui est mise en oeuvre assidument et ce sont encore les salariés dans leur

ensemble qui pâtissent de cette politique.

Si cette stratégie n’est pas un plan social au sens des textes légaux, elle en a en tout cas les

mêmes conséquences en matière d’emplois et elle est surtout encore plus destructrice du

fait de son caractère pernicieux.

 

Avis des élus FO

« Les élus FO, comme chaque année depuis la privatisation d’ASF, constatent à l’examen

du bilan social 2010 :

_ une réduction régulière et continue des effectifs,

_ une pyramide des âges vieillissante,

_ l’inexistence d’une politique d’embauche de jeunes salariés pourtant indispensable

au rééquilibrage de cette pyramide,

_ une forte augmentation des accidents de travail,

_ une GPEC qui a atteint ses limites,

_ un quota quasiment nul d’embauches externes.

Tous ces indicateurs, accompagnés d’une surcharge de travail, y compris pour

l’encadrement, reflètent une dégradation importante des conditions de travail.

Le manque de lisibilité du devenir des emplois augmente le stress et le mal être des salariés.

Tout cela montre que la direction n’a qu’un seul objectif : une productivité toujours plus

importante afin de servir toujours plus de dividendes à Vinci, cela bien évidemment au

détriment des salariés qui produisent cette richesse.

Pour toutes ces raisons, les élus FO ne peuvent que donner un avis très défavorable sur le

bilan social 2010. »

 

Mme Combe : Au nom de la CFE-CGC, je souhaite faire la déclaration suivante :

« Nous constatons que les embauches de cadres se font presqu’exclusivement à VEDENE.

Cela correspond à une recentralisation importante de l’organisation de l’entreprise au

détriment de l’autonomie des Directions Régionales.

Chaque disparition d’un poste cadre en région implique la redistribution de sa charge de

travail sur ceux qui restent.

La charge de travail de l’encadrement en région est aujourd’hui devenue très lourde et nous

demandons l’arrêt de la suppression des postes d’encadrement dans les DRE.

Nous déplorons également la dégradation une fois encore de l’écart de rémunération

homme/femme, particulièrement pour les cadres. »

 

M. Bouscharain : Il convient maintenant d’organiser la consultation sur le rapport sur la

diversité et l’égalité des chances, sur le rapport sur le travail à temps partiel avec le compterendu

de la réunion de la Commission pour la Diversité et l’Egalité des Chances, qui s’est

déroulée le 19 mai 2011.

 

M. Rebuzzi, Président de la Commission : Le compte-rendu de la réunion vous a été

transmis. Concernant les indicateurs 8 et 9, la direction souhaite fusionner la présentation de

ces deux indicateurs pour augmenter la pertinence de leur analyse. La commission était

favorable à cette proposition, sachant que l’indicateur 9 n’est qu’un constat de la pyramide

des âges sans présentation du plan d’action qui s’y rattache.

 

M. Depoues : A la lecture de la réponse à la question formulée sur le financement du bilan

de compétences et la VAE, indicateur 15, il semblerait qu’il n’y ait que le DIF qui puisse

financer une VAE. Pouvez-vous compléter la réponse ?

 

M. Pissonnier : Il n’y a pas que le DIF pour financer la VAE. Cela peut être aussi pris en

charge par l’entreprise après accord, cela doit aussi pouvoir passer par un projet individuel

de formation.

 

M. Depoues : Je souhaiterais savoir si ASF prévoit actuellement un plan de formation pour

les juniors.

 

Mme Costantino : Dans le cadre de l’accord sur la formation, nous avons prévu de mettre

en oeuvre des mesures en faveur de ces derniers. Plus précisément, nous désirons recruter

un certain nombre de jeunes gens dans le cadre de contrats d’apprentissage ou de stages.

Cependant, il ne s’agit pas d’un véritable plan de formation.

 

M. Rebuzzi : La Commission pour la Diversité et l’Egalité des Chances n’a pas eu de retour

sur ce thème de la part de l’Observatoire des Métiers.

 

Mme Costantino : En fait, ce sujet n’a pas encore été abordé par l’Observatoire des

Métiers.

 

M. Rebuzzi : Durant sa réunion du 19 mai et aussi durant celle du 21 juin, la Commission a

surtout débattu de l’indicateur 18, à savoir les cellules de veille et d’alerte contre les

discriminations. Les membres de la Commission estiment que la communication de la

Direction autour de ces dernières est défectueuse, et qu’elles sont souvent confondues avec

les cellules en charge des risques psychosociaux. Certes, les comités d’entreprise locaux

ont déjà évoqué ce problème, mais de manière confuse.

 

M. Bouscharain : D’autre part, l’organisation des cellules de veille et d’alerte contre les

discriminations varie selon chaque direction régionale, ce qui engendre une certaine

confusion. Il serait bon d’établir pour toute l’entreprise un dispositif uniforme.

 

M. Mimault : Je rappelle toutefois qu’en matière de discrimination ou de souffrance au

travail, les principaux interlocuteurs des salariés restent quand même les organisations

syndicales et, au-dessus d’elles, le CHSCT, et que les collaborateurs disposent déjà de

suffisamment d’informations pour joindre les membres de cette instance. Je souhaite donc

que les cellules liées à la Commission pour la Diversité et l’Egalité des Chances n’empiètent

pas sur les prérogatives du CHSCT.

 

M. Pissonnier : Il convient maintenant de recueillir l’avis du Comité Central d’Entreprise.

 

M. Bouscharain : Je donne lecture de cet avis :

Avis des élus du CCE sur les rapports diversité et égalité des chances et temps partiel 2010

« Malgré les inquiétudes exprimées par les élus sur le rapport 2009, l’analyse des données

2010 confirme malheureusement que la situation se dégrade globalement un peu plus

chaque année.

Les indicateurs relatifs aux embauches, rémunérations, formations, promotions sont tous en

négatif et les inégalités entre les hommes et les femmes ne cessent de croître.

Quant à la diversité, il semble que toutes les actions mises en oeuvre pour atteindre les

objectifs chiffrés se heurtent systématiquement à la politique mise en place par la direction

qui se traduit par une baisse constante des effectifs pour une optimisation maximum de la

masse salariale. Seul les indicateurs lisibles et peu couteux tel que les flashs intranet ont

dépassé leur objectif sans pour autant atteindre leur cible puisqu’ils restent peu, voire pas

consultés par les salariés.

La direction ne met aucune action concrète en place et les élus du CCE regrettent qu’aucun

plan d’action correctif ne leur ait été présenté et souhaitent en avoir un le plus rapidement

possible.

Le CCE, comme la commission, a également le sentiment qu’il existe un profond décalage

entre les remontées du terrain et la perception qu’ont les acteurs qui déploient cette

politique.

Force est de constater que, malgré les craintes exprimées lors de l’analyse du rapport 2009

la situation ne s’est pas améliorée. Les élus du CCE demandent qu’un point d’étape soit fait

au milieu du second semestre. »

 

M. Bouscharain : Au sujet de la situation de l’emploi, le Comité Central d’Entreprise rendra

son avis lors de la réunion de septembre.

 

6. Comptes-rendus des réunions de la commission économique du CCE du 28 avril,

du 23 et du 24 mai et du 21 juin 2011 ; Approbation des comptes 2010 du CCE

 

M. Bouscharain : Il convient maintenant d’aborder le rapport du Cabinet A3C sur les

comptes du Comité Central d’Entreprise. Nous accueillons Monsieur Guégan qui vient nous

le présenter.

 

M. Guégan : Au 31 décembre 2010, le bilan global du Comité Central d’Entreprise s’élève

à 442 865 euros. En 2010, le Comité a reçu 295 549 euros de subvention. Enfin, son résultat

net comptable est de 16 708 euros, dont 41 045 euros pour les oeuvres sociales et -24 337

euros pour le fonctionnement. Concernant les disponibilités du Comité au niveau des

oeuvres sociales, celles-ci sont de 44 419 euros au 31 décembre 2010.

Les comptes du Comité Central d’Entreprise pour 2010 sont approuvés à l’unanimité des

membres présents. Un montant de 40 000 € sera reversé aux CE au titre de l’excédent

social 2010 du CCE. Cette mesure vient en complément des 128 000 € déjà versés.

La séance est suspendue à 12 heures 30.

Reprise de la séance à 14 heures.

 

5. Information et consultation sur le projet de changement des prestataires

prévoyance et frais de soins de santé

 

M. Bouscharain : Hier, le Comité Central d’Entreprise a demandé à avoir les deux contrats

et les avenants qui seront résiliés dans le cadre du changement de prestataire prévoyance.

 

Mme Costantino : Ces contrats n’ont pas à être présentés au Comité Central d’Entreprise.

 

M. Barkats : A l’occasion de cette consultation, devons-nous répondre à une ou à deux

questions ? De fait, pour le Comité Central d’Entreprise, le changement de prestataire

prévoyance n’est pas la même chose que la résiliation des deux contrats en cours.

 

Mme Costantino : A mes yeux, ce qui est actuellement soumis à l’avis du Comité, c’est la

résiliation des contrats conclus avec Viazimut et l’IPSEC. Nous ne vous consultons pas sur

le changement de prestataire. De toute façon, les nouveaux prestataires devront prendre en

charge l’intégralité des garanties précédemment assurées.

 

M. Barkats : Je préfèrerais que le Comité se prononce à la fois sur la résiliation et sur le

changement de prestataire, parce que l’ordre du jour indique explicitement que c’est sur ce

sujet-là que porte la consultation.

 

M. Mimault : De toute façon, la résiliation en elle-même n’implique-t-elle pas nécessairement

un changement de prestataire ?

 

Mme Costantino : Non. A ce stade, la Direction n’a encore fait aucun choix dans ce

domaine.

 

M. Mimault : Mais pourquoi résilierait-elle ces contrats, si elle suivait l’avis des organisations

syndicales à propos de la mutuelle ? Ces dernières ne souhaitent pas un changement de

prestataire. Il suffirait donc de reconduire tacitement les contrats.

 

Mme Costantino : Non. Nous désirons sincèrement résilier ces contrats, mais il est

parfaitement possible qu’ensuite, nous préférions conserver nos prestataires actuels plutôt

que d’en prendre d’autres, et conclure avec eux de nouveaux contrats. Pour l’instant, nous

n’avons pris aucune décision concernant le choix d’autres prestataires. Nous essayons

simplement de comprendre les raisons profondes de l’avis du Comité Central d’Entreprise

sur la possibilité d’un changement de mutuelle.

 

M. Mimault : Les syndicats sont tous prêts à vous exposer ces raisons profondes, à vous et

à Monsieur Fraisse, mais dans le cadre d’une rencontre collégiale. En effet, des rencontres

bilatérales entre la Direction et chaque organisation signifieraient que votre décision dans ce

domaine est déjà prise.

 

Mme Costantino : Votre attitude n’est pas bonne, parce qu’elle mène au blocage. C’est

quand même la première fois que le Directeur Général Adjoint se heurte à un refus sur des

réunions bilatérales.

 

M. Mimault : Certes, mais, au nom de la CGT, je vous annonce qu’il n’y aura aucune

discussion avec Monsieur Fraisse sur la mutuelle et la prévoyance santé, si les conditions

mises à cette dernière n’évoluent pas dans le sens d’une invitation collective. Vous ne

pouvez pas nous obliger à répondre à une invitation sous n’importe quelle forme.

 

Mme Costantino : Je pense qu’envers le Directeur Général Adjoint, votre refus est assez

irrespectueux. Mais je prends note de la position de la CGT.

 

M. Héritier : En fait, nous désirerions une réunion collective, mais où chaque organisation

syndicale s’exprimerait individuellement. Si nous tenons tant à ce cadre-là, c’est afin que les

propos de chacun d’entre nous ne soient pas mal interprétés en étant séparés de leur

contexte. La mutuelle et la prévoyance santé sont quand même des sujets sensibles.

 

Mme Costantino : Je comprends vos préoccupations, mais vous devriez respecter la

position du Directeur Général Adjoint.

 

M. Roby : Nous ne voyons pas ce que des réunions bilatérales apporteraient de plus par

rapport à une réunion collective. En outre, lors de notre réunion à Toulouse, le 27 mai, nous

vous avons déjà exposé assez clairement les raisons profondes de notre choix. Ce désir de

rencontres bilatérales semble s’inscrire dans une stratégie globale du Directeur Général

Adjoint qui vise à court-circuiter le Comité Central d’Entreprise. Par conséquent, au nom de

la CFDT, nous réitérons notre aspiration à une séance du Comité durant laquelle un tour de

table sera organisé sur le sujet. Chaque syndicat présentera ses motivations, et la Direction

donnera également les siennes.

 

Mme Costantino : Le Directeur Général Adjoint ne dissimule aucune stratégie particulière. Il

veut simplement comprendre votre choix et l’expliquer aux salariés, car ceux-ci ne cessent

de lui poser sur ce sujet des questions auxquelles il ne peut pas répondre. Je vous rappelle

d’ailleurs que les salariés sont les premiers concernés dans cette affaire autour de la

mutuelle.

 

M. Mimault : Mais, dans le cadre de la réunion collégiale que nous vous proposons, vous ne

recevrez pas de notre part une déclaration unique. Chaque syndicat donnera sa propre

opinion, et il n’est pas nécessaire pour cela d’organiser des rencontres bilatérales – à moins

que vous ne supposiez que certaines organisations syndicales n’auraient pas assez de

personnalité pour exprimer une position propre devant ses consœurs.

 

M. Barkats : Ce que nous refusons catégoriquement, c’est d’être dans une posture de

justification par rapport à la Direction. D’autre part, nous souhaiterions poser à la Direction

plusieurs questions, principalement sur le courrier qu’elle nous a adressé sur ses choix. En

effet, nous sommes convaincus que ceux-ci diffèrent fondamentalement des nôtres et qu’ils

sont déjà arrêtés. Il est donc nécessaire que nous échangions là-dessus et, pour cela, le

cadre collectif s’impose. Mais êtes-vous prêts à répondre maintenant à nos questions ?

 

Mme Costantino : Notre réponse sera simple : à ce stade, nous n’avons pris aucune

décision, et nous ne savons absolument pas si nous choisirons ou non de nouveaux

prestataires. D’autre part, la Direction n’est pas non plus obligée de se justifier. Avec les

organisations syndicales, nous voulons juste échanger afin de comprendre leur choix.

M. Barkats : Nous estimons que, pour procéder au vote prévu sur ce point de l’ordre du jour,

nous avons besoin de comprendre un certain nombre de choses. Par conséquent, nous

aimerions échanger dès aujourd’hui avec vous sur ces sujets problématiques.

 

Mme Costantino : Je répondrai à vos questions si elles sont du ressort du Comité Central

d’Entreprise, mais pas si elles relèvent de la négociation. En effet, nous ne sommes pas

actuellement en négociations.

 

M. Barkats : Plusieurs points demeurent obscurs dans le courrier que nous a envoyé la

Direction. Ce dernier indique ainsi que nous aurions formulé une « recommandation » en

faveur de Viazimut et de l’IPSEC. Or nous ne nous sommes pas bornés à une

recommandation : nous avons fait des choix bien arrêtés, d’autant plus que, lors de la

première négociation, la Direction nous avait assuré qu’en cas de désaccord entre elle et les

organisations syndicales, ce seraient ces dernières qui auraient le dernier mot.

 

Mme Costantino : Pour l’instant, il n’y a pas encore de désaccord, mais seulement de

l’incompréhension. Je vous rappelle que la Direction n’a encore opéré aucun choix.

 

M. Barkats : Dans le même courrier, la Direction parle, à propos de la couverture maladie,

de solidité financière à long terme. Un tel concept me paraît étonnant pour un risque FSS.

Pourriez-vous nous donner des explications là-dessus ?

 

Mme Costantino : En fait, nous voulons simplement être sûrs que les choix que nous ferons

garantiront aux salariés des prestations de qualité pour un tarif économique, dans le cadre

d’un contrat stable et durable avec le prestataire qui sera retenu. Vis-à-vis des

collaborateurs, il est normal que la Direction veille au respect de ces trois objectifs.

 

M. Mimault : Prenez donc vos décisions de votre côté, puisque, de toute façon, vous avez

toujours raison. Pour notre part, nous avons fait notre travail de représentants syndicaux, en

exposant une position qu’on nous avait demandé de donner. Ce que je ne comprends pas,

dans tout cela, c’est comment vous pouvez ignorer les informations que nous avons

diffusées parmi les salariés depuis que nous avons rendu notre avis. Si vous daignez enfin

les lire, vous aurez les réponses que vous cherchez. En attendant, la situation est bloquée,

au point qu’il me semble inutile de voter. Toutefois, c’est votre incapacité à justifier votre

exigence de réunions bilatérales qui est responsable de ce blocage. En tout cas, nous

persistons à refuser ces dernières.

 

Mme Costantino : J’ai noté votre position. Sachez que nous adopterons en toute

responsabilité les décisions que nous aurons à prendre, et non par rapport à un blocage,

quelle que soit son origine. Surtout, je n’admets pas que vous laissiez croire que c’est la

Direction qui empêche toute possibilité de réunion avec les organisations syndicales.

La séance est suspendue à 14 heures 30.

Reprise de la séance à 14 heures 50.

 

M. Bouscharain : Nous vous donnons lecture de l’avis du Comité Central d’Entreprise sur la

résiliation des contrats avec les organismes de prévoyance santé :

« A l’unanimité, les élus du CCE sont pour la reconduction des prestataires sortants (IPSEC

pour Prévoyance et Viazimut pour frais de soins de santé) et se prononcent contre la

résiliation de ces deux contrats. »

 

7. Compte-rendu de la réunion de la Commission Nouvelles Technologies du CCE du 5

mai 2011

 

M. Moreno, Président de la Commission : La réunion de la Commission des Nouvelles

Technologies s’est tenue sur le site de Toulouse. La Commission a d’abord fait le point sur le

SMI, et elle réitère actuellement ses conclusions sur la dangerosité de ce produit pour les

conducteurs. Nous avons aussi évoqué le problème des véhicules qui reculent et des

piétons qui déambulent dans les gares de péage, mais aussi le désarroi de beaucoup

d’automobilistes devant les multiples possibilités de paiement offertes dans ces mêmes

gares (télépéage sans arrêt, télépéage normal, automate à carte, paiement manuel, etc.). Ce

désarroi favorise les risques d’accident, d’autant plus que les conducteurs n’ont pas toujours

l’assistance appropriée.

 

M. Depoues : La Commission Nouvelles Technologies devrait se pencher sur la charge de

travail que le SMI fait peser sur le RST.

 

M. Moreno : Nous avons réfléchi là-dessus. Le SMI n’apporte aucune amélioration au travail

du RST.

 

8. Compte-rendu de la Commission Couverture Sociale du CCE du 21 avril 2011

M. Dupuy, Président de la Commission : Le compte-rendu de la réunion de la Commission

pour la Couverture Sociale vous a été distribué. Lorsque nous avons étudié l’actif du bilan de

Viazimut, nous avons constaté pour la fin de 2010 un décalage de trésorerie dû au fait qu’en

décembre de cette année-là, ASF n’a pas versé 80 % de ses cotisations, contrairement à

ses habitudes. La Commission souhaiterait que la Direction explique ce choix.

 

M. Pissonnier : En fait, il s’agit d’un oubli provoqué par le fait que la mutuelle ne nous avait

pas relancés. Nous avons réparé cette erreur au début de janvier 2011.

 

M. Dupuy : Pourquoi ASF ne contribue-t-elle pas aux cotisations destinées à financer les

prestations dont bénéficient les veufs et les veuves de salariés morts des suites d’accidents

du travail ?

 

M. Pissonnier : Effectivement, ASF ne prend pas en charge la part patronale relative à ces

cotisations, et nous ne souhaitons pas modifier cet état des choses.

 

M. Dupuy : Nous souhaiterions une meilleure communication sur les prestations fournies par

l’IPSEC, et c’est là une requête déjà ancienne. Lors de la dernière réunion du Comité Central

d’Entreprise, vous nous avez dit que vous aviez engagé des discussions sur ce sujet avec

l’IPSEC et que celle-ci allait vous remettre des documents. Or, lorsque nous avons interrogé

les représentants de l’IPSEC lors de la réunion de la Commission, ceux-ci nous ont répondu

que vous n’aviez pas pris contact avec leur organisme. Pourriez-vous nous expliquer ce qui

s’est vraiment passé et si quelque chose sera entrepris ?

 

M. Pissonnier : Nous n’avons pas sous la main les éléments de réponse. Cependant, je

vous les enverrai dans la journée.

 

9. Compte-rendu de la Commission 1 % Logement du CCE du 18 mai 2011

M. Lambert, Président de la Commission : Lors de sa réunion, la Commission pour le 1 %

Logement a surtout travaillé à la validation du projet de mutation en Commission pour

l’Action Logement. Nous avons aussi soulevé d’autres points, et nous voudrions aussi

obtenir des renseignements sur la façon dont sera prise en charge, en 2012, la

communication sur les logements de Lyon, après l’abandon d’Amallia et de GIC. Est-ce le

service de la communication de Vedène qui s’en occupera ?

 

Mme Costantino : Non. Ce service ne s’occupe pas des dispositions du 1 % Logement.

 

10. Information sur les résultats de la participation et de l’intéressement

M. Barkats : Etant donnés la bonne situation comptable de l’Entreprise et les pronostics

favorables pour les années à venir, les résultats en matière de participation seront-ils

importants ? Avez-vous déjà réalisé des estimations dans ce domaine ?

 

Mme Costantino : Il est clair que, dans les prochaines années, les résultats de la

participation ne baisseront pas.

 

11. Information sur la politique voyage et mise à jour de la circulaire relative au régime

d’indemnisation des frais engagés à l’occasion des déplacements pour les besoins de

service par les salariés des Autoroutes du Sud de la France

 

M. Lambert : Le terme de « voyage » est-il vraiment approprié ? De fait, il s’agit quand

même ici de déplacements de service, et non de voyages d’agrément.

 

M. Pissonnier : Pourtant, au sens strict, un voyage n’est qu’un déplacement.

 

M. Lambert : Tel n’est pas notre avis. Un déplacement professionnel n’est pas un séjour fait

pour le plaisir.

 

M. Bouscharain : De quel accord de branche découle la note sur la politique voyage ?

 

Mme Costantino : Cette note ne provient d’aucun accord de branche.

 

M. Bouscharain : Comment expliquez-vous que le remboursement des frais de restauration

des salariés ait baissé de 25 % ? Comment justifiez-vous la différence entre les voyages en

train pour les cadres et ceux pour les salariés non cadres ?

 

Mme Costantino : Si le remboursement des frais de restauration s’est réduit, c’est parce

que nous avons accru celui des frais dépensés dans les hôtels parisiens. De fait, une telle

intervention nous a paru justifiée par la situation du marché.

 

M. Dupuy : Cette réforme n’est pas judicieuse, parce que les salariés qui couchent à l’hôtel

à Paris sont peu nombreux. D’autre part, elle entretient un déséquilibre sur la restauration

entre Paris et la province. Dans la capitale, il est plus facile de manger bon marché qu’en

province.

 

Mme Costantino : C’est faux. Dans les restaurants de province, il est possible de bien

manger pour un prix modique. D’autre part, les salariés peuvent toujours bénéficier du forfait

jour.

 

M. Dupuy : Certes, mais le montant de ce forfait a encore baissé pour la province. Nous

avons l’impression que cette réforme témoigne, de la part de la Direction, d’un désir de

réaliser à tout prix des économies sur tous les postes. Vous auriez d’ailleurs dû évoquer la

révision de la note sur la politique voyage lors de la négociation sur le droit syndical.

 

M. Mimault : Nous ne pouvons approuver cette réduction du remboursement des frais de

restauration. En effet, dans le cadre de leurs déplacements, les salariés ont besoin d’un

certain confort en matière d’hôtellerie et de restauration. Votre augmentation du

remboursement des frais d’hôtel à Paris ne constitue pas une avancée dans ce domaine,

puisque les voyages dans la capitale ne concernent que 10 % des collaborateurs.

 

M. Depoues : L’application des plages horaires aux nuits d’hôtel pose problème, et

notamment celui de la plage s’étendant de minuit à 5 heures du matin. En effet, telle qu’elle

est mise en oeuvre actuellement, un salarié qui rentre à 4 heures 55 du matin ne peut pas

bénéficier du remboursement de son séjour à l’hôtel.

 

Mme Costantino : Cet exemple a peu de valeur : il n’y a guère de salariés qui rentrent

à 4 heures 55 du matin.

 

M. Depoues : Auparavant, dans votre gestion des voyages professionnels, vous reteniez le

coût global du déplacement. Or, aujourd’hui, vous ne l’envisagez plus. Plus exactement,

dans la nouvelle version de la note sur la politique voyage, il n’est plus écrit que vous prenez

en compte ce coût global.

 

Mme Costantino : Certes, mais rien ne change dans la pratique : nous l’envisageons

toujours. Autrement, pour ce qui est des voyages en train, la règle a toujours été que les

cadres aillent en première classe et les non cadres en seconde classe. Toutefois, je suis

prête à examiner son application par les directions régionales, car je pense que toutes ne la

respectent pas à la lettre.

 

M. Bouscharain : Pourquoi le forfait particulier pour le repas au wagon-restaurant a-t-il

disparu ?

 

Mme. Costantino : Parce que nous appliquerons désormais à ces repas le même forfait que

pour ceux pris dans les restaurants ordinaires.

 

M. Mimault : Il serait bon d’organiser une consultation sur cette révision de la circulaire

relative à l’indemnisation des frais de déplacement. Je ne comprends pas cette obsession de

réaliser des économies sur la restauration.

 

13. Questions diverses

Commissions CCE

 

M. Bouscharain : En ce qui concerne le calendrier des réunions des commissions et du

Comité Central d’Entreprise à la fin de 2011 et en 2012, il nous faut modifier certaines dates

qui touchent surtout la Commission pour l’Emploi et la Formation. La réunion prévue pour le

22 novembre 2011 se déroulera en fait le 21 novembre. Une autre réunion aura lieu le 7

juin 2012. D’autre part, la Commission pour la Diversité se réunira le 15 mai 2012, à 9

heures, à Vedène, tandis que la Commission pour l’Action Logement tiendra sa séance le 20

mars 2012 à 9 heures, dans le même lieu.

 

M. Pissonnier : Les durées forfaitaires des réunions des commissions ont-elles été fixées ?

 

M. Bouscharain : Pas encore.

 

M. Pissonnier : Je propose que la durée forfaitaire minimale de chaque réunion soit de

quatre heures.

 

M. Heritier : Je désapprouve ce projet. Je préférerais que cette durée minimale soit de six

heures.

 

M. Pissonnier : La durée forfaitaire minimum des Commissions est donc fixée à six heures.

 

CATS

 

Mme Costantino : Vous nous aviez interrogés sur la position de l’Etat sur la CATS. De fait,

ce dernier nous a indiqué qu’il prenait en compte le recul de l’âge du départ à la retraite et

que, désormais, ses agents travailleraient eux aussi jusqu’à 62 ans.

 

M. Mimault : A propos de la CATS, je tiens à signaler qu’une erreur de l’UNEDIC sur leurs

cotisations a eu des effets très néfastes sur leurs salaires. Pourrions-nous agir sur l’UNEDIC

pour résoudre ce problème ? Plus précisément, nous souhaiterions que cet organisme règle

son erreur sans imposer aux salariés regroupés dans la CATS de lui verser des sommes

supplémentaires en plus de leurs cotisations habituelles.

 

M. Pissonnier : Nous avons déjà organisé des réunions avec l’UNEDIC sur ce sujet, afin de

leur suggérer des méthodes pour remédier à ce problème sans léser les salariés d’ASF,

mais il est très difficile de faire évoluer la situation. En effet, les responsables de l’UNEDIC

ont eu beaucoup de mal à comprendre les points problématiques.

 

M. Babin : Pourrais-je connaître davantage l’historique de ce dossier ? De fait, celui-ci

concerne non seulement les salariés groupés dans la CATS, mais aussi les retraités,

lesquels ont d’ailleurs reçu récemment de la part de la Direction un courrier à ce sujet. Or je

vous rappelle que, dès la fin de 2009, nous avions évoqué, lors d’une séance du Comité

Central d’Entreprise, le problème des cotisations liées aux retraites complémentaires. Je

voudrais donc savoir si ASF a toujours payé ces cotisations et comment il se fait que

l’Entreprise n’ait découvert ce phénomène qu’en 2011.

 

Mme Costantino : ASF a toujours payé ces cotisations. D’autre part, dès le début de 2008,

nous nous sommes aperçus que l’UNEDIC souffrait d’un trop-perçu. Malheureusement, il

nous a fallu deux ans, jusqu’à la fin de 2010, pour faire comprendre ce problème à cet

organisme.

 

M. Babin : Je comprends. Cependant, puisque vous avez décelé ce problème dès 2008,

pourquoi avez-vous attendu le 20 avril 2011 pour en avertir les retraités ? Vous auriez dû les

prévenir très en amont.

 

Mme Costantino : Ce n’était pas possible, parce que l’UNEDIC refusait de reconnaître son

erreur. Il était donc impossible de corriger le problème, et avertir les retraités n’aurait servi à

rien.

 

M. Babin : Au nom de l’UNSA, je souhaiterais que vous réunissiez l’ensemble des

personnes concernées pour leur expliquer l’affaire.

 

Mme Costantino : Nous avons déjà entrepris de contacter tous les salariés concernés. Pour

l’instant, 124 d’entre eux ont déjà répondu et nous avons réglé leur problème au moyen de

paiements directs ou d’échéanciers. Nous attendons encore que les 104 restants se

manifestent. De toute façon, nous nous efforçons d’individualiser au maximum, pour chaque

cas, la résolution de cette affaire.

 

M. Babin : L’UNEDIC a envoyé aux salariés un courrier leur enjoignant de rembourser le

trop-perçu. Or ce dernier leur indique simplement le montant à payer, sans aucune fiche de

calcul. Comment expliquez-vous cela ?

 

Mme Costantino : Ces omissions que vous évoquez résultent des insuffisances de

l’UNEDIC, et notamment du fait que cet organisme a du mal à élaborer un échéancier des

paiements. Pour remédier à cela, nous avons envoyé aux salariés le message les

avertissant de l’arrivée de ce courrier de l’UNEDIC, et nous nous sommes employés à leur

expliquer les tenants et les aboutissants de l’affaire.

 

M. Babin : Par le biais de plusieurs conventions, certains salariés ont bénéficié de primes

calculées sur le nombre d’années qu’il leur restait à travailler, et qui se fondaient aussi sur

une échéance fixée à 60 ans, lors de leur départ à la retraite. Quelle sera l’influence, sur ces

gratifications, de la récente réforme des retraites ?

 

Mme Costantino : Nous n’avons pas prévu d’avenant dans ce domaine.

 

Tunnel Puymorens

 

M. Bonnes : Les salariés affectés au tunnel du Puymorens souhaiteraient que leurs

conjoints puissent emprunter cette voie sans être obligés de payer.

 

Mme Costantino : Nous ne pouvons pas accéder à cette requête, parce que les salariés du

Puymorens n’ont pas à bénéficier d’un statut spécial.

 

Application de la C63 à des salariés autres que des élus

 

M. Rebuzzi : Dans le cadre de déplacements professionnels, on paie à des salariés des

trajets à 100 % alors qu’ils sont en déplacement professionnel, en dehors des heures du

TSA. Ces heures devraient être majorées, comme le prévoit la convention 51. Ce

phénomène concerne notamment tous les TSS des centres supports, ainsi que d’autres

personnes de la DRE Centre Auvergne.

 

Mme Costantino : Je ne peux pas vous répondre pour l’instant. Il faudra que je me

renseigne. Il n’y a pas de raison d’appliquer la C63 à d’autres salariés, à contrario il n’y a pas

de raison de traiter les salariés différemment des représentants du personnel.

 

Véhicule de service

 

M. Barkats : Je viens d’apprendre que des délégués qui doivent se rendre à l’assemblée

générale de la mutuelle n’auraient pas de véhicules de service pour aller à l’assemblée

générale de la mutuelle. Or je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’une information

erronée transmise par le secrétariat administratif d’ASF au secrétariat de la mutuelle. Je l’ai

aussitôt signalé aux délégués en question.

 

Mme Costantino : De fait, je confirme qu’il s’agit bel et bien d’une information erronée.

 

Missions métiers de la filière péage

 

Mme Costantino : Je souhaitais vous informer que de nouvelles missions sont apparues

dans les métiers de la filière des péages. Par conséquent, nous souhaiterions donner le droit

aux salariés de cette filière, s’ils le désirent, d’accomplir plusieurs de ces nouvelles missions,

même si elles ne correspondent pas a priori à leurs professions. Ainsi, un superviseur des

péages pourrait effectuer des tâches traditionnellement dévolues à un technicien, et

inversement. Pour que la chose soit possible, nous fournirons à chaque collaborateur qui

aspirera à ces missions supplémentaires un avenant contractuel.

 

M. Héritier : Il serait bon que les instances représentatives du personnel puissent discuter

de cette décision de la Direction, parce qu’une telle évolution a un impact sur les accords

d’entreprise et sur le droit du travail.

 

Mme Costantino : J’accepte l’idée d’une discussion. Toutefois, il ne s’agit pas d’une

politique généralisée à toute l’Entreprise. Nous voulons simplement permettre à des salariés

volontaires d’accomplir des missions supplémentaires. Mais nous ne voulons pas fusionner

les postes de superviseur des péages et de technicien de péage.

 

M. Mimault : Cette innovation ne m’inspire pas confiance. Récemment, sur une de nos

gares de péage près de Biarritz, un superviseur a quitté volontairement son poste pour

exercer sur une autre gare une nouvelle fonction aux missions plus étendues. Seulement, il

a été remplacé sur son poste originel par des gens qui jouaient simplement le rôle de

superviseur, sans en avoir réellement le titre. Nous craignons que le développement de la

polyvalence que désire encourager la Direction ne débouche sur une dégradation du métier

de superviseur, qui sera de plus en plus tiré vers le bas. Nous voulons donc que les postes

de superviseurs de péage soient maintenus.

 

Mme Costantino : Nous ne souhaitons en aucun cas supprimer les postes de superviseurs

de péage. Nous voulons simplement développer leurs activités et, surtout, les décloisonner.

 

Mme Labarthe : Certes, mais, dans la zone autour de Biarritz, aucun poste de superviseur

de péage n’a été remplacé depuis la fin de 2010 : la Direction s’est contenté d’établir à la

place des techniciens de péage. D’autre part, dans le même secteur, des opérations de

téléopération ont été imposées à des superviseurs et à des techniciens qui ne voulaient pas

les effectuer.

 

Mme Costantino : C’est vrai, mais, dans d’autres secteurs, des superviseurs de péage se

voient refuser des tâches de téléopération alors qu’ils désireraient s’en occuper, et cela,

sous prétexte qu’ils sont superviseurs de péage.

 

M. Depoues : Néanmoins, nous ne souhaitons pas cautionner ces modifications des

conditions de travail, car elles risquent d’aller contre notre convention d’entreprise. Nous

souhaiterions que cette évolution soit reportée jusqu’à ce que les organisations syndicales

aient adapté la convention d’entreprise.

 

M. Bonnes : Je souhaiterais que vous regardiez combien de superviseurs de péage

effectuent déjà des tâches réservées aux techniciens et inversement, et que vous les

mainteniez dans leur statut initial. Nous désirerions aussi que les personnes qui jouent le

rôle de superviseurs de péage sans en avoir le statut reçoivent vraiment le titre de

superviseurs de péage.

 

Mme Costantino : Nous pouvons vous accorder cette dernière demande, mais cela ne

résoudra pas la question des missions.

 

M. Moreno : Récemment, sur la gare de péage de Montpellier, un salarié a accepté

volontairement une mission supplémentaire consistant à travailler sur une voie alors que la

barrière était levée – même si le feu était rouge. Seulement, comme cette tâche se déroulait

dans le cadre d’un volontariat, il n’avait pas reçu de tenue de sécurité. Cet exemple montre

que le volontariat peut entraîner une dégradation des conditions de travail. Il est donc

nécessaire d’organiser, à des fins de concertation, une discussion sur ce sujet.

 

Mme Costantino : Je suis d’accord pour discuter de cela avec vous. Cependant, j’estime

que l’on ne doit pas opposer un refus à un salarié qui réclame volontairement le droit d’avoir

de nouvelles missions. Une nouvelle fois, je vous garantis qu’en développant la polyvalence

des superviseurs de péage, la Direction ne souhaite pas dégrader cette fonction, mais au

contraire éviter de recourir à des techniciens censés jouer le rôle de superviseurs.

 

M. Bouscharain : L’ordre du jour étant maintenant épuisé, la réunion est terminée. La

prochaine séance du Comité Central d’Entreprise se déroulera le 22 septembre 2011. Je

vous remercie de votre participation

 

La séance est levée à 16 heures.

 

Le secrétaire du CCE,

Eric Bouscharain

 
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