Contact SUD ASF

                                                                  
                                 CONTACTS SUD ASF 

 Délégué Syndical Central :  Berjonneau  Patrick  -  sud.asf@orange.fr  ou   sud.dsc@asf.fr

SUD DRE Agen : DSR  Not  Patrick - patrick.not@free.fr 
SUD DRE  Valence : DSR   Boyer  Patrice
Patboyer62240900@aol.com

SUD DRE  Narbonne : DSR   Gonzalez Vincent - gonzaleznadine2@gmail.com

SUD DRE  Biarritz :  DSR  Darritchon  Nadine  -  ndarritcho@modulonet.fr

SUD DRE  Niort :  DSR  Mense  Jacky  -  SUDASFNIORT@aol.com

SUD DRE  Orange :  DSR Millet Magali  -  syndicat.sud.asf.orange@orange.fr  ou  Guillot Jacques - jack.guillot@wanadoo.fr

SUD  DRE  Brive :  DSR  Calmettes Sébastien  -    sebastien.calmettes@wanadoo.fr

 

Téléchargement divers

  Télécharger le bulletin d’adhésion SUD ASF en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/24/63/21/BULLETIN-D-ADHESION-SUD-ASF.xls

Télécharger la convention collective en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/24/63/21/CONVENTION-COLLECTIVE.doc

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conseiller du salarié

LISTE DES CONSEILLERS DU SALARIE SOLIDAIRES EN MIDI PYRENEES

 

 

Agnès ANTOINE

20 rue Paul Lambert

31100 TOULOUSE

06.76.20.47.38

Solidaires Agent AFPA

 

Bertrand BOUCHE

Le cantou

31330 LARRA

05.62.14.56.53

Solidaires Employé informatique

 

Yves DESPAUX

9 rue Arnaud Bernard

31000 TOULOUSE

06.11.08.52.03

Solidaires Agent AFPA

 

Ghislaine LEDU

32 rue de Trente six ponts

31400 TOULOUSE

05.61.33.01.77

Solidaires Educatrice spécialisée

 

Gabriel SERRANO

La falguerie

81500 LUGAN

06.70.48.23.03

Solidaires Métallurgie

 

Laurence SRUH

Au village

32600 SEGOUFIELLE

05.62.07.04.04

Solidaires Technicienne secteur

Social

 

Guillaume THIBERGE

8 rue des Lavoirs Couffinal

31250 REVEL

06.89.33.45.35

Solidaires Employé informatique

 

Véronique VARSIER

19 rue du réservoir

31500 TOULOUSE

06.87.31.28.62

05.61.61.00.78

Solidaires Agent des Postes

Chiffres utiles

LE SMIC

Depuis le 1er juillet 2008:
8.71 € l’heure, soit 1321.02 € brut pour 151.67 heures mensuelles sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.

Désormais, les différents SMIC issus de la loi sur les 35 heures ont disparu.

FONCTIONNAIRES


Minimum de traitement
dans la fonction publique depuis le 1er juillet 2008:

1 321,51 € mensuels brut

Valeur du point:
4,56€ brut par mois.

 

PLAFOND MENSUEL
DE LA SÉCURITÉ SOCIALE


Du 1er janvier au 31 décembre 2008
2773.00 €

CHÔMAGE

L’allocation doit s’élever à 26,66€ par jour au minimum, mais ne peut dépasser 75% du salaire journalier de référence (salaire des douze mois qui ont précédé la rupture du contrat de travail). Pour ceux qui relèvent de l’ancienne convention, un coefficient de dégressivité est appliqué à l’allocation de base, qui diminue donc avec le temps.

ASSURANCE-VIEILLESSE


Minimum vieillesse:
Au 1er janvier 2008:
7 537,29 € par an pour une personne
(628,11€ par mois).

Minimum contributif majoré:
Au 1er janvier 2008:
7 603,41 € par an pour une personne

 

ALLOCATIONS FAMILIALES


2 enfants: 120,32 €
3 enfants: 274,47 €
4 enfants: 428,61 €
Par enfant en plus: 154,15 €
Majoration pour âge des allocations:
33,84€ de 11 à 16 ans,
et 60,16 € après 16 ans.

MÉDECINE CONVENTIONNÉE

(tarifs secteur 1)

Au cabinet du médecin omnipraticien:
22,00 €
Au cabinet du médecin spécialiste:
25,00 €

% DES COTISATIONS SOCIALES QUE VOUS PAYEZ SUR SALAIRE BRUT

 

CSG: 7,5% depuis le 1er janvier 1998 (au lieu de 3,4%) sur 97% du salaire.

CRDS:
0,5% depuis le 1er février 1996 sur 97% du salaire (1).

SÉCURITÉ SOCIALE

Assurance-maladie:

0.75 %

Assurance-vieillesse:

6.65 %

Assurance-veuvage:

0.10 %


ASSURANCE-CHÔMAGE

Cotisation ASSEDIC

 

Tranche A et B

2.40 %

 

Cotisation AGFF

 

Tranche A (2)

0,80%

Tranche B (3)

0,90%


APEC (4)

Tranche B

0,024%

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES

ARRCO
(Taux minima obligatoires)

Non-cadres tranches A et B
et cadres tranche A:

3.00 %

AGIRC

Cadres tranches B et C:

7,70%

1) Contribution au remboursement de la dette sociale.
2) Tranche A: dans la limite du plafond de la Sécu.
3) Tranche B: entre 1 et 4 fois le plafond de la Sécu.
4) Association pour l’emploi des cadres.

                    A l’approche de cette fin d’année, le syndicat SUD ASF

présente

à chaque agent et à leurs proches

de bonnes fêtes de fin d’année.

Par la même occasion, le syndicat SUD ASF est heureux de vous informer

que le C.E de la DRE Aquitaine-Midi pyrénées

a décidé de vous offrir un chèque –cadeau d‘une valeur de 30 euros

(utilisable dans grand nombre de magasins)

Pour cette fin 2009.

 

Le syndicat SUD ASF ayant toujours voulu que ce cadeau de fin d’année

existe ; il proposera au C.E pour la fin de l’année 2010

de pérenniser cette prestation mais aussi de l’améliorer.

 

 

 

 

SUD ASF DRE A-MP : patrick.not@free.fr

 

 

 

Syndicat SUD ASF DRE A-MP                                              Toulouse le 15 décembre 2009

                                                                                           

Le syndicat SUD ASF DRE Agen vous remercie de votre vote lors des élections du 16 octobre 2009 et vous communique la composition de la nouvelle équipe SUD.

 

 

 

Elu titulaire au CCE : Henri BONNES

Elue suppléante au CCE : Anne-Marie JUSMET

Membre de la commission économique au CCE : Henri BONNES

Représentant syndical au CE : Patrick NOT

Elu titulaire au CE : Henri BONNES

Elue suppléante au CE : Anne-Marie JUSMET

Représentante syndicale aux DP : Martine SGORLON

Elu titulaire aux DP : Patrick NOT

Elu suppléant aux DP : Alain MODANESE

Représentante syndicale au CHSCT : Martine SGORLON

Membre au CHSCT : François LOISEAU

Représentant syndical à la commission « nouvelles technologies » : Claude MARRIGUES

Membres à la  commission « nouvelles technologies » : Frédérique DEJEAN et Régis CARBONNEL

Représentante syndicale à la commission « 1% logement » : Magali LACOUR

Membres à la  commission « 1% logement » : Patrick NOT et Alain MODANESE

Représentante syndicale à la commission « emploi formation » : Anne-Marie BERMEJO

Membres à la  commission « emploi formation » : Régis CARBONNEL et Anne-Marie JUSMET

Représentante syndicale à la commission « sociale et financière » : Valérie GOUNON

Membres à la  commission « sociale et financière » : Anne DELEMAR et Cathy BERNARD

Représentante syndicale à la commission « égalité Hommes et Femmes » : Frédérique DEJEAN

Membre à la commission « égalité Hommes et Femmes » : Martine SGORLON

 

 

 

Vous avez des questions, vous voulez des réponses ou toutes autres demandes, le syndicat SUD comme à son habitude se tient à votre disposition,  n’hésitez pas à le contacter

 

 

SUD ASF DRE Agen : patrick.not@free.fr

 

 

 

Syndicat SUD ASF DRE Agen                                                        Toulouse le 7 décembre 2009

M. Patrick NOT                                                     A l’attention de Monsieur Nicolas Briant

Délégué Syndical Régional                                  Directeur de la DRE  Aquitaine Midi Pyrénées

93,  avenue des Pyrénées                                       Lieu-dit Gaussens – BP 40037

31240  L’Union                                                         47901 Agen cedex 09

 

 

L’Union, 09 décembre 2009

 

 

Objet : Préavis de Grève

 

LETTRE RECOMMANDEE AVEC AR

 

Monsieur le Directeur,

 

Conformément à l’article L. 521.3 et autres du Code du Travail, le syndicat SUD ASF  DRE Agen appelle à un arrêt de travail  du  Vendredi 18 décembre 2009 à  4 heures  du matin jusqu’au samedi 19 décembre 2009 à  6 heures du matin

Cette grève concerne l’ensemble du personnel de la DRE  Aquitaine Midi Pyrénées

 

La revendication est la suivante :

 

Pour une augmentation générale décente des salaires pour l’ensemble des salariés.

 

 

 

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, mes salutations distinguées.

 

 

Le Délégué Syndical Régional SUD-ASF

SUD-ASF région Agen

Patrick Not

Les syndicats français sauront-ils se rénover ?

Financement occulte, coupures de plus en plus fréquentes avec la base… Les syndicats français sont en crise et de plus en plus désertés par les salariés. En ce mercredi, journée mondiale de mobilisation pour le “travail décent”, nous revenons sur plusieurs livres qui mettent les pieds dans le plat.


 « Les syndicats, en France, ont toujours eu un côté sacré. Comme ils sont au cœur du contrat social, tout le monde les respecte. Alors personne n'ose dire la vérité : le paysage syndical est un grand corps malade sous tente à oxygène. Les grandes confédérations sont devenues une sorte de village Potemkine, vous savez, ces façades en trompe-l'œil qu'on dressait en Russie sur le passage de l'impératrice Catherine pour cacher la misère... » L'universitaire Dominique Andolfatto, qui publie ces jours-ci, avec Dominique Labbé, une enquête sur le « déclin du syndicalisme à la française », n'est pourtant ni un boute-feu ni un pamphlétaire porté à l'outrance. Dans Toujours moins !, leur essai publié chez Gallimard, ces deux spécialistes de la question syndicale n'ont fait qu'aligner les statistiques et rassembler leurs connaissances très pointues. Leur constat est accablant : des syndicats institutionnalisés qui se sont peu à peu coupés du terrain et de leurs maigres adhérents. Des directions syndicales apathiques qui avalent couleuvres sur couleuvres au nom d'un « syndicalisme de négociation » alors que les conditions de travail se dégradent depuis vingt ans pour la majorité des salariés. Des syndicats aux sources de revenus inavouables venant du patronat et de multiples caisses noires. L'ancien représentant des patrons Yvon Gattaz sait de quoi il parle quand il affirme que « le financement des syndicats est aussi obscur que l'était le financement des partis politiques il y a encore quelques années » (1). Le scandale de l'UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie), la branche métallurgique du patronat qui « fluidifiait le dialogue social », selon les mots de son président, en arrosant notamment les syndicats de salariés, n'est sans doute que la face émergée d'un iceberg terrifiant mêlant financements occultes et corruption.

Un village Potemkine ? L'image est à peine caricaturale : au moment où la plus grave crise du capitalisme financier depuis 1929 frappe de plein fouet les classes populaires, les six principales centrales syndicales proposent en guise de rentrée sociale une « journée de mobilisation pour le travail décent ». Cet appel relaie un mot d'ordre planétaire lancé par la Confédération syndicale internationale. Intention louable. Mais efficacité – on va être gentil – contestable. Qui va avoir envie de battre le pavé, aujourd’hui mercredi 7 octobre, et de perdre une journée de salaire après les grandes grèves générales sans suite du début de l'année ? Celles des 29 janvier et 19 mars avaient fortement mobilisé, mais la contestation était ensuite retombée comme un soufflé, noyée dans un fourre-tout anti-Sarkozy démobilisateur.

Une courbe, spectaculaire, explique à elle seule l'ampleur de la crise des syndicats : c'est celle de la perte des adhérents depuis trente ans. Elle a la forme d'une pente, raide comme une piste noire. Plus de 25 % des salariés étaient syndiqués au milieu des années 70, ils sont presque quatre fois moins aujourd'hui. Avec moins de deux millions d'adhérents sur vingt-quatre millions de salariés, la France est le pays développé le moins syndicalisé du monde. Il n'y a guère que les Etats-Unis pour nous rejoindre en bas du tableau. Les Suédois, avec plus de 80 % d'adhérents et une culture syndicale extrêmement ancrée dans la vie de l'entreprise, caracolent en tête.

“Considérant qu'ils avaient au pouvoir un
gouvernement "ami", les syndicats ont eu
tendance, sous la gauche, à moins réagir.”

Contrairement à une idée largement répandue, la tradition syndicale en France n'a pas toujours été faible. Juste après la Seconde Guerre mondiale, les syndicats attiraient même plus de 40 % des salariés. C'est au tournant des années 80, au moment même de l'arrivée de la gauche au pouvoir, qu'a commencé le déclin. Annick Coupé, porte-parole nationale de Solidaires, l'union qui regroupe notamment les syndicats SUD, y voit un lien de cause à effet : « Considérant qu'ils avaient au pouvoir un gouvernement "ami", les syndicats ont eu tendance, sous la gauche, à moins réagir. Il est tout de même significatif que le tournant de la rigueur, en 1983, n'ait déclenché aucun mouvement social. Mais de nombreux autres facteurs ont joué pour expliquer la désyndicalisation, notamment la désindustrialisation, qui a mis à bas des secteurs entiers de forte tradition syndicale, comme la sidérurgie. L'éclatement du salariat ne nous a pas été favorable. » Certes, mais d'autres facteurs, directement imputables au monde syndical, ont probablement pesé d'un grand poids : « Jusqu'à la fin des années 70, la principale activité des élus et des militants syndicaux consistait à apporter aux adhérents une aide individuelle contre les licenciements, les sanctions, les mutations arbitraires, les brimades - celles des chefs mais aussi celles des collègues - et pour résoudre une multitude de problèmes quotidiens, écrivent Dominique Andolfatto et Dominique Labbé. Peu à peu, les délégués syndicaux, moins nombreux, se sont mis aussi à cumuler les fonctions : délégué du personnel, élu au comité d'entreprise, membre du comité hygiène et sécurité... Résultat, les salariés ne rencontrent presque plus leurs élus. Les délégués passent trop rarement dans les ateliers et les bureaux. Ils ont régulièrement des réunions avec le service des relations humaines et ils interpellent rituellement la direction, comme le font les parlementaires avec le gouvernement. Ils appellent cela "poser" les problèmes alors qu'auparavant ils essayaient de les résoudre par la médiation et le dialogue direct avec la maîtrise. »

Reprenons notre courbe de la désyndicalisation en France. Au moment où elle plonge, à partir du début des années 80, une autre courbe prend le chemin inverse : celle des permanents syndicaux. Ceux-ci ont paradoxalement triplé, quadruplé, voire davantage, dans la même période. D'où vient l'argent pour payer ces emplois alors que les cotisations des adhérents représentent souvent moins de 20 % du budget d'un syndicat ? On entre là dans une zone d'ombre que bien peu de personnes - y compris les universitaires spécialistes du monde syndical - essaient d'explorer. Deux syndicalistes téméraires spécialistes des affaires de corruption, Jean-Luc Touly et Christophe Mongermont, tentent depuis des années de percer ces mystères en compagnie du journaliste Roger Lenglet. Dans L'Argent noir des syndicats (éd. Fayard, 2008), ils décrivent, moult exemples à l'appui, comment des secteurs entiers du syndicalisme sont financés en sous-main par le patronat, par les pouvoirs publics (en détournant notamment l'argent de la formation), ou par les caisses paritaires comme la Caisse d'assurance maladie ou le 1 % logement. A cela s'ajoute la corruption de syndicalistes qui « ne se réduit pas à des pratiques isolées ou à des caricatures comme le voudraient les leaders syndicaux, mais qui est aujourd'hui un phénomène de grande ampleur », assure Roger Lenglet, prenant l'exemple des sociétés de nettoyage, « un secteur particulièrement touché où on croise des délégués purement et simplement achetés par les directions »

“Comment voulez-vous que le syndicalisme
se relève, qu'il retrouve son indépendance
et sa combativité, si la critique
ne vient pas de l'intérieur ?”

Mais il n'est pas bien vu dans le milieu syndical de soulever ces questions et rares sont ceux qui brisent le tabou : « C'est un crève-coeur, confie Touly, ancien élu CGT écarté par son syndicat, aujourd'hui adhérent à SUD. On nous accuse de traîtrise, les portes se ferment. Au mieux on nous chuchote de ne pas "tirer sur une ambulance". Mais comment voulez-vous que le syndicalisme se relève, qu'il retrouve son indépendance et sa combativité, si la critique ne vient pas de l'intérieur ? »

Fragilisés par leurs faibles troupes, pieds et poings liés par leurs financements obscurs, les principaux leaders syndicaux sont devenus les acteurs de plus en plus impuissants d'un jeu de rôles. La loi d'août 2008 sur la représentativité syndicale (aux élections professionnelles, une organisation syndicale doit recueillir au moins 10 % des suffrages exprimés pour être représentative dans l'entreprise, et 8 %, au niveau national, pour être reconnue comme interlocuteur), loin de réformer le système actuel, le renforce en confortant la position des grandes organisations, la CGT et la CFDT en particulier.

« Il y a des milliers de syndicalistes qui se démènent à la base. Attention quand même au "tous pourris" et au populisme anti-syndicats », prévient Annick Coupé, qui se bat en même temps à SUD pour rénover les vieilles pratiques syndicales. Mais l'urgence est là, et les prudences stratégiques ne sont plus de mise. Mesures anticorruption, transparence des financements, démocratie interne, révolution culturelle pour bousculer la langue de bois syndicale et inventer de nouvelles formes d'action... le chantier à venir des syndicats est immense. A moins d'attendre qu'un nouveau scandale du type de celui de l'UIMM ne révèle à l'opinion la dimension affolante de ce théâtre d'ombres.

.

Thierry Leclère

 

                                                                                                                                                                          Télérama n° 3117

Présidence française de l'UE: la gauche dénonce son coût, le gouvernement se défend

Le coût de quelque 175 millions d'euros de la présidence française de l'UE au second semestre 2008 a déclenché mercredi les foudres de la gauche, dénonçant des dépenses "insupportables" en temps de crise, tandis que le gouvernement l'a défendu en le comparant à celui de la présidence allemande.

La présidence française de l'UE a fait l'objet d'un rapport de la Cour des comptes à la demande de la commission des Finances du Sénat présidée par le centriste Jean Arthuis.

En le présentant la semaine dernière, M. Arthuis avait relevé que cette présidence avait un "coût élevé" comparé au coût moyen des autres présidences estimé "autour de 70 millions d'euros", en soulignant toutefois qu'elle restait "dans le même ordre de prix que celle des grands pays", comme l'Allemagne en 2007 (180 millions).

Mais plus que cette ardoise globale (175 MEUR dont 20 à 25 MEUR de dépenses externalisées, selon la Cour des comptes), c'est le sommet de Paris pour l'Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 qui a fait sortir mardi de ses gonds le député apparenté socialiste René Dosière, qui s'est fait une spécialité d'éplucher les dépenses de l'Elysée.

Il a tonné ainsi contre "un dîner des chefs d'Etat pour un coût de 1.010.256 euros, soit 5.050 euros par personne", et "l'installation -pour 4 heures !- d'une douche à l'usage du président, pour un prix de 245.572 euros".

"Alors que tous les Français doivent se serrer la ceinture, apprendre que le chef de l'Etat organise, avec l'argent des Français, un repas qui coûte 5 fois le Smic par personne, c'est inimaginable et intolérable", s'était-il indigné, tandis que la gauche lui a emboîté le pas mercredi.

Plusieurs élus de droite se sont émus également. Jérôme Chartier (UMP) a estimé que "l'exemple doit venir tant de l'exécutif que du Parlement". "C'est révoltant", s'est insurgé Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République). "En période de crise, on doit faire attention aux dépenses", a conseillé Maurice Leroy (Nouveau Centre).

Dans son rapport, que l'AFP a pu consulter, la Cour des comptes se montre critique sur ce sommet "hors norme" et extrêmement coûteux pour plusieurs raisons: "mise en place tardive et dans l'urgence", "nombre très inhabituel de délégations (43 chefs d'Etat et de gouvernement)", "aménagement d'une ampleur exceptionnelle", ce qui a "généré des coûts considérables".

La Cour pointe du doigt le coût du dîner du 13 juillet qui, restauration et aménagement compris, a représenté "un total de 1.072.437 euros pour 200 personnes, soit 5.362 euros par invité".

Quant à la douche épinglée pour son prix de 245.572 euros, le rapport stipule que cette somme correspond en fait à la "zone bureau du PR" (président de la République, ndlr) et "salles d'entretien bilatéraux" (8 au total avec chacune une douche attenante).

Une inexactitude de M. Dosière aussitôt relevée par Eric Woerth (Budget) - "Ce serait scandaleux si c'était vrai, mais c'est faux!"- et par le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre fustigeant "l'exercice de malhonnêteté intellectuelle" du député.

Face aux critiques, le gouvernement a défendu une économie de 10 millions réalisée par rapport à l'enveloppe envisagée. "On n'a pas à (en) rougir", a plaidé M. Woerth, en préférant retenir le chiffre de 151 millions d'euros qui ne tient pas compte des dépenses externalisées. Il l'a comparé au coût de la présidence allemande de 2007.

Au final, a-t-il dit, cela a représenté "2,40 euros par Français".

Trop cher pour Pierre Moscovici (PS) pour qui "un million d'euros par jour, cela n'a pas grand sens". "Cette présidence s'annonçait comme un Sarkoshow. C'est ce qui s'est passé", a-t-il dit.

ASSEMBLEE GENERALE SUD AUTOROUTES

JEUDI 8 OCTOBRE 2009

 

Intervention de Mr Christian Nouaux, diplômé HEC, auteur de théâtre, free lance

 

Etat du monde : l’objectif, ce sont les profits, et ce, à l’aide du capitalisme et du libéralisme.

Rappel :

-Capitalisme : ceux qui produisent ne sont pas propriétaires de ce qu’ils produisent,

-Libéralisme : c’est la loi de l’offre et de la demande, sans aucune intervention de l’Etat dans l’économie. Il s’appuie sur la concurrence et le libre-échange.

 

La crise financière qui a entraîné la crise économique a permis le développement du libéralisme. Les « mauvaises » entreprises ont fermé, de nombreux licenciements en ont découlée. Sans le crise, cela aurait pris 10 ans, avec la crise cela s’est réalisé en 1 an.

 

Gestion des entreprises

 

Une entreprise privée n’est pas plus rentable qu’une entreprise publique, puisqu’il faut rémunérer les actionnaires. D’où la nécessité de rogner sur d’autres postes : automatisation, diminution des avantages, suppression de salariés…

Pour obtenir des gains de productivité, l’entreprise a un panel de solutions :

-         Réduction des charges fixes,

-         Délocalisation (division internationale du travail),

-         Appel à la sous-traitance,

-         Nouvelle organisation du travail

-         Management.

 

Organisation du travail

 

Il existe 2 grands types d’organisation du travail :

            -Le capitalisme rhénan a été mis en place au début des années 80, dans le nord de la France et dans certains pays européen. Il peut être qualifié de méthode « douce ».

L’entreprise formait des petites équipes, de 20 à 50 personnes, leur donnait des objectifs de production et les moyens de mise en oeuvre. Ces équipes décidaient de la manière de la mise en pratique, et s’organisaient eux-même. Ce type de fonctionnement a été abandonné au bout d’une dizaine d’années. En effet, du moment que des employés organisent le travail et le font, cela met en danger l’existence même du patronat !

 

            -Le type anglo-saxon, qu’on peut qualifier de méthode « dure », a commencé en 1975 dans la restructuration de la sidérurgie. Il est basé sur l’individualisation des salariés, avec pour double objectif l’isolement des salariés et de créer un sentiment d’insécurité. (Un salarié en danger est plus productif !). Pour parvenir à l’individualisation, le meilleur moyen reste encore de détruire les collectifs de travail qui sont aussi des réseaux de soutien. Les moyens utilisés sont, entre autres :

            -un système de contrôle chiffré,

            -petits chefs (aussi nommés « fusibles », à méditer…)soumis à la culture du résultat,

            -management à l’emporte-pièce (moins de respect, de valorisation).

Le résultat en est souvent un épuisement professionnel dû à un sur-engagement.

Qu’en est-il pour une société d’autoroutes ?

 

Rappelons tout d’abord que les sociétés d’autoroutes sont toutes chapeautées par des boîtes de BTP (Vinci, Eiffage,…) qui exercent un contrôle de gestion important. Dés lors, les sociétés d’autoroutes n’ont plus le contrôle de leurs objectifs.

 

Fin de l’intervention de Mr Christian Nouaux

 

 


Analyse de l’organisation des ASF

 

Analysons les 3 critères principaux de la gestion de l’entreprise aux niveau du personnel: l’organisation du travail, le management et, ce qui en découle, la souffrance des salariés.

 

1)      L’organisation du travail

 

-     contrôle chiffré (taux d’erreur par exemple)

-     individualisation des salariés

-         polyvalence

-         annualisation

-         non remplacement des départs

-         mise en place de « petits chefs »

 

2)      Le management

 

-         On est passé de 1 conducteur péage à 3.

-         Entretien annuel d’évaluation non accompagné

-         Instauration de l’Augmentation Individuelle (AI)

 

3)      La souffrance des salariés

 

Elle est bien présente, sous diverses formes :

 

-         Fatigue, voire épuisement

 

La suppression des tours fixes et la création de la modulation a favorisé les plannings déséquilibrés. Les tours de service sont plus difficiles à gérer et les techniciens de péage ont rarement plus de 48h de repos consécutifs, même après un P3. Ceux qui ont choisi un temps partiel sont aussi déçus car ils viennent parfois autant de jours au péage qu’un temps complet à cause des postes courts (4h). L’augmentation des postes d’AVA joue un rôle important dans la fatigue ressentie, qui dépend aussi de l’âge et de la condition physique de chacun. (Une pensée émue pour nos collègues de Biriatou…)

 

-         Sentiment d’insécurité

 

Il découle de tous les changements intervenus depuis le changement de statut. Les salariés ne se sentent plus protégés et beaucoup se demandent s’ils pourront rester dans l’entreprise jusqu’à leur retraite. L’augmentation vertigineuse du « tout automatique » accroît ce sentiment. Ils sont nombreux à penser qu’à plus ou moins brève échéance le métier de technicien de péage n’existera plus et ils se posent de légitimes questions sur leur avenir professionnel. Et ce n’est pas le discours de la direction (Pas de licenciements, ni de mutations forcées) qui arrive à les rassurer.

 

-         Sentiment d’injustice et de déception

 

La mise en place de l’Augmentation Individuelle crée des différences entre techniciens. Beaucoup sont déçus, la trouvent injuste. Au mieux, certains n’osent plus refuser quoi que ce soit à leur hiérarchie(rajout d’un poste, modification de vacances, etc…) dans l’espoir d’en bénéficier à la fin de l’année, au pire d’autres sont dégoûtés et cela rajoute à leur sentiment de dévalorisation.

 

-         Dévalorisation

 

L’absence de reconnaissance de toutes sortes (par ex, par l’AI) donne un sentiment de dévalorisation au salarié. Ce sentiment est accru par certaines nouvelles tâches imposées, comme l’AVA. Difficile de voir dans ce poste une valorisation du travail, quand on reste debout pendant 8h, plus ou moins soumis aux intempéries, plus vulnérable face à l’agressivité de certains clients (puisque non protégé par une cabine) et qu’en plus le discours de la hiérarchie est que « l’AVA est l’avenir du péage » !

 

Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive.

 

 

Ces quelques points démontrent que la  méthode de gestion de notre entreprise est clairement de type anglo-saxon.

 

Pour conclure sur une note plus optimiste, rappelons les pistes de travail données par Mr Christian Nouaux pour lutter contre cette méthode :

 

1)      Lutter contre l’individualisation en recréant des collectifs de travail, c’est le but de tout syndicat. Ou en tous cas, ça devrait l’être…

2)      Demander sans cesse à la direction des moyens

3)      Anticiper, c’est à dire s’emparer des projets à moyen et long terme et questionner sans relâche (Ex, le projet Galileo, quelles conséquences pour les emplois ?)

 

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