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CONVENTION

convention d’entreprise n°37
relative à l’organisation de la viabilité
- avenant n°3 -
 
 
Entre la Société des Autoroutes du Sud de la France représentée par M. Jacques Tavernier, Directeur Général, d’une part,
 
 
et les organisations syndicales désignées ci-après :
 
- CFDT                 représentée par M. Floréal Pinos,
- CFTC                 représentée par M. Patrick Jaga,
- CFE/CGC           représentée par M. Jacques Lladeres,
- FAT/UNSA        représentée par Mme Mauricette Guilbault
- SUD                   représentée par M. Patrick Berjonneau,
 
d’autre part,
 
 
Préambule
 
Le présent avenant a pour objet d’améliorer l’organisation et la rémunération de l’astreinte généralisée sur les différents sites de la société, ainsi que de les harmoniser.
 
 
Article 1er – Définition
 
Conformément à l’article 7 de la convention n° 37 l’astreinte généralisée n’est déclenchée qu’en cas de conditions météorologiques défavorables, ces dernières nécessitant l’implication de tous sur le terrain.
 
 
Article 2 - Déclenchement
 
Pendant les heures ouvrables, l’astreinte généralisée n’est déclenchée qu’à l’issue de l’horaire de référence du TSA.
 
Une astreinte généralisée déclenchée après l’horaire de référence prend effet rétroactivement à l’issue de l’horaire de référence du TSA, et ce, quelle que soit l’heure du déclenchement.
 
Les astreintes généralisées déclenchées les week-end ou jours fériés prennent effet au moment de l’appel.
Le week-end débute le vendredi à l’issue de l’horaire de référence. 
 
 
Article 3 - Levée
 
- Pendant la semaine : si l’astreinte généralisée n’est pas levée avant 20 heures, elle est rémunérée jusqu’à la prise de poste du lendemain sans excéder l’heure d’embauche de l’horaire de référence.
A défaut d’horaire prévu au TSA (ex : ARTT, congés,…), l’astreinte sera levée à 8h.
 
- Pendant le week-end : si l’astreinte généralisée n’est pas levée avant le samedi 12 heures, elle est rémunérée jusqu’à la prise de poste du lundi sans excéder l’heure d’embauche de l’horaire de référence. A défaut d’horaire prévu au TSA (ex : ARTT, congés,…), l’astreinte sera levée à 8h.
 
L’astreinte est levée dès lors que les salariés concernés en ont été personnellement informés.
 
 
Article 4 – Champ d’application
 
L’astreinte généralisée s’applique à l’ensemble du personnel non posté habituellement soumis à l’astreinte, dans les filières viabilité et atelier mécanique, ainsi qu’à l’encadrement viabilité et atelier mécanique du site concerné (district, point d’appui, centre d’entretien, …).
 
Le responsable hiérarchique peut décider de faire appel ou non au personnel en ARTT ou en congés.
Ce choix s’opère au moment du déclenchement de l’astreinte généralisée ou pendant l’astreinte généralisée.
 
Le ou les salariés en ARTT, ou en congés, le jour du déclenchement de l’astreinte généralisée ou le lendemain, peuvent refuser ou accepter d’être intégrés à l’astreinte généralisée.
En cas d’acceptation, son ou ses jour(s) ARTT ou son ou ses jour(s) de congés sera(ont) annulé(s) et récupéré(s) en intégralité, quelle que soit l’heure de mise en astreinte généralisée, ou quel que soit le jour de déclenchement.
En cas de refus, le ou les salariés concernés intègreront l’astreinte généralisée lors de la reprise du travail, si cette dernière n’a pas été levée.
 
Le responsable hiérarchique peut aussi décider de faire appel ou non à d’autres personnels non postés du site concerné (district, point d’appui, centre d’entretien, …).
Ce choix s’opère au moment du déclenchement de l’astreinte généralisée ou pendant l’astreinte généralisée.
Le ou les salariés concernés peuvent refuser ou accepter d’être intégrés à l’astreinte généralisée.
En cas d’acceptation, ils seront rémunérés conformément au présent avenant.
 
 
Article 5 – Rémunération
 
Article 5-1- Personnel non cadre
 
Article 5-1-1- Heures de disponibilité non travaillées
 
- Les heures de disponibilité non travaillées pendant les heures ouvrables sont rémunérées à 100% par le maintien du salaire de base.
- Les heures de disponibilité non travaillées en dehors des heures ouvrables sont rémunérées à 30% ou 45%.
 
L’heure ouvrable correspond aux horaires initialement prévus dans le TSA.
 
Article 5-1-2- Heures d’interventions
 
- Toutes les heures d’interventions effectuées pendant les heures ouvrables sont majorées de120%
- Toutes les heures d’interventions effectuées en dehors des heures ouvrables sont payées à 220% ou 230%, sans déduction des heures prévues au TSA et non effectuées avant, pendant ou à l’issue de l’astreinte généralisée.
 
 
 
 
Article 5-2-Personnel cadre sur horaires
 
Du fait de l’existence pour ce personnel de 2 textes de référence, les conventions 37 et 45, le système suivant est appliqué :
Chaque service RH dans les établissements calculera pour une période complète d’astreinte généralisée les montants individuels obtenus en application de chaque convention et fera bénéficier le cadre concerné du calcul le plus favorable.
 
 
Article 6 - Date d’effet
 
Le présent avenant prend effet rétroactivement à compter du 1er novembre 2004.
 
Article 7 - Dénonciation
 
Le présent avenant est conclu pour une durée indéterminée. Il pourra être dénoncé à tout moment par l’une ou l’autre des parties signataires, avec un préavis de trois mois, sur notification écrite par lettre recommandée avec accusé de réception.
 
Article 8 - Dépôt légal
 
Le présent avenant sera déposé auprès de la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle de Vaucluse et auprès du secrétariat-greffe du Conseil des Prud’hommes d’Avignon.
 
 
 
Document signé le 18 février 2005
 
 
THÈME XI
APPLICATION DE LA CONVENTION
 
 
- Article 60 : durée
- Article 61 : date d’effet
- Article 62 : adhésion
- Article 63 : dépôt
 
 
 
Article 60 : durée
La présente convention collective est conclue pour une durée indéterminée.
 
 
Article 61: date d’effet
La présente convention collective prend effet à compter du 1er juillet 2006.
 
 
Article 62: adhésion
Toute organisation syndicale représentative de salariés au sens du Code du travail ainsi que toute organisation syndicale ou groupement d’employeurs ou tout employeur pris individuellement, non-signataires de la présente convention pourront adhérer à la présente convention collective dans les conditions prévues par la législation en vigueur.
 
 
Article 63: dépôt
La présente convention collective sera déposée, à la diligence du Syndicat Professionnel d’employeurs, auprès des services centraux du ministre chargé du travail, ainsi qu’auprès du Secrétariat Greffe du Conseil de Prud’hommes de Paris, et ce, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
 
 
                                                                           Fait à Paris, le 27 juin 2006
 
Le Syndicat Professionnel d’employeurs :
 
M. Jean-Marc DENIZON
 

 
 
Les organisations syndicales de salariés :
 
CFDT
 
 
 
M. Floréal PINOS
 
CFTC
 
 
 
M. Jean-Philippe CATANZARO
CFE-CGC
 
 
 
M. Jacques THOUMAZEAU
 
CGT
 
 
 
M. Bernard JEAN
CGT-FO
 
 
 
M. Michel LE MEDO
 
CNSF
 
 
 
M. Clément BULMÉ
FAT/UNSA
 
 
 
M. Frédéric OSTUNI
 
 
 
 
 
 
 
 
ANNEXE 1 A LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DES SOCIETES CONCESSIONNAIRES OU EXPLOITANTES D’AUTOROUTES OU D’OUVRAGES ROUTIERS
 
Barèmes d’indemnisation des frais de déplacements, de nourriture et d’hébergement des membres des délégations syndicales participant à des commissions, groupes de travail et observatoires paritaires
 
 
INDEMNITES KILOMETRIQUES
 
 
- Moins de 4CV
- 4 et 5 CV
- 6 et 7 CV
- 8 CV et au-delà
 
 
0,266 €
0,307 €
0,384 €
0,443 €
 
 
 
 
 
 
 
 
INDEMNITES DE REPAS ET D'HÔTEL
 
Plafonds de remboursement
 
PARIS
PROVINCE
GROUPE
Hôtel et
petit déjeuner
Repas
Hôtel et
petit déjeuner
Repas
GROUPE 1 (cadres)
110,70 €
31,00 €
79,90 €
31,00 €
GROUPE 2 (non cadres)
83,90 €
28,80 €
61,20 €
21,90 €
Repas au wagon-restaurant sur justificatif dans la limite de :             28,10 €
repas au grill express sur justificatif dans la limite de :                        18,60 €
 
 
 
 
 
ANNEXE 2 A LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DES SOCIETES CONCESSIONNAIRES OU EXPLOITANTES D’AUTOROUTES OU D’OUVRAGES ROUTIERS
 
 

Définition des différents degrés d’exigence pour chacun des sous-critères de classifications des emplois.
 

 
 
 
 
 
SOUS-CRITERES DE LA COMPÉTENCE
 
 
1) CONNAISSANCE
 
A - ÉLÉMENTAIRE :Connaissance de modes opératoires n'exigeant qu'un apprentissage de très courte durée (quelques heures à quelques jours).
 
B - PROFESSIONNELLE ÉLÉMENTAIRE :Connaissance pratique de routines et séquences de travail standardisées et/ou utilisation d'équipements ou de machines simples.
 
C - PROFESSIONNELLE :Connaissance de techniques professionnelles de base, de processus de travail ou méthodes pouvant impliquer l'aptitude à utiliser un équipement spécialisé.
 
D - PROFESSIONNELLE SUPÉRIEURE :Maîtrise de l'application pratique des usages, techniques et théories relatifs au domaine professionnel.
 
E - TECHNIQUE OU SPÉCIALISÉE DE BASE :Connaissance suffisante d'un domaine technique ou spécialisé impliquant l'assimilation de pratiques et d'usages complexes, de concepts ou de théories et de principes scientifiques.
 
F - TECHNIQUE OU SPECIALISÉE CONFIRMÉE :Connaissance approfondie d'un domaine technique ou spécialisé combinant une large compréhension de pratiques et d'usages complexes, de concepts ou de théories et de principes scientifiques avec des expériences variées dans le domaine technique ou spécialisé.
 
G - EXPERTISE OU ADMINISTRATION SUPÉRIEURE :Maîtrise complète de concepts, principes et pratiques acquis après une formation et une expérience approfondie dans un domaine hautement spécialisé ou dans l'administration des affaires.
 
 
2) COMPÉTENCE EN MANAGEMENT
 
N - TACHES
Exécution de tâches simples et répétitives ne comprenant aucune activité de supervision et ne demandant la prise en compte des activités connexes que dans une mesure très limitée.
 
 
I - GESTION AUTONOME
Réalisation ou encadrement d'une ou plusieurs activités possédant un contenu et un objectif spécifiques, en interaction directe avec les clients, fournisseurs et/ou partenaires internes et externes.
 
II- INTERDÉPENDANCE
Intégration opérationnelle ou conceptuelle ou coordination d'activités interdépendantes, relativement homogènes par leur nature et leurs objectifs, en interaction avec les fonctions associées.
 
III - COHÉSION     
Intégration opérationnelle ou conceptuelle ou coordination d'activités hétérogènes par leur nature et leurs objectifs, dont il faut assurer la cohésion. L'action et/ou la réflexion concernent le long terme pour un important domaine de Direction.
 
IV - DIRECTION LARGE
 
 
3) RELATIONS HUMAINES
 
1 - INFORMATION : Efficacité et convivialité dans les échanges d'informations avec les autres.
 
2 - DEMONSTRATION : Il est important d'avoir la capacité de comprendre et de se faire comprendre, de faire progresser, d'associer et de guider autrui.
 
3 - CONVICTION : Il est essentiel de posséder (en tout ou partie) une excellente capacité à comprendre, influencer, développer, motiver et convaincre autrui.
 
 
 
SOUS-CRITERES DE L'INITIATIVE CRÉATRICE
 
 
1) CADRE DE RÉFLEXION
 
A - ROUTINE STRICTE : Règles et consignes simples et détaillées et/ou cadrage rigide.
 
B - ROUTINE NORMALE : Consignes normalisées et/ou cadrage étroit et permanent.
 
C - SEMI-ROUTINE : Méthodes et usages bien définis, partiellement diversifiés et/ou cadrage sur les points clefs de l'activité.
 
D - NORMALISÉ : Méthodes et normes fortement diversifiées, définies dans leurs grandes lignes et cadrage global.
 
E - CLAIREMENT DÉFINI :Politiques bien définies et objectifs spécifiques sous une autorité de direction.
 
F - LARGEMENT DÉFINI :Politiques et objectifs largement définis sous une direction générale.
 
G - DÉFINI TRÈS LARGEMENT : Politiques, principes et objectifs généraux sous une orientation d'ensemble.
 
 
2) EXIGENCE DES PROBLÈMES
 
1 - APPLICATION           
Situations identiques dont la solution demande un choix direct de choses apprises.
        
2 – ADAPTATION
Situations semblables dont la solution demande un choix judicieux de choses apprises.
 
3 – ANALYSE
Situations différentes dont la solution demande une identification, une recherche et une construction par application des connaissances acquises.
 
4 - PENSÉE ORIGINALE
Situations dont la compré­hension et la solution requièrent analyse et/ou pensée constructive et font fondamentalement appel à l'appréciation et au jugement.
 
5 - PENSÉE CRÉATRICE
Situations inexplorées deman­dant la création et le dévelop­pement de nouveaux con­cepts, constituant une avancée dans le monde scientifique ou des affaires.
 
 
 
SOUS-CRITERES DE LA FINALITÉ
 
1) LATITUDE D'ACTION       
 
A - PRESCRITE :L'action est guidée par :
-          des consignes directes et détaillées,
-          une possibilité de contrôle ou d'autocontrôle immédiat.
 
B - CONTRÔLÉE : L'action est guidée par :
-          des consignes et des routines de travail bien établies,
-          une possibilité de contrôle ou d'autocontrôle direct.
 
C - NORMALISÉE :L'action est guidée, en tout ou partie, par :
-          des pratiques et des procédures normalisées,
-          des consignes générales de travail,
-          une évaluation de l'avancement et des résultats,
 
D - RÉGLÉE GÉNÉRALEMENT : L'action est guidée, en tout ou partie, par :
-          des pratiques et des procédures couvertes par des usages ou une politique bien définie,
-          un pilotage de la mise en oeuvre par étapes et l'analyse des résultats a posteriori.
 
E - DIRIGÉE :L'action est guidée par :
-          des méthodes et des plans d'action souples relevant d'usages et de politiques fonctionnelles,
-          la réalisation d'une activité de gestion bien définie,
-          une évaluation globale de l'activité fondée sur l'atteinte des objectifs.
 
F - GUIDÉE :L'action est guidée par :
-          des politiques et des buts fonctionnels,
-          des objectifs généraux de direction.
 
G - ORIENTÉE : L'action n'est subordonnée qu'à une large orientation en matière de politique.
 
 
2) AMPLEUR DU CHAMP D’ACTION (*)
 
L’ampleur est une évaluation quantitative ou qualitative du champ d’activité sur lequel s’exerce l’action ; cette ampleur s’exprime en Millions d’euros et est réactualisée périodiquement.
 
DENOMINATION DE L’AMPLEUR
VALEURS 2005
N-NON SIGNIFICATIF  
moins de 0,05 M€
1- TRÈS FAIBLE
entre 0,05 et 0,49 M€
2- FAIBLE
entre 0,5 et 4,9 M€
3-MOYENNE
entre 5,0 et 49 M€
4-GRANDE
entre 50 et 499 M€
5- TRÈS GRANDE
supérieure à 500M€
 
 
3) IMPACT SUR LE CHAMP D'ACTION (*)
 
R - RELATIF : Responsabilité de prestation de services et/ou de mise à disposition d'informations.
 
C - CONTRIBUTIF : Services d'interprétation, de conseil ou d'assistance destinés à être directement utilisés par d'autres dans la conduite de leur action.
 
S - SOLIDAIRE : Participation avec d'autres (hormis ses subordonnés ou supérieurs), dans le cadre de l'unité ou en dehors d'elle, à la conduite ou la réalisation de l'action.
 
P - PRIMORDIAL : Maître de l'impact sur les résultats finaux.
 
 
 
(*) Ces deux critères s’apprécient conjointement
 
 
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