Contact SUD ASF

                                                                  

                                 CONTACTS SUD ASF 

Délégué Syndical Central :  Bonnes Henri  -  bonnes.henri@wanadoo.fr

SUD DRE Agen : DSR  Not  Patrick - patrick.not@free.fr 

SUD DRE  Narbonne : DSR   Gonzalez Vincent - gonzaleznadine2@gmail.com 

SUD DRE  Biarritz :  DSR  Darritchon  Nadine  - ndarritcho@modulonet.fr  

SUD DRE  Niort :  DSR  Mense  Jacky  - SUDASFNIORT@aol.com 

SUD DRE  Orange : Berjonneau Patrick -  sud.asf@orange.fr

SUD  DRE  Brive :  DSR  Gaziello Rodolphe  - sudasf.dreca@gmail.com 

 

AGENDA SOCIAL 2011

AGENDA SOCIAL 2011
 

 

 

Septembre 2011

21/09/2011 - Groupe de travail branche sur la pénibilité à Paris
22/09/2011 -
CCE à Vedène

 

 

Octobre 2011
05/10/2011 - Observatoire des métiers à Vedène
11/10/2011 - Négociation de branche sur la sécurité à Paris
18/10/2011 - Groupe de travail sur les filières Administratifs et Viabilité à Ambarès
18/10/2011 - Négociation Pénibilité-inaptitude-fin de carrière à Ambarès
19/10/2011 - Négociation CET à Ambarès
18/10/2011 - Négociation Intéressement à Ambarès
26/10/2011 -
Commission économique du CCE à Vedène

 

 

Novembre 2011
03/11/2011 - Groupe de travail sur les filières Administratifs et Viabilité à Ambarès
03/11/2011 - Négociation Pénibilité-inaptitude-fin de carrière à Ambarès
09/11/2011 - Observatoire des métiers à Toulouse
16/11/2011 - Observatoire prospective de branche sur les métiers et qualifications à Paris
17/11/2011 - Négociation Intéressement à Vedène
17/11/2011 - Négociation CET à Vedène
21/11/2011 -
Commission emploi formation à Vedène

 

 

Décembre 2011
08/12/2011 - Observatoire des métiers à Niort
08/12/2011 - Conseil d'administration ASF à Rueil
09/12/2011 - Comité de groupe à Rueil
12/12/2011 - Négociation Pénibilité-inaptitude-fin de carrière à Vedène
14/12/2011 - CCE à Vedène
15/12/2011 - Commission nouvelles technologies du CCE à Vedène
22/12/2011 - Négociation CET à Toulouse
22/12/2011 -
Négociation Intéressement à Toulouse

Téléchargement divers

  Télécharger le bulletin d’adhésion SUD ASF en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/24/63/21/BULLETIN-D-ADHESION-SUD-ASF.xls

Télécharger la convention collective en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/24/63/21/CONVENTION-COLLECTIVE.doc

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conseiller du salarié

LISTE DES CONSEILLERS DU SALARIE SOLIDAIRES EN MIDI PYRENEES

 

 

Agnès ANTOINE

20 rue Paul Lambert

31100 TOULOUSE

06.76.20.47.38

Solidaires Agent AFPA

 

Bertrand BOUCHE

Le cantou

31330 LARRA

05.62.14.56.53

Solidaires Employé informatique

 

Yves DESPAUX

9 rue Arnaud Bernard

31000 TOULOUSE

06.11.08.52.03

Solidaires Agent AFPA

 

Ghislaine LEDU

32 rue de Trente six ponts

31400 TOULOUSE

05.61.33.01.77

Solidaires Educatrice spécialisée

 

Gabriel SERRANO

La falguerie

81500 LUGAN

06.70.48.23.03

Solidaires Métallurgie

 

Laurence SRUH

Au village

32600 SEGOUFIELLE

05.62.07.04.04

Solidaires Technicienne secteur

Social

 

Guillaume THIBERGE

8 rue des Lavoirs Couffinal

31250 REVEL

06.89.33.45.35

Solidaires Employé informatique

 

 

Chiffres utiles

LE SMIC

Depuis le 1er juillet 2008:
8.71 € l’heure, soit 1321.02 € brut pour 151.67 heures mensuelles sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires.

Désormais, les différents SMIC issus de la loi sur les 35 heures ont disparu.

FONCTIONNAIRES


Minimum de traitement
dans la fonction publique depuis le 1er juillet 2008:

1 321,51 € mensuels brut

Valeur du point:
4,56€ brut par mois.

 

PLAFOND MENSUEL
DE LA SÉCURITÉ SOCIALE


Du 1er janvier au 31 décembre 2008
2773.00 €

CHÔMAGE

L’allocation doit s’élever à 26,66€ par jour au minimum, mais ne peut dépasser 75% du salaire journalier de référence (salaire des douze mois qui ont précédé la rupture du contrat de travail). Pour ceux qui relèvent de l’ancienne convention, un coefficient de dégressivité est appliqué à l’allocation de base, qui diminue donc avec le temps.

ASSURANCE-VIEILLESSE


Minimum vieillesse:
Au 1er janvier 2008:
7 537,29 € par an pour une personne
(628,11€ par mois).

Minimum contributif majoré:
Au 1er janvier 2008:
7 603,41 € par an pour une personne

 

ALLOCATIONS FAMILIALES


2 enfants: 120,32 €
3 enfants: 274,47 €
4 enfants: 428,61 €
Par enfant en plus: 154,15 €
Majoration pour âge des allocations:
33,84€ de 11 à 16 ans,
et 60,16 € après 16 ans.

MÉDECINE CONVENTIONNÉE

(tarifs secteur 1)

Au cabinet du médecin omnipraticien:
22,00 €
Au cabinet du médecin spécialiste:
25,00 €

% DES COTISATIONS SOCIALES QUE VOUS PAYEZ SUR SALAIRE BRUT

 

CSG: 7,5% depuis le 1er janvier 1998 (au lieu de 3,4%) sur 97% du salaire.

CRDS:
0,5% depuis le 1er février 1996 sur 97% du salaire (1).

SÉCURITÉ SOCIALE

Assurance-maladie:

0.75 %

Assurance-vieillesse:

6.65 %

Assurance-veuvage:

0.10 %


ASSURANCE-CHÔMAGE

Cotisation ASSEDIC

 

Tranche A et B

2.40 %

 

Cotisation AGFF

 

Tranche A (2)

0,80%

Tranche B (3)

0,90%


APEC (4)

Tranche B

0,024%

RETRAITES COMPLÉMENTAIRES

ARRCO
(Taux minima obligatoires)

Non-cadres tranches A et B
et cadres tranche A:

3.00 %

AGIRC

Cadres tranches B et C:

7,70%

1) Contribution au remboursement de la dette sociale.
2) Tranche A: dans la limite du plafond de la Sécu.
3) Tranche B: entre 1 et 4 fois le plafond de la Sécu.
4) Association pour l’emploi des cadres.

Les augmentations de salaire continueront de stagner en 2012

Malgré la situation économique morose, plus d’une entreprise sur deux n’a pas diminué le budget dédié aux augmentations annuelles pour l'année 2012. C'est ce que révèle l’enquête Deloitte Total Rewards & Benefits 2012 réalisée auprès d'une centaine d'entreprises (dont 40% employant plus de 10 000 salariés) publiée mi-avril à l'occasion des négociations annuelles salariales.

Dans le détail, 55% des entreprises interrogées déclarent ne pas avoir réduit leur budget d'augmentations salariales pour 2012. Elles ont même, en moyenne, légèrement gonflé l'enveloppe allouée puisque les augmentations médianes (générales et individuelles) prévues sont de 2,7% pour les non cadres et de 2,8% pour les cadres. Mais cette hausse n'excède que de trés peu les prévisions annuelles d'inflation, qui devrait osciller entre 1,5% et 2% en 2012 selon les sources.

Incompréhension des salariés

Reste que si les budgets d'augmentation des rémunérations restent orientés à la hausse, celle-ci est inférieure aux tendances observées avant la crise. A l'époque, les directions des ressources humaines pratiquaient généralement des augmentations variant de 3,3 % à 3,5% par an. Aujourd’hui, les directions préfèrent être prudentes malgré des résultats qui s'améliorent.  Elles bloquent donc les augmentations de salaire sous la barre des 3% en attendant que l'horizon économique se dégage.

C’est par exemple le cas chez Renault, où les augmentations ne dépasseront pas cette année 3%, malgré des objectifs atteints et...une hausse des salaires des hauts dirigeants. Cette situation a d’ailleurs provoqué la colère et la mobilisation des salariés, qui estiment avoir « joué le jeu » durant la crise et mérité des augmentations de salaire plus conséquente.

Si ces chiffres sont malgré tout meilleurs que ce qui avait été prévu par les entreprises à l'été 2011, ils ne suffisent pas à annoncer une amélioration globale de l'emploi en France. La baisse du recours à l’emploi temporaire, ou même aux nouvelles embauches, ont en effet aussi joué un rôle de variables d’ajustement pour contenir le coût du travail tout en maintenant les salaires. Sans oublier que 45% des entreprises ont  baissé leurs budgets d’augmentation pour 2012...

Retour en force des augmentations individuelles

Autre conséquence des modérations salariales, les augmentations de salaire individuelles sont de plus en plus à la mode chez les DRH au détriment des augmentations générales, réservées aux non cadres. Ainsi, plus de 7 entreprises sur 10 ont cette année uniquement eu recours aux augmentations individuelles pour leurs cadres. Avec une idée en toile de fond: ajuster la rémunération aux efforts de chacun.

 Ce système permet de motiver les salariés en promettant un "bonus" aux plus performants, mais offre aussi aux directions la possibilité de se dédouaner lorsque les résultats sont moins bons : même si le climat des affaires en est plus responsable que le travail effectué, le salarié verra quand même sa rémunération variable baisser.

Pour diminuer indirectement le budget alloué aux salaires tout en se préservant de la grogne des cadres, les entreprises tendent également à fixer des objectifs plus difficilement atteignables. Un tiers des entreprises interrogées ont modifié leur système de rémunération variable au cours des douze derniers mois...dans le sens d'un durcissement des critères d'attribution. Et un quart admet avoir baissé le budget réservé aux rémunérations variables…

Vinci : Antoine Zacharias définitivement condamné à 375 KE d'amende

Le 16/05/2012 à 14h35

(Boursier.com) -- L'AFP annonce cet après-midi que la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de l'ex-PDG de Vinci, Antoine Zacharias.

Sa condamnation à 375.000 euros d'amende est donc définitive.

Elle fait référence aux conditions dans lesquelles il avait obtenu ses avantages financiers avant son départ du groupe.

Le 19 mai 2011, la cour d'appel de Versailles l'avait relaxé des faits d'abus de biens sociaux mais l'avait jugé coupable d'"abus de pouvoir" pour avoir procédé à l'éviction en mai 2004 de trois membres du comité de rémunération qui s'opposaient alors au déplafonnement de son salaire.

Narbonne : les salariés des ASF manifestent

Par Isabelle Bris

 

Narbonne (Aude) - manifestation des employés des ASF - 3 mai 2012

F.Guibal

Les employés des Autoroutes du Sud de la France appelés par les syndicats à débrayer toute la journée.

Les grévistes ont manifesté jeudi matin devant le siège des ASF à Narbonne, dans l'Aude. Ils demandent de meilleures conditions de travail et une hausse de salaire décente.

Selon la direction des Autoroutes du Sud de le France, 5% des employés auraient cessé le travail.

Créé en 1957, le réseau ASF (Autoroutes du Sud de la France, dont l'A9) est le 1er réseau autoroutier à péage en France : un tiers du réseau autoroutier français concédé. Sur son site internet, le groupe affirme employer 7 873 salariés en CDI et recevoir plus de 2 millions de clients par jour.

 

Selon la CGT, qui dénonce la dégradation des conditions de travail au sein de l'entreprise depuis sa privatisation, il y a quatre ans et son rachat par Vinci, "la direction générale ASF et sa DRH imposent des augmentations salariales 2012 en dessous même de l'inflation réelle connue en 2011, qui au bas mot est de 2,5%, sachant que l'avenir immédiat nous réserve encore une dégradation du pouvoir d'achats pour laquelle nul ne peut dire à l'avance quelle en sera l'ampleur, si des urnes, ressort la continuité ou l'alternative habituelle."

Le syndicat refuse de se contenter de "quelques 1 à 2,05% d'augmentation générale et individuelles incluses pour avoir participé à dégager des bénéfices 2011 faramineux, pour le groupe VINCI de 1,9 milliard d'euros, dont 820 millions d'euros générés par les entreprises de VINCI Autoroutes (ASF, ESCOTA et Cofiroute)."

ASF : les réquisitions ne passent pas

Les 34 salariés des Autoroutes du Sud de la France poursuivent leur mouvement de grève et réfutent les réquisitions .

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Face à face entre grévistes et Direction, sous l'arbitrage des huissiers hier (photo Jean-Daniel Chopin)

 

La situation semble bloquée entre la direction des Autoroutes du Sud de la France (ASF, groupe Vinci) et les 34 employés de l'équipe viabilité-patrouille d'Anglet, en grève depuis le 10 mai (lire « Sud Ouest » du 17 mai).

Cette équipe est chargée d'assurer la signalisation du chantier de goudronnage qui doit permettre le passage à trois voies de l'A 63 le 15 juin. Ces travaux, qui ont lieu de nuit, ne peuvent plus être exécutés et le chantier prend du retard.

Hier midi, la direction avait prévu de réquisitionner quatre salariés dans le cadre du « service minimum de sécurité ». Les salariés, appuyés par la CGT et la CFDT, ont fait valoir que, selon la convention d'entreprise en vigueur aux ASF, cette réquisition était illégale. Le tout s'est déroulé sous les yeux de deux huissiers, l'un mandaté par la direction, l'autre par les syndicats.

« Le dialogue n'est pas rompu. Nous rencontrerons à nouveau les partenaires vendredi matin » a fait savoir hier, le directeur régional d'exploitation Jean-Luc Pau, pour qui, ASF a toute latitude pour réquisitionner lorsqu'il est question de sécurité.

Efforts non récompensés

Parmi les griefs des grévistes, leur propre sécurité est invoquée. Le matériel vétuste ne convient plus pour protéger ceux qui travaillent dans des conditions périlleuses : l'équipe intervient sur la chaussée, au plus près du trafic routier. Depuis le début du grand chantier d'élargissement de l'autoroute, il y a trois ans, les grévistes disent avoir accepté des modifications d'horaires pour lequel ils n'ont jamais été récompensés. Les effectifs n'ont pas été revus, malgré une charge de travail plus importante, et aucune gratification financière n'est intervenue. Ils demandent une prime de 3 000 euros. « La direction a proposé 500 euros nets, ce qui fait 13,88 euros par mois. On nous dit que c'est impossible, mais le président de Vinci Autoroute, Pierre Coppey, vient de s'accorder 17 % d'augmentation cette année. »

Ils n’ont plus de pain ? Qu’ils mangent de la brioche…

 

 

Les salarié-e-s de la DRE Centre-Auvergne ont reçu leur augmentation annuelle : le pdg Coppey nous a jeté ses 1,5% de miettes.

 

Une fois de plus, nous allons perdre du pouvoir d’achat alors que nous faisons partie d’une entreprise dont le chiffre d’affaires ne cesse d’augmenter !

 

Pour l’ami Pierrot, les salarié-e-s, qu’il doit sans doute assimiler à la Plèbe, sont des parasites qui l’empêchent, lui et les actionnaires, de s’engraisser davantage. «Ah, ces gueux qui travaillent et en plus qui osent réclamer un salaire décent ! Béni était le temps de l’esclavage…».

 

 

Pour nous, agents ASF, la perte du pouvoir d’achat sera de 2% si l’on prend en compte le taux d’inflation de l’alimentation qui est de 3,5% sur les douze derniers mois (source : INSEE). Cela est énorme en cette période de crise d’autant plus que la santé de l’entreprise n’a jamais été aussi fleurissante.

 

Pour nous, SUD ASF Brive, l’augmentation aurait dû être, à minima, de 7,1%, ce qui correspond à la hausse du chiffre d’affaires d’ASF. (Source : rapport financier 2011 ASF).

 


 

 Quid novi sub sole ?

 

Au district de Coutras, le magasinier est parti à la retraite et n’a pas été remplacé. Pour le moment, c’est le personnel administratif et un conducteur qui font le travail.

Cela nous rappelle la volonté de réorganisation de la DRE Centre-Auvergne en 3 districts :

- un district sur l’A89 Est

- un district sur l’A89 Ouest

- un district sur l’A20

Cette nouvelle répartition avait failli se mettre en place au moment du départ du directeur Schawb, mais certaines personnes n’avaient pas dû y trouver leur compte…

Si cette nouvelle organisation venait à voir le jour, cela voudrait dire qu’il y aurait sans doute des suppressions de postes.

SUD ASF Brive sera vigilant quant à d’éventuels reclassements. 

 

tract Brive309

Présidentielles : en aucun cas, la loi sur la représentativité

syndicale n’évoluera.

 

Que ce soit l’instigateur de la loi, Nicolas Sarkozy, ou son concurrent, François Hollande, qui

sorte vainqueur au second tour, les syndicats partisans de l'hégémonie sociale n’ont aucun

souci à se faire. Paradoxalement, les candidats présidents se font un point d’honneur à

s’opposer sur tous les sujets sauf un : la loi sur la représentativité d’août 2008. Elle serait

globalement positive… et pour cause.

 

Nicolas Sarkozy a largement profité, sous sa présidence, des contreparties offertes par les 2

grandes confédérations en amont et en aval de la promulgation du texte. Les grèves sur la

défense des régimes spéciaux de retraite ont été étouffées, les actions menées, dans un

second temps, « contre » la réforme du régime général de retraite ont été délibérément

montées de manière à ce que le mouvement s’essouffle, malgré une mobilisation sans

précédent. Les dégâts collatéraux de cette loi ont même dépassé les plus grands espoirs de

son instigateur : aux yeux des salariés, c’est l’ensemble du syndicalisme français qui est

discrédité, la France s’est durablement démobilisée. Un rêve pour les inconditionnels des

réformes anti-sociales...

 

François Hollande n’aurait rien à gagner à bouleverser l'ordre établi. L’une des deux

confédérations s’est clairement exprimée en sa faveur, l’autre a prouvé, à travers le

syndicalisme opportuniste qu’elle pratique à merveille, ses facultés à retourner sa veste

toujours du bon côté. Et les deux n’auront sans doute pas oublié s’être fait brûler les doigts à

quelques reprises en jouant avec le feu. C’est ainsi que la loi du 20 août 2008 censée dans un

premier temps redynamiser les rapports sociaux s’est finalement intitulée « rénovation de la

démocratie sociale et réforme du temps de travail ». Un coup bas que n’avaient pas vu venir

les complices de Sarko. La loi a permis aux entreprises de déroger aux accords de branches

pour dépasser le contingent d’heures supplémentaires. Une manière discrète de saborder

les 35 heures et de remettre en cause la prépondérance des négociations de branches…

 

Ceux qui n’ont pas apprécié s’en souviennent. Sarko a droit aujourd'hui au retour de

manivelle. Preuve que les coups bas entre ex-partenaires ne sont pas à sens unique.

Comment et pourquoi François changerait-il une règle du jeu qui favorise ceux qui le

soutiennent plus ou moins ouvertement ? Par souci du pluralisme, de la liberté d’expression

syndicale, du refus de l’hégémonie ? Des concepts ou des valeurs qui ne représentent rien,

aux yeux d’un candidat, face aux voix que lui apportent ses soutiens. Et de plus, les

adhérents de certains syndicats massacrés par la loi de Sarko figureront sans doute encore

parmi les premiers à voter pour lui ! Changer les règles d'un jeu qui favorisent ses

partenaires reviendrait, pour un candidat à la présidentielle, à se tirer une balle dans le

pied... ou à faire preuve d'un angélisme qui n'a pas de place à ce niveau.

 

Les expressions des deux candidats sur la représentativité syndicale :

 

Nicolas Sarkozy

La loi du 20 août 2008 est une véritable avancée pour la démocratie sociale. En

modernisant les critères de la représentativité syndicale, elle permet de renforcer la

légitimité des organisations syndicales. Désormais, ce sont les salariés et eux seuls à travers les élections qui déterminent qui peut négocier en leur nom et quels accords peuvent s’appliquer.

 

François Hollande

Renforcer le rôle normatif des partenaires sociaux suppose, bien entendu, des acteurs du côté syndical comme du côté patronal, dont la représentativité soit clairement définie et périodiquement vérifiée, et des accords majoritaires. Basée sur ce point sur la position commune du 9 avril 2008 entre le MEDEF, la CGPME, le CGT et la CFDT, la loi du 20 août 2008 fait, de mon point de vue, un pas dans la bonne direction...

 

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